Joël Gaillard part d’Helsinki pour gagner St-Jacques de Compostelle

Joëll Gaillard, 61 ans, s’apprête à prendre la route vers Compostelle en partant d’Helsinki (Finlande) pour marcher jusqu’à Compostelle. Un itinéraire de plus de 4000 Km.

Il prendra des photos de son périple depuis un appareil suspendu au niveau de sa poitrine. « Je veux photographier le Chemin vu du coeur », explique-t-il.

Cet ancien conseiller en gestion du patrimoine dans une banque obéit à une double motivation : marcher en mémoire d’une cousine défunte et de sa famille et parcourir un itinéraire européen historique. Interview.

Pourquoi partez-vous sur le chemin de St-Jacques de Compostelle ?

Joël Gaillard : Je marche à la mémoire d’Agathe, un cousine québécoise décédée il y a un an d’un cancer du pancréas à l’âge de 42 ans. Les médecins lui avaient annoncée qu’elle n’avait que quelques mois à vivre, finalement elle a vécu 5 ans de plus. Je crois que c’est dû à la mobilisation d’un réseau d’amis et de proches qui, durant toute cette période, ont allumé des lampions et prié pour elle. Dans ce même esprit, je devais partir prier pour elle vers Compostelle dès mon passage à la retraite. Mais mes formalités de départ ont duré plus longtemps que prévu et Agathe est morte le 29 mai 2009, avant que je ne puisse commencer le pèlerinage.  Je pars pour soutenir son mari et ses enfants, et tous ceux qui ont besoin de soutien face à la maladie. J’emporte avec moi des souvenirs d’Agathe, que m’a confié son mari (photo d’elle, images de saints qu’elle affectionnait…). Agathe rêvait de partir sur les routes de Compostelle… Je l’emmène avec moi.

Pourquoi avoir choisi comme point de départ Helsinki ?

En faisant des recherches en bibliothèque, j’ai découvert que les pèlerins de Compostelle venaient de partout  : Moscou, Istambul… Les chemins St-Jacques  sont une première trace de l’Europe.  J’ai donc choisi de prendre la diagonale européenne la plus longue : Tallin, Riga (Pays Baltes), Varsovie et Cracovie (Pologne), Prague (République Tchèque), Nuremberg et Stuttgart (Allemagne), Bâle (Suisse), Besançon, Lyon puis la voie du Puy-en-Velay. Je n’ai jamais été très doué pour les prières, alors, quand on prie comme un pied, autant marcher ! Et comme à 61 ans, j’ai beaucoup de messes de retard, je vais partir de loin.

Physiquement, comment allez-vous préparer ?

Je pars dans quelques jours effectuer un trekking au Népal.  Plus jeune, j’ai  pratiqué l’athlétisme à un niveau de compétition. La marche et la course à pied sont vraiment très différents. Quand on court, il y un moment où les pieds sont en l’air ; quand on marche, on garde toujours les pieds en contact