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Salon de la rando 2016

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Comme chaque année, les amis des chemins de pèlerinage se retrouvent au salon des randonnées Destinations nature, qui se tient du jeudi 17 au dimanche 20 mars à Paris (Porte de Versailles). La dernière édition avait rassemblé 71 000 visiteurs.

Le stand « Chemins d’étoiles » sera consacré aux chemins de pèlerinage : chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, du Mont-Saint-Michel, de Chartres, de saint Martin, du Tro Breiz, de Saint-Gilles, d’Assise, de Rome, etc.

Sur les pas de Charles Péguy

Le vendredi 18 mars à 15 h, une conférence intitulée « A pied et à vélo vers Chartres, sur le Chemin Charles Péguy » sera donnée par Pierre-Yves Le Priol, auteur du livre En route vers Chartres, dans les pas de Charles Péguy (Le Passeur Editeur, collection « Chemins d’étoiles », mars 2016), et François Haye, concepteur du Chemin Charles Péguy. Cette conférence sera suivie d’une séance de dédicaces et d’un verre de l’amitié sur le stand « Chemins d’étoiles ».

D’autres séances de dédicaces sont également prévues (Olivier Lemire, Céline Anaya Gautier, Marie-Edith Laval, Gérard du Camino, Christian Sambin, Fabienne Sauvageot, Gaële de La Brosse), et un large choix de livres sera proposé.

 

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Compostelle : buen Camino, Père Ihidoy, saint hospitalier !

Le Père Sébastien Ihidoy interviewé par Marianne Rigaux dans "Les pionniers de Compostelle".

Le Père Sébastien Ihidoy interviewé par Marianne Rigaux dans « Les pionniers de Compostelle ». Crédit : Marianne Rigaux pour Pèlerin.

Le père Sébastien Ihidoy a accompli son Grand Passage vendredi 5 février 2016. Il a marqué des générations de pèlerins de Saint-Jacques qu’il a accueilli dans son presbytère de Navarrenx (Pyrénées-Atlantique). Il a rejoint le champ des étoiles et continue d’accompagner tout homme, toute femme en quête de vérité.

Je me souviens de ce colloque sur l’hospitalité sur les chemins de Saint-Jacques au Puy-en-Velay auquel j’avais participé en 2011. J’animais une table-ronde à laquelle le Père Sébastien Ihidoy avait été convié.

Il était arrivé en retard, le souffle court, le visage marqué. Puis, quand est venu son tour de parler, ses traits se sont détendus, sa respiration est redevenue ample, ses gestes fluides, son visage s’est éclairé. Debout, face au public, il s’adressait aux participants l’oeil brillant, le sourire au lèvre. Il ne s’arrêtait plus de parler. Pour tenir l’horaire, j’ai dû trouver une façon de lui permettre de terminer son intervention. Il s’accrochait presque au micro. Il voulait encore et encore parler de ce chemin qui a changé sa vie, qui éclairait sa vocation de prêtre de l’intérieur — Lui qui n’avait jamais parcouru le chemin jusqu’à St-Jacques.  L’hospitalité l’animait, au sens fort du terme.

A la fin de la table-ronde, il nous a expliqué que son frère venait de mourir mais qu’il avait tenu à tout prix à venir nous parler. Il avait voyagé d’une traite. Il tenait à l’hospitalité, et l’hospitalité le tenait.

Sur sa page Facebook, le père Emmanuel Gobilliard, recteur de la cathédrale du Puy-en-Velay écrit : « C’est une très grande figure du chemin de saint Jacques qui nous quitte, un exemple d’hospitalité. Son accent chaleureux, sa présence et sa charité surtout nous manqueront. J’espère qu’il suscitera de belles vocations ! Nous prierons pour lui dans la cathédrale du Puy. Que le Seigneur lui accorde la récompense promise aux fidèles serviteurs ! »

« Le phare des pèlerins s’est éteint… Le père Sébastien Ihidoy nous a quittés. Plus personne ne se réconfortera à sa voix rocailleuse, à la chaleur de ses mains, à la joie de son regard, à la bienveillance de son âme. Un grand personnage, ô combien discret, mais tant aimé de milliers de gens, s’en est allé. Puisse-t-il avoir trouvé enfin Celui qu’il aura servi toute sa vie à la fois dans sa vie pastorale et dans son merveilleux accueil de ses frères humains à Navarrenx sur le chemin de Compostelle. « Plus on est humain, disait-il, plus on est spirituel. Et plus on est spirituel, plus on est humain. » Ultréia ! », complète Laurence Lacour, qui a croisé la route du Père Ihidoy et dont elle témoigne dans son livre Jendia, Jendé – Tout homme est homme : Sur le chemin de Compostelle (Bayard)

La journaliste Marianne Rigaux l’avait eu il y a quelques semaines à l’occasion du décès de Louis Janin, une autre figure de Compostelle. Il était en pleine forme. C’est elle qui a recueilli son témoignage publié dans L’hospitalité sur les chemins de Compostelle (Passeur éditeur).

« Le père Ihidoy  vous sondait au fond des yeux de son regard bienveillant pour sentir votre âme et vous serrait longuement les mains pour transmettre la sienne, confie-t-elle. Je me souviens de la chaleur de sa voix. J’ai eu la chance de vivre une semaine auprès de lui à Cambo-les-Bains, en 2015, pour écrire ses mémoires. D’emblée, il m’a fait une grande confiance, livrant ses souvenirs et ses pensées sans retenue. Il était très enthousiaste de témoigner dans ce livre. Je retiens sa sagesse qui dépasse les opinions religieuses, sa générosité avec chacun, son humilité. Il m’a appris à considérer la moindre histoire, la moindre personne. J’ai appris de lui que tout le monde a de bonnes choses en soi et qu’il faut juste prendre le temps de les voir. »

Je laisse le mot de la fin à l’amie Gaële de La Brosse, écrivain des chemins, éditrice au Passeur éditeur, cofondatrice de l’association Chemins d’étoiles. Sur la route, par monts et par mots depuis des années. Sur sa page Facebook, elle écrit : « Cher père Sébastien Ihidoy, nous serons une longue cohorte de pèlerins à vous accompagner par la pensée et la prière, ce mardi 9 février, à 14 h 30, à l’heure où, rejoignant la terre basque qui vous a vu naître, vous poursuivrez votre ascension sur ce Chemin d’étoiles que vous n’avez jamais quitté. Que saint Jacques vous accueille lui-même là-haut, et qu’il vous ouvre grand la porte que vous n’avez jamais fermée à personne ! »

La prière de l’hospitalier, rédigée par le Père Ihidoy

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Le chemin de saint Ignace veut se connecter à Paris et à Rome

Manrèse : au premier plan, le pont surplombant le Cardoner qu'avait franchi saint Ignace en entrant dans la ville. Les pèlerins d'aujourd'hui l'emprunte toujours.

Manrèse : au premier plan, le pont surplombant le Cardoner qu’avait franchi saint Ignace en entrant dans la ville. Les pèlerins d’aujourd’hui l’emprunte toujours.

Sensation étrange que d’arriver en avion puis en voiture à Manresa, une ville située à une heure de route au nord de Barcelone, car c’est la destination vers laquelle je marche depuis deux ans, à raison d’une semaine par an. Je suis à mi parcours du chemin de saint Ignace de Loyola, long de 650 km, et emprunté en 1522 par le fondateur de l’ordre des jésuites après sa conversion. Il relie sa ville natale, Azpeitia (pays basque) à Manresa (Catalogne) où il a vécu le sommet de son expérience spirituelle et a rédigé ses fameux ses Exercices spirituels.

J’ai tressailli en apercevant la rivière du Cardoner sur la rive duquel Ignaci (Ignace en catalan) a vécu l’une de ses plus intenses expériences spirituelles ; en passant la main sur la pierre rugueuse de la grotte (La Cova) où il venait s’immerger dans prière, en suivant les ruelles où ce pèlerin loqueteux a sans doute été accueilli … Je crois que je serai heureux de revoir ces lieux la poussière de la route dans mes cheveux et les jambes fourbues par le chemin parcouru.

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Sylvain Tesson, écrivain : « A force de patience, on vient à bout des immensités »

« Gravir une montagne, c’est toujours se retrouver à mi-chemin, sur le plan géographique mais aussi intérieur », souligne l’écrivain voyageur Sylvain Tesson.

Philippe Tesson par Yves Tennevin (CC)

Rencontre de Gaële de La Brosse avec Sylvain Tesson, écrivain, journaliste, géographe et voyageur, qui a effectué de nombreuses marches en altitude, notamment en traversant l’Himalaya du Bhoutan au Tadjikistan ; auteur d’une vingtaine de livres dont le Petit Traité sur l’immensité du monde (Éditions des Équateurs, 2005).

Au cours de l’étape de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux, le pèlerin atteint le point culminant de son pèlerinage. Qu’éprouve le marcheur, quand il arrive au sommet d’une montagne ?

Sylvain Tesson : Le sommet est certes le « point culminant » d’un voyage. Mais c’est un milieu hostile, et j’insisterais plutôt sur le fait que lorsque le pérégrin y parvient, il ne doit pas s’y éterniser. Comme tous les instants privilégiés, cet épisode doit être bref.

Gravir une montagne, c’est un aller-retour. Quand on arrive en haut, la moitié seulement du chemin est accompli. Dans le cas de Roncevaux s’y ajoutent deux autres dimensions. Tout d’abord, c’est un col, et les cols sont des charnières formidables, à la fois du point de vue géographique et symbolique : on clôt un chapitre, on en ouvre un autre.

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Florence Bacchetta, psychologue : « Compostelle est un chemin de transformation »

Psychologue, Florence Bacchetta a marché sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1982. Un chemin extérieur qui symbolise tout un cheminement, plus intérieur celui-là.

Il y a tout juste trente ans, Florence Bacchetta arrivait à Saint-Jacques-de-Compostelle. A l’époque, il n’y avait pas de balisage, le tracé était aléatoire, les hébergements rares…
De cette expérience, elle a tiré un récit témoignage : En marche vers Compostelle. Un chemin de transformation (éditions du Tricorne/Cerf, 1986).

Licenciée en lettres médiévales et diplômée de l’Institut C. G. Jung de Zürich (Suisse), Florence Bacchetta exerce aujourd’hui le métier de psychothérapeute à Genève.
► Son. Florence Bacchetta parle de son expérience du Camino (interview réalisée via Skype)

NB Cette interview a été réalisée dans le cadre des e-pèlerinage de pelerin.com

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Emmanu’ailes se renouvelle sur le chemin de Compostelle

Fin juillet, Emmanuelle s'élance pour 29 jours de marche, de rencontres... © Emmanu'Ailes

Fin juillet, Emmanuelle s’élance pour 29 jours de marche, de rencontres… © Emmanu’Ailes

Elle s’appelle Emmanuelle. Elle a 35 ans et vit dans le Tarn-et-Garonne. Débordante d’énergie, cette mère de deux enfants a créé son entreprise de communication. L’été 2014, son mari et elle se sont séparés. En mars 2015, elle chute de son cheval, Aswana, une frisonne de 6 ans. Blessée au genou, elle est immobilisée. Elle a été opérée mi septembre et récupère peu à peu…

Suite à des rencontres et à une quête personnelle, elle décide malgré cette blessure de se lancer sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle à cheval. Elle devra finalement abandonner cette première idée et partir à pied. Les enfants sont chez leur père pour un mois, voici l’occasion rêvée de s’élancer. En 29 jours, du 25 juillet au 20 août, elle parcourt 350 km de Montalzat (Tarn-et-Garonne), lieu de pâturage de sa jument, à St-Alban-sur-Limagnol (Lozère).

Elle tient son journal de bord sur sa page Facebook intitulée « Le chemin d’Emmanu’ailes » (billets #30 à #58). Elle consigne ses pensées, ses rencontres, photos à l’appui. Les commentaires sont nombreux. Un lien se tisse entre celle qui marche et ceux qui la suivent par l’entremise de l’écran.

Emmanuelle réussit à communiquer dans ses billets ce qu’elle vit concrètement et ce que ça fait résonner en elle. On la suit dans son périple géographique et intérieur. Il est d’ailleurs là son chemin : entrer en soi-même pour mieux se tourner vers les autres et vers le monde.

Voici ce qu’elle confiait avant son départ : « Voilà plus de 10 ans que je m’interroge sur le Sens de la vie, en général, et de la mienne. La grande question de ma mission sur cette Terre. La séparation m’amène de nouvelles réflexions. Je m’interroge sur ma façon d’être heureuse, je me remets au centre du système après m’être tant oubliée… Ma sur-activité professionnelle me grignotte, je finis par ne plus me respecter, par « m’auto-détruire ». Mon besoin viscéral d’amener quelque chose au Monde, de créer le bien autour de moi… ne se réalise plus au travers de mes activités professionnelles. Plus totalement. Peut-être plus de la manière dont je l’exerçais jusqu’aujourd’hui. Je me sens quitter un peu d’altruisme, sans aucun doute révélateur d’un besoin de reconnaissance fort. Ne serait-il pas temps que je m’aime moi-même ? » (billet du 17 mai 2015).

Après avoir goûté au Camino, difficile de ne pas avoir envie d’y retourner. Le 1er novembre, Emmanuelle annonce qu’elle repart, mais dans des conditions moins confortables cette fois-ci.  « Je repars le 18 décembre pour 15 jours, mes enfants passant les vacances de fin d’année chez leur père. Je vais passer Noël, fêter mes 36 printemps et dire « bienvenue » à 2016 loin de ma famille et de mes amis, mais avec mon sac à dos, mes chaussures de rando et ma peluche Lakmé.  Pour sûr, cette nouvelle aventure sera différente de l’édition estivale. D’abord parce que la période hivernale me garantit de ne pas croiser grand monde sur le GR65, et de me faire vivre des conditions plus drastiques. Je ne suis pas frileuse, mais je n’ai aucune expérience de la marche dans le froid, ni le matériel pour.. Il me restera à valider que mon genou me permette de porter les mini 15Kg prévisionnels, donc que le mode bivouac soit possible. Et je ne sais pas encore quel trajet je ferai… Peut-être l’Espagne… »

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Père Fournier : « Saint Michel nous rappelle que la foi est toujours un choix »

Photo © Stéphane Compoint pour Pèlerin

Aujourd’hui, on fête les saints archanges : Gabriel, Michel et Raphaël. Le père André Fournier, recteur du sanctuaire du Mont-Saint-Michel depuis 1996, a expliqué à Gaële de La Brosse le rôle que saint Michel peut jouer dans nos vies. Une pensée pour les pèlerins de Saint-Michel qui traversent en ce jour la baie pour atteindre la Merveille.

Le père Fournier a été moine de l’abbaye du Mont-Saint-Michel de 1976 à 2001. Il est recteur du sanctuaire du Mont-Saint-Michel depuis 1996 et curé du canton de Pontorson depuis 2009.

Pèlerin : l’archange saint Michel, dans sa représentation traditionnelle, nous donne l’image d’un guerrier. Quel est le message de ce combat ?

Père Fournier :  Saint Michel est un personnage biblique, nommé dans l’Ancien Testament (livre de Daniel, chapitre 10 et 12) et dans le Nouveau Testament (Épître de Jude, verset 9 et Apocalypse, chapitre 12).

Son nom signifie : « Qui est comme Dieu. » Michel est pur esprit, il n’a pas de corps ! Mais son rôle particulier dans l’Apocalypse, dernier livre de la Bible, lui donne sa figure de guerrier. « Il y eut alors un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le dragon. Ils furent les moins forts et perdirent leur place dans le ciel ».

En fait, Michel et ses anges s’interposent entre la femme qui vient d’accoucher de l’enfant mâle et le dragon qui veut les dévorer.

La tradition a toujours interprété cet épisode comme le combat du Mal (le dragon et ses troupes) contre le Bien (l’enfant mâle et sa mère : Jésus et Marie, le Christ et l’Église).
Le pèlerin en marche vers le Mont-Saint-Michel vient demander l’aide de l’Archange, au fond de cette baie tourmentée par les éléments. Il sait que le combat continue. Atteindre le rocher, c’est participer à la victoire de la beauté sur la laideur, de la vérité sur le mensonge, de la vie sur la mort. En marchant, le pèlerin purifie peu à peu son regard sur lui-même

Saint Michel est aussi parfois figuré avec une balance, pesant les âmes. Comment peut-on interpréter cette représentation ?

La plus ancienne représentation de saint Michel le montre en effet tenant une balance à la main et pesant les âmes des défunts. C’est l’image d’une justice divine qui rappelle que nous sommes responsables de nos actes et aussi des pensées qui les génèrent.

La foi est toujours un choix, celui du bien, de la vie (cf. Dt 30, 19). En marchant, le pèlerin purifie peu à peu son regard sur lui-même et, dans la reconnaissance de ses péchés, allège son âme qui, arrivée aux portes du paradis, n’aura rien à craindre de la balance de saint Michel.

Les miracles de l’Archange à travers l’histoire nous révèlent aussi son visage protecteur. N’est-ce pas cette facette du saint que le pèlerin préférera invoquer ?
La signification du nom de Michel (« Qui est comme Dieu ») peut prendre plusieurs sens, selon qu’on le fait suivre d’un point d’exclamation et d’interrogation. La tradition y a toujours vu comme une menace : qui ose se prendre pour Dieu ! Mais ce peut être aussi un appel à la conversion, à devenir semblable à Dieu, lent à la colère, plein d’amour et de miséricorde. Le pèlerin marche vers la maison de l’Archange rempli d’espérance et de confiance dans l’intercession de celui qui aide les pauvres, les égarés, les pécheurs.

► Sur pelerin.com : les chemins du Mont-Saint-Michel et le Mont-Saint-Michel vu du ciel.

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« En marchant vers le Mont Saint-Michel, je me suis retrouvé moi-même »

Vers le mont Saint-Michel © Laurent Quivogne

Vers le mont Saint-Michel © Laurent Quivogne

« En 2010, parti chercher la sérénité dans la solitude d’un pèlerinage à pied vers le mont Saint-Michel, j’ai trouvé la joie et l’enthousiasme du chemin », confie Laurent Quivogne sur son blog. Il en a tiré un livre Le voyage au Mont (Éditions particulières, 2010).

Ce coach  prépare un autre ouvrage sur ses pérégrinations en pays cathare avec son épouse. J’avais interviewé Laurent Quivogne par Skype dans le cadre des e-pèlerinages de pelerin.com.

« Ce qui est certain aujourd’hui, écrit-il, c’est qu’il me suffit de fermer les yeux pour repartir dans les grandes forêts de l’Orne, pour sentir sous mes pieds le contact spongieux de la boue des chemins, sur mon visage le vent frais de l’hiver, pour ressentir la joie de suivre les marques blanches et rouges, la joie d’être en route. »

Une marche est organisée vers le mont Saint-Michel du 24 au 29 septembre, avec une traversée de la baie. Renseignement et inscription auprès de l’association des chemins du mont Saint-Michel.

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Marie-Edith Laval raconte l’après Shikoku

Marie-Edith Laval au Salon du Livre de Montmorillon (juin 2015)

Marie-Edith Laval au Salon du Livre de Montmorillon (juin 2015)

Depuis la sortie de son livre en mai 2015 Comme une feuille de thé à Shikoku  sur son pèlerinage à Shikoku, Marie-Edith Laval est sur la route pour des conférences et des dédicaces. J’ai réussi à l’attraper au vol pour lui poser quelques questions sur son expérience de l’hospitalité au Japon, ses rencontres avec ses lecteurs, ses projets.

Pétrie de  zen dont elle pratique quotidiennement la méditation, Marie-Edith rayonne de cette douce et joyeuse lumière intérieure, recueillie au fil de son itinéraire qui l’a menée, en 88 temples, du chemin de l’Eveil à celui du Nirvana !

En bonus,  écoutez Marie-Edith se remémorer un souvenir de prière à Shikoku sur fond de son fameux tchac-gling (son bâton dont elle parle dans son livre.) Elle récite le sutra coeur, qui est psalmodié par chaque pèlerin à son arrivée dans un temple. Autres sons précieux : ceux recueillis par Marie-Edith elle-même lors de son pèlerinage : récitation de sutra et de mantra dans les temples, chants traditionnels… On y est !

 

Marie-Edith Laval avec Tomoyuki à Shikoku (août 2013).

Marie-Edith Laval avec Tomoyuki à Shikoku (août 2013).

Le blog des marcheurs : L’accueil des Japonais t’a fait te sentir une « VIP » : Very Important Pilgrim, raccontes-tu. Pourquoi ? 

Marie-Edith Laval : J’ai été touchée par les rencontres, les hôtes sur le chemin et leur accueil si chaleureux, la tradition émouvante des osettai. Cette tradition est une pratique ancienne du pèlerinage de Shikoku, un principe d’accueil envers le pèlerin et même un devoir religieux d’assistance fraternelle, consistant en des offrandes faites à celui qui est considéré comme un intermédiaire entre les hommes et le Bouddha.

Quelle générosité envers l’hôte de passage ! J’ai vraiment eu l’impression d’être reliée à tous les êtres, tel un maillon d’une chaîne immense.

Auparavant, comme pèlerine, je n’avais jamais été regardée ou accueillie ainsi.
Cette considération et cette prévenance envers le pèlerin ne sont pas réservées seulement aux étrangers. Mais il est vrai que je cumulais un certain nombre d’éléments oeuvrant en ma faveur. Non seulement Européenne, mais en plus Française et qui plus est Parisienne !

De la France, la plupart des Japonais ne connaissent que Paris et le Mont-Saint-Michel. Paris reste pour eux la ville-lumière par excellence. La simple évocation de mon lieu de vie suffisait à donner aux yeux de mes interlocuteurs un éclat aussi brillant que celui des vitrines des bijoutiers de la place Vendôme.

Et en plus jeune femme à la peau blanche, aux cheveux clairs, aux yeux bleus, alors là… cerise sur le gâteau !

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Pierre-Yves Albrecht : « L’homme qui chemine prend contact avec le silence »

Pierre-Yves AlbrechtPierre-Yves Albrecht, philosophe et thérapeute, est le fondateur des foyers suisses Rives du Rhône, des foyers qui accueillent des personnes toxicomanes pour leur proposer un parcours initiatique qui passe, notamment, par la marche dans le désert ou en montagne. Il a développé cette même démarche initiatique pour tous dans le cadre de l’académie Aurore. Il est l’auteur, entre autres, de 40 jours dans le désert (Saint-Augustin, 2000) et de Le Courage de se vaincre (Les Éditions du Relié, 2002). Gaële de La Brosse l’avait interviewé dans le cadre des e-pèlerinages de pelerin.com.

Comment définiriez-vous le silence qui accompagne le pèlerin pendant sa marche ?

Pierre-Yves Albrecht :  Ce silence, c’est l’état de celui qui, dans l’action de la marche, fait l’expérience de l’impassibilité de l’être intérieur. Dans cette qualité de la « pauvre marche » – c’est ainsi que j’appelle l’humble pèlerinage –, l’homme qui chemine prend contact avec ce silence, point de jonction entre l’être et le devenir, où coexistent l’éternel et l’éphémère.

C’est une sensation qui procure au pèlerin une ineffable saveur, une plénitude et une joie sans bornes, et qui le pousse à avancer sur cet itinéraire qu’il voudrait voir sans fin.

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Des clous pour le chemin de Saint-Jacques à Paris

L’association Compostelle 2000, soutenue par l’hebdomadaire Pèlerin,  est sur le point de voir aboutir l’un de ses projets les plus chers : le balisage au sol des rues de Paris avec 350 clous en bronze frappés d’une coquille. L’itinéraire, emprunté par les pèlerins venus du nord de l’Europe,  suit le tracé de la voie de Tours et mesure 10,5 km. Pour devenir réalité, il faut encore que cette initiative, qui entre dans le cadre de“Redécouvrir Paris sur les traces de…”, soit adoptée par un vote du budget participatif de la Ville de Paris. Le vote, ouvert à tous, se tient via internet du 10 au 20 septembre.

On reste à Paris, avec un beau diaporama sonore de Marianne Rigaux pour pelerin.com sur la visite de l’intérieur de la tour Saint-Jacques, habituellement fermée au public. Elle est le point de ralliement des pèlerins qui partent de Paris ou y passent en venant du nord de l’Europe. L’article présente une photo cliquable avec de nombreuses infos complémentaires. A lire aussi : d’autres articles sur le Paris jacquaire.

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La Croix fait découvrir 7 chemins de pèlerinage

 

LaCroix-cheminsPelLe quotidien La Croix a dédié sa série d’été aux chemins de pèlerinage. Un travail fouillé qui permet de découvrir ces grands itinéraires sous l’angle géographique, patrimonial, spirituel, à travers des reportages, des témoignages et des renseignements pratiques.

Interrogés par le quotidien, les évêques des diocèses traversés par ses routes parfois millénaires ont pris la mesure de la dimension spirituelle de ces chemins. Voici quelques extraits signifiants.

 

  • Le chemin vers Chartres de Charles Péguy

« Reprenons comme [les pèlerins du Moyen-âge],  le rythme du pas lent, suggère l’évêque, retrouvons le souffle vital de notre respiration. L’homme croit et prie aussi avec les pieds ! […] Le labyrinthe est à l’image de nos vies de pèlerins ici-bas. Elles ne sont jamais aussi droites que nous les voudrions mais, tout au bout, quelqu’un nous attend bel et bien »
Mgr Pansard, évêque de Chartres.

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Hospitalité vers Compostelle : Louis Janin et le Père Sébastien Ihidoy témoignent

Sur le chemin de Compostelle, deux hospitaliers ont marqué des générations de pèlerins. Louis Janin était hospitalier en Espagne. On le surnommait El Mago (le magicien) pour ses talents de soigneur. L’autre grande figure est un prêtre basque à la poignée de main ferme, à l’accent rocailleux et au regard tendre : le père Sébastien Ihidoy, ancien curé de Navarrenx.

La journaliste Marianne Rigaux a recueilli leur témoignage dans un livre qui fourmille d’anecdotes et de sagesses du chemin dans le livre paru chez le Passeur éditeur : L’hospitalité sur les chemins de Compostelle, de Louis Janin et du père Sébastien Ihidoy.

En annexe, le lecteur apprend à distinguer toutes les nuances du vocabulaire de l’hospitalité et trouvent adresses et conseils pratiques pour devenir lui-même hospitalier sur le chemin de Compostelle.

► Ecoutez ma chronique sur ce livre

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Le programme du 1er forum des chemins de pèlerinage

Santiago et « Gran Zapato » (« grandes chaussures en espgnol »). Santiago s’est attaché à un homme de l’âge de son grand-père maternel, qu’il ne connaît pas. « Nous avons symboliquement reconstruit notre famille », explique Céline. © Céline Anaya-Gautier

Nous en parlions depuis plusieurs années avec Gaële de La Brosse, en charge de la rubrique Chemins de pèlerinage à Pèlerin. Nous rêvions de vivre un moment de rencontres, de témoignages, d’hospitalité à la croisée des chemins de pèlerinage. Quelque chose de simple, de fourmillant comme à l’albergue, le soir à l’étape.

Et puis comme cela se passe souvent sur les chemins, c’est une rencontre qui a rendu les choses possibles.  Il y a un an, une soixantaine de personnes avaient répondu à l’invitation de Constance Lanxade, l’une des animatrices du Forum 104 pour parler du chemin de Compostelle. Gaële était présente et devant l’enthousiasme des participants, l’idée a germé d’organiser ce forum qui s’attache à déployer le sens du cheminement… Et nous y voilà !

Le premier forum des chemins de pèlerinage se déroulera le samedi 20 juin (avec une activité le vendredi et le dimanche). Il se déroulera au Forum 104 à Paris.

Au programme (lire ci-dessous) : projection de films, visite guidée, table-ronde où des pèlerins témoignent, stands pour découvrir plein d’initiatives autour des chemins, temps de méditation et de prière…  utre originalité de la journée — activités pour les enfants, menée par deux pèlerines et un pèlerin de 8 ans dont j’ai souvent parlé ici, Santiago le bien nommé.

> Le compte rendu du 1er forum des chemins de pèlerinage 2015  sur pelerin.com

La page Facebook du Forum des chemins de pèlerinage.

On connait déjà la date du prochain forum : les 4 et 5 juin 2016.

 

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Jean-Pierre Musialowski récolte et partage les photos de Compostelle

Jean-Pierre Musialowski, les photos du Camino

Jean-Pierre Musialowski sur le Camino del Norte vers Compostelle

 

Il recueille et partage les photos du chemin de Compostelle sur son site Les photos du Camino (à ce jour 849 photos de 343 contributeurs). Jean-Pierre Musialowski, 62 ans, père de deux enfants, enseignant spécialisé à la retraite depuis 5 ans, est un sacré marcheur : il a parcouru 16 000 km à pied à partir de la Picardie où il vit.

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Des places gratuites pour le salon de la rando de Paris

Places gratuites pour le salon de la randoDu jeudi 19 au dimanche 22 mars se tiendra à Paris (Porte de Versailles) la 31e édition du Salon des nouvelles randonnées « Destinations nature », visité par 63000 visiteurs l’an dernier. Cette année, ce salon se tiendra aux même dates et dans le même lieu que le Mondial du Tourisme, sur quatre jours au lieu des trois jours habituels.

Nombreux sont les stands qui peuvent intéresser les pèlerins : matériel et équipement de randonnée, nutrition et pharmacie du sport, cartes, livres et magazines, guides et topoguides, etc.

Comme chaque année, le stand « Chemins d’étoiles » sera consacré aux chemins de pèlerinage : chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, du Mont-Saint-Michel, de Chartres, de Saint-Martin-de-Tours, du Tro Breiz, de Saint-Gilles, d’Assise, de Rome, etc. Au programme : information aux visiteurs par des membres des associations ; vente et dédicaces de livres ; présentation du Blog des marcheurs.

Le samedi 21 mars à 17 h, Céline Anaya Gautier et son fils Santiago (8 ans) raconteront leur pèlerinage à Compostelle durant l’été 2014 : 1200 km emplis de surprises, d’humour et d’émotions. Cette conférence sera suivie d’un verre de l’amitié sur le stand « Chemins d’étoiles ».

Du 19 au 22 mars – 10 h – 19 h (fermeture à 18 h le dimanche)
Porte de Versailles – Parc des Expositions (pavillon 4)
Renseignements : www.randonnee-nature.com

Gaële de La Brosse.

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2015 : une année nouvelle pour lâcher prise !

Camino del Norte, près de Colunga. © Gilles Donada

Cher(e)s ami(e)s,

Ce billet pour vous souhaiter un très joyeux Noël, à vous, à vos familles, à vos proches — c’est-à-dire tous ceux qui, sur votre chemin, se sont approchés de vous et dont vous vous êtes approché.

Je vous souhaite une heureuse année 2015 que je voudrais placer sous le signe du lâcher prise. Voici une citation apparue sur mon mur Facebook que je vous partage car je la trouve éclairante et qu’elle correspond à ce quoi j’aspire à titre personnel.

« Le lâcher prise, ce n’est pas ne rien faire. Au contraire, c’est agir — et continuer à agir — de façon volontaire et dynamique, sans s’inquiéter du résultat ; s’occuper de l’avenir sans s’en préoccuper. 

Lâcher prise, c’est renoncer à prouver quoi que ce soit. C’est accepter que l’autre est différent de moi, et que moi, je suis moi, simplement moi, et non celui que j’avais rêvé d’être. 

Lâcher prise, c’est renoncer à faire procès de la vie qui ne nous donne pas ce que nous en attendions. 

A partit du moment où l’on lâche prise, où l’on ne désir plus être heureux à tout prix, on découvre que le bonheur, c’est cette capacité d’ouvrir largement ses mains plutôt que de les laisser agrippées à ce que nous imaginions nous être indispensable. »

 

 

 

 

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Edouard Cortès livre son « esprit du chemin »

« L’esprit du chemin » appartient à la catégorie des « beaux livres ». Il n’y a qu’à soupeser l’ouvrage imposant, contempler les émouvantes photos qui se déploient sur les doubles pages brillantes, lire les notices qui complètent les peintures, cartes et gravures…

La vraie beauté de ce livre réside ailleurs. Un sable invisible s’écoule de ces pages. Chaque grain porte le témoignage de ces 10 000 km parcourus par Edouard Cortès, seul vers Compostelle en 2009, en couple, avec Mathilde, pour leur voyage de noces en « pèlerins mendiants » vers Jérusalem en 2007-2008 ; en famille vers Rome, avec âne, carriole et enfants en 2012.

L’histoire de ces trois grands pèlerinages est accueillie, incarnée, méditée, partagée par ce marcheur d’aujourd’hui qui livre cette confidence en forme de sagesse : « Le chemin le plus long sur cette terre est celui qui sépare ma tête de mon cœur »

L’esprit du chemin, Edouard Cortès, 192 pages, éd. Arthaud. 35 €

Mon avis sur le livre dans ma chronique du 8 décembre En marche sur RCF

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Marie-Claire d’Aligny, celle qui marche dans la couleur

Marie-Claire d'Aligny

Marie-Claire d’Aligny, en 2009, à Kutch, district du Gujarat, à l’extrémité ouest de l’Inde

— Et vous, que faites-vous ?
— Je marche dans le rouge !

C’est par ces mots énigmatiques et poétiques que j’ai fait la connaissance de Marie-Claire d’Aligny, ma voisine de table au cours du repas annuel des voyageurs réunis par l’association Chemins d’étoiles. Un réseau animé par l’éditrice Gaële de La Brosse et l’écrivain Sylvain Tesson.

Il y a quelques jours, j’ai gravi la volée de marches conduisant à son « perchoir », un studio en plein centre de Paris, donnant sur des toits lustrés par la pluie — « comme si l’encre tombait du ciel », relève-t-elle.

Marie-Claire d’Aligny revenait d’un séjour de trois semaines dans le Gers (à Lectoure, étape vers Compostelle) où elle avait extrait, un à un, à la main, les stigmates rouges des pistils de safran. Rouge toujours.

Pour elle, le rouge est beaucoup plus qu’une couleur. En 2012, Marie-Claire a marché des « ocres du Roussillon » jusqu’aux fresques de Fra Angelico à Florence. Deux mois de marche et de bivouac en solitaire.

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Un beau livre : « Compostelle, le livre des merveilles »

Un livre de 160 pages, aux éditions Ouest-France

Compostelle, le livre des merveilles (29,90 €), qui vient d’être publié aux éditions Ouest-France par l’écrivain Patrick Huchet et le photographe Yvon Boëlle, est une encyclopédie vivante du chemin de Compostelle.

Richement illustré, il rassemble des aspects souvent séparés : l’histoire, le patrimoine, la vie quotidienne du pèlerin sur la route, les témoignages.

Un livre qui comblera ceux qui rêvent de partir sur le chemin comme ceux qui y sont déjà partis, et qui retrouve le goût de la route.

Ecoutez mon avis sur Compostelle, le livre du merveille dans ma chronique diffusée le 3 novembre sur RCF.

— Feuilleter quelques pages du livre

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Ultreïa, un somptueux livre-magazine initiatique

N°1 Automne 2014

Tout voyageur, avant d’avoir effectué le moindre pas, a d’abord été, au commencement, un voyageur immobile. C’est à lui que semble s’adresser en priorité le nouveau livre magazine Ultréia, qui vient nourrir ses sens, ses désirs et ses rêves.

Des récits, des photos, des images ancrent nos pieds dans ces terres lointaines et nous révèlent un ailleurs, finalement très proche car il nous interroge et nous ramène à nous-même en faisant vibrer des cordes jusque-là inconnues.

Une fois en marche, notre regard peut s’élargir à des horizons plus larges (spiritualité, philosophie, anthropologie) et aussi plus intérieurs : descendre dans nos profondeurs en méditant sur la sagesse de la vie, qui est un chemin initiatique.

Comme le dit Novalis, dont la citation est placée en exergue de ce numéro 1 : « C’est vers l’intérieur que va le chemin mystérieux ».

Ultréia, trimestriel de 220 pages. Disponible en libraire et chez les marchands de journaux. Prix : 19,90 € . Site : http://revue-ultreia.com

> Ecoutez ma chronique RCF  du 13.10.2014 sur Ultréia

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Werner Van Zuylen a marché 4240 km de Moscou à Compostelle

« Dans une vie éphémère, assume tes responsabilités mais vis tes rêves ». C’est l’exergue qu’a placé le belge Werner Van Zuylen en tête de son livre témoigne sur son incroyable périple de Moscou à Compostelle. Il a parcouru 4 240 km pied et traversé 7 pays pour relier des pays qui étaient auparavant séparés par un rideau de fer et de haine.

> Ecoutez ma chronique sur RCF pour en savoir plus sur son itinéraire.

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Le chemin Urbain V, un nouveau GR spirituel en Lozère

Le GR 670 a été homologué en juillet par la fédération française de randonnée pédestre. Il porte le nom du pape Urbain V, natif de Lozère au XIVe siècle.

Long de 325 km, il débute à de Nasbinals dans l’Aubrac à et s’achève à Avignon, en suivant les pas de Guillaume de Grimoard, né à Grizac (entre Florac et le Pont de Montvert) devenu Urbain V en 1362. Il meurt en 1370.

« D’abord moine bénédictin, il devint abbé de Saint-Germain-d’Auxerre, puis de Saint-Victor de Marseille, explique le site Nominis. Élu pape en 1362, il fut l’un des sept papes résidant en Avignon. En 1367, il rétablit à Rome le Siège Apostolique, mais les luttes des factions romaines le forcèrent à revenir en Avignon trois ans plus tard, malgré les protestations de sainte Brigitte. Trois mois après, au moment de sa mort, il se fit porter dans une modeste maison, ouverte à tous, pour témoigner qu’un pape pouvait aussi mourir en bon chrétien. »

Les étapes du chemin suivent des lieux marquants de sa vie :

  • Le Monastier est la ville où Guillaume de Grimoard a été nommé prêtre en 1334. Les randonneurs y découvrent l’église, le monastère et les maisons fortifiées.
  • Mende : il a fait édifier dans la capitale lozérienne la cathédrale Notre-Dame. Depuis 1874, une statue  le représente sur la place Urbain-V.
  • Quézac : il y a fait édifier la collégiale en 1365 et il a été à l’origine de la construction du pont qui a  été terminé en 1450 afin que les pèlerins puissent aller voir la vierge noire de Quézac.
  • Bédouès : il y a fait construire une collégiale afin d’accueillir le tombeau de ses parents en 1363.
  • Grizac : lieu de naissance de Guillaume de Grimoard en 1310. A voir : le château, le moulin…
  • Saint-Germain-de-Calberte : Urbain V a fondé dans la ville le premier studium (ancêtre du  séminaire).
  • Uzès : il y devient vicaire général.
  • Avignon : il est élu pape et meurt dans cette ville en 1370.

Itinéraire du chemin Urbain V

L’itinéraire croise les chemins de Compostelle, Stevenson, Saint-Gilles.

En attendant la sortie du topoguide à la fin de l’automne 2014, l’itinéraire est disponible sous Google Maps.

Contacts
chemin.urbain.v@gmail.com
www.pape-urbain-v.org (autre site également disponible : gr-urbain-v.fr)

Voir le reportage de France 3 Languedoc Roussillon.

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Serge Boureille : marcher vers Compostelle pour « refuser la douleur » de la maladie

Serge Boureille est arrivé à Compostelle

Serge Boureille est arrivé à Compostelle

Serge Boureille est atteint d’une inflammation chronique des articulations (spondylarthrite ankylosante). Pourtant, cela ne l’a pas empêché de se lancer sur le chemin de Compostelle, de Saint-Jean-Pied-de-Port à Santiago, au rythme de 25 à 30 km par jour.

« Je suis parti faire le chemin de Compostelle. Nous savons que ce n’est pas vraiment une promenade habituelle. Je ne vous cacherai pas que ce n’est pas facile tous les jours, atteint d’une maladie qui nous gêne dans notre quotidien. Autant avoir mal pour une bonne raison, car il faut en avoir une pour faire le chemin…

C’est pour nous-mêmes, pour nous prouver que l’on peut le faire. Une paire de bonnes chaussures, un très bon mental et quelques médicaments, et c’est parti. Nous prouver que notre volonté est la plus forte, ne pas se laisser posséder par quelque chose que nous refusons : la douleur de notre corps et celle de notre esprit. Ce n’est pas une fatalité de souffrir.

J’y suis arrivé, après 27 jours. Je suis fier de moi et j’ai une pensée pour tous, vous et moi, liés par cette douleur qui restera là, ne plus y penser, et vivre de bons moments.

Le chemin nous révèle notre force, notre courage et bien d’autres choses ; sur le chemin, on se doit d’avancer, pour nous, il n’y a rien à gagner ou plutôt si, la Lumière au bout du chemin. Pour chacun ce sera différent mais au bout c’est la Victoire, celle que personne ne peut comprendre à part vous … Courage et force mentale sont les ingrédients du chemin. Buen camino! »

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Santiago, 7 ans, part à Compostelle pour devenir « un petit homme »

Leandro, Céline Anaya Gautier, Santiago © Céline Anaya Gautier

A la demande de son fils, Santiago, 7 ans, la photographe Céline Anaya Gautier part à la fin du mois sur le chemin de St-Jacques de Compostelle  afin de l’aider à un « petit homme ».

Cette fougueuse photographe franco-péruvienne de 38 ans, qui a notamment travaillé sur les femmes de la rue (Coeur de femmes) et les coupeurs de canne à sucre haïtiens en République dominicaine (« Esclaves au Paradis »), est habitée par l’idée de transmission et de rituels de passage.

Son projet a évidemment une dimension photographique. Céline se démène pour trouver sponsors (elle a déjà le soutien du magasin Décathlon de Villiers-en-Bière, Seine-et-Marne) et financements (lire ci-dessous) pour partir. Leur marche initiatique de 1000 km débute le 27 juin pour arriver à Saint-Jacques le 31 juillet.

Ma chronique RCF du 2 juin 2014 sur ce voyage initatique de Santiago et de Céline

Blog des marcheurs : Comment un enfant de 7 ans peut-il avoir l’idée de partir sur le chemin de Santiago  ?
Céline Anaya Gautier :  J’ai parcouru trois fois le chemin, seule et d’une traite  : une fois en 2010 en partant de Paris ; deux fois en partant de Saint-Jean-Pied de Port (en 2004 et 2008). J’ai également effectué plusieurs reportages photos sur le Camino. Quand il était plus petit, Santiago disait : « Maman part marcher sur mon chemin ».

 

Je lui ai toujours dit que lorsqu’il atteindra 6-7 ans, il faudra qu’il réfléchisse à accomplir une épreuve pour devenir un « petit homme », un rituel dans l’esprit de ceux que pratiquent les indiens. Le principe, lui avais-je expliqué, c’est de se surpasser sur le plan physique et des émotions. Après réflexion, Santiago est revenu me voir en me disant qu’il voulait marcher sur son chemin. Je lui ai proposé de parcourir l’étape du franchissement des Pyrénées, mais il a insisté pour faire tout le chemin jusqu’à Saint-Jacques.

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Sur RCF, écoutez Gaële de La Brosse parler des chemins

C’est un tandem radiophonique que nous formons, quand l’un part (c’est mon cas, jusqu’à la fin du mois), l’autre lui succède au micro. Chaque lundi de mai, à 9h16, sur RCF vous aurez le plaisir d’entendre Gaële de La Brosse nous parler chemins, pèlerinages, itinérance. Je vous retrouve, quant à moi, début juin sur les ondes. En attendant… Bonne route !

Depuis que, en 1986, Gaële de La Brosse a arpenté les sentiers qui mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle, elle n’a plus quitté les chemins de pèlerinage. Elle a ainsi marché vers Rome, Assise, Fatima, le Mont-Saint-Michel, Vézelay, et a bouclé le Tro Breiz. Elle a publié plusieurs ouvrages sur ces sujets et est responsable, au Pèlerin, de la rubrique « Chemins de pèlerinage ».

Vous pouvez écouter ses chroniques en direct le lundi à 9h16 ou en podcast sur RCF à la demande

Ecouter ses précédentes chroniques
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Juliette Lacoste soutient les premiers pas des pèlerins vers Compostelle

Juliette Lacoste dans l'Aubrac, août 2013, entre Le Rouget et Aumont.

Juliette Lacoste dans l’Aubrac, août 2013, entre Le Rouget et Aumont.

Elle habite Linselles, dans le nord de la France, Juliette Lacoste a décidé de poursuivre, sous une autre forme, son métier d’enseignante : elle a apprend à ceux qui veulent se lancer sur le chemin de Compostelle à trouver la confiance et la sérénité  en les accompagnant sur les premiers kilomètres. Elle a fondé l’association Les premiers pas, qui a aidé 150 personnes à faire les leurs. Elle associe cet accompagnement à des exercices de Qi Gong quotidiens.

Juliette a pris elle-même la route en 2006 avec des amies pour une première séquence de trois jours. « Nous nous sommes connues en stage de développement personnel, se souvient-elle, et lors d’une soirée entre nous, j’ai lancé cette idée. Je pense que faire le chemin de Saint-Jacques est en lien avec le développement personnel. Et donc elles ont répondu avec un oui spontané ! Je me suis proposée pour l’organisation et 2 mois plus tard nous nous retrouvions sur le chemin ! »

Elle s’est arrêtée à Logroño, 200 km après la frontière. « Avec 4 enfants, dit-elle, je ne peux m’absenter plus de 10 jours par an pour ma convenance personnelle. L’année dernière avec l’activité des « premiers Pas » je n’ai pas pu partir mais en novembre 2014, j’espère pouvoir partir 10 jours pour continuer mon propre chemin. »

► Ecoutez ma chronique du  14 avril 2014 : Les premiers pas : quel est le profil des marcheurs qu’elle accompagne ? Que leur enseigne-t-elle ? Poursuivent-ils le chemin après ?

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Compostelle : Elise Comarteau blogue sur les pèlerins qui font halte à Logroño

Installée à Logroño, dans la Rioja, Elise Comarteau dresse le portrait des pèlerins qui marchent sur le camino francés. Elle les rencontre à l’albergue et publie leur témoignage dans son blog pelerinsdelogrono.wordpress.com.

► Ma chronique RCF du 22 avril sur ce que je pense du blog « Pèlerins de Logroño »

Elise Comarteau - http://pelerinsdelogrono.wordpress.com Blog des marcheurs : Pourquoi vous êtes vous intéressée aux pèlerins de Compostelle ?
Elise Comarteau : Parce que je les croise tous les jours : le chemin passe sur la route du trajet que je fais deux fois par jours, cinq jours par semaine pour emmener mon fils à l’école. Ensuite, parce qu’à chaque fois que je les croise, je me demande ce qu’ils font là. Et enfin, parce que je suis très attachée au chemin et à Saint Jacques de Compostelle.

J’ai eu cette idée de blog, le 1er janvier dernier au matin. Je visitais un village étape à coté de Logroño à 10h parce que mes enfants s’étaient réveillés tôt et que je ne savais plus quoi leur faire faire. C’était désert. Pas un chat. Soudain, j’ai vu un couple de pèlerins allemands d’une vingtaine d’années qui entrait dans une église, et je me suis demandée ce que des jeunes faisaient là, un lendemain de réveillon, à marcher dans le froid au lieu de cuver au fond de leur lit…

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Mirabelle : une vache sur le chemin de Compostelle

Fabienne Sauvageot et Mirabelle au salon de la rando (Paris)

Fabienne Sauvageot et Mirabelle au salon de la rando (Paris)

Mirabelle est une vache d’Aubrac qui voit passer toute la journée les pèlerins de Compostelle au bord de son pré et qui rêve de les accompagner… « Mirabelle, c’est un peu moi, explique Fabienne Sauvageot. Lorsque j’ai annoncé à ma famille et à mes proches que je voulais partir sur le chemin de Compostelle, tout le monde m’a prise pour une folle. Quand j’étais plus jeune, je faisais des randonnées avec mes parents mais je n’étais pas une voyageuse. »

Pendant deux ans, la franc-comtoise prépare son voyage en se plongeant dans les récits et légendes du Camino. Puis elle se lance sur le chemin au départ du Puy-en-Velay. C’était en 1998. « Mon père pensait que j’allais revenir au bout de deux jours… » C’est en traversant l’Aubrac qu’elle croise le regard des vaches…

Le personnage de la vache Mirabelle naît sous ses crayons mais restera une quinzaine d’années au fond d’un tiroir.  C’est l’été dernier qu’elle rencontre la créatrice de la maison d’édition Le Lyrion qui l’incite à lui montrer ses projets personnels. Elle est séduite par le personnage de Mirabelle, qui depuis, connaît un succès croissant : les enfants s’émeuvent de son sort, les écoliers la dessinent avec ses copines, des spécialistes attestent la conformité du prénom Mirabelle pour l’espèce des vaches Aubrac…

Grâce à Mirabelle, la graphiste reste ainsi sur le chemin de Compostelle. « Depuis la parution de Mirabelle, je suis sur un petit nuage, dit-elle. Les enfants l’ont tout de suite apprivoisée ».

Elle prépare déjà un deuxième opus, disponible d’ici la fin 2014, où nous suivrons l’itinéraire de l’Aubrac jusqu’à Santiago, et dont les anecdotes seront inspirées des péripéties vécues par Fabienne. En attendant, jetez un coup d’oeil sur le carnet de route, dessiné sous forme de livre pop up (livre papier avec des animations en relief) que Fabienne a réalisé au retour du Camino !

> Ecoutez la chronique de ma rencontre avec Fabienne Sauvageot au salon de la randonnée

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Salon de la rando Paris 2014

F67, c’est la référence du stand Chemins d’Etoiles, animé par Gaële de La Brosse, qui s’installe au salon des nouvelles randonnées à Paris, porte de Versailles, du vendredi 28 au dimanche 30 mars 2014. Je serai moi-même sur place samedi 29 mars de 14h à 19h.

Le stand Chemins d’Etoiles, c’est l’ambiance des grands chemins transporté à Paris : autour des livres, DVD, revues, topo guides, on croise des pèlerins, des marcheurs au long cours, des hospitaliers, des curieux, qui se mêlent, discutent, échangent info pratiques, conseils et souvenirs de marche. On se croirait le soir au gîte d’étape sur le chemin de Compostelle.

Si vous rêvez de prendre la route ou bien si vous voulez simplement humer l’air du chemin, venez discuter avec les représentants des associations actives sur le chemin de Compostelle, de Saint-Michel, de Saint-Martin, du Tro Breiz, d’Assise, de Rome.

Ne manquez pas vendredi 28 mars, de 15h15 à 16h15, le projection – dédicace d’Olivier Lemire, qui a parcouru le chemin de saint François, de Vézelay à Assise. Il dédicacera jusqu’à 18h son nouveau livre « Chemin d’Assise, l’aventure intérieure » (éditions Bayard).

D’autres rencontres dédicaces sont prévues, consultez le programme complet sur le site Chemins d’Etoiles.

> Téléchargez votre entrée gratuite pour le salon des nouvelles randonnées

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Le slow pèlerinage, c’est tendance !

© S. Massart/ F. Archimbaud

Jadis, les pèlerins de Compostelle revenaient à pied, faute d’autres moyens de transport. Aujourd’hui, alors que bus, voiture, avion, train s’offrent aux pèlerins, certains choisissent de revenir à pied… ou en bateau.

La mode du « slow » (slow food, slow fashion) qui prône la lenteur, le ralentissement, la décélération gagne aussi la marche et le pèlerinage, qui sont déjà des slow démarches.

Le retour qui prend son temps permet de s’accorder des sas de décompression, comme lorsqu’on remonte à la surface après une plongée en eau profonde. Alors que l’aller est aimanté par un but, une destination, un sens précis, le retour nous met face à un sens à trouver en nous-même.

Ce qui, dans un premier temps,  peut être déroutant. «Le Chemin est une grande chose mais le retour en est une autre, témoigne Claude de Savoie. Reprendre un autre chemin, le grand chemin, celui de tous les jours, cela devient trop dur. »

« En découvrant que le chemin physique est le symbole d’un chemin intérieur. A son retour, le pèlerin doit se remettre en route, redonner de la vitalité à cette intériorité », m’explique le Frère Benoît Billot, qui anime des sessions « Le chemin après le chemin« , avec l’association Compostelle 2000

Gaële de La Brosse a approfondi ce thème à travers un témoignage et une réflexion personnelle sur le sens du chemin après le chemin. « On dit parfois : « Jamais je n’y arriverai ». Comme sur le chemin, on a des doutes, on est tenté de faire marche arrière. Mais en même temps que ces tribulations, il y a toujours un événement qui survient pour nous permettre de poursuivre notre route. […] Toujours l’étoile du Chemin nous guide dans notre quête et éclaire notre route.« 

L’arrivée du chemin dévoile un nouveau chemin, c’est ce dont témoignent les pèlerins, interviewés par Gaële de La Brosse pour l’hebdo Pèlerin(« Compostelle : le pèlerinage en mode aller-retour« ),  et dont je parle dans ma chronique RCF (5 mn) du lundi 17 février 2014.

Ainsi, Sylvie Massart et Florence Archimbaud, après avoir effectué le tour du monde à vélo en 2000, sont parties sur le chemin de Compostelle entre 2011 et 2012 :  4000 km parcourus, cinq mois de marche. Sur la carte, leur itinéraire dessine le  signe de l’infini…

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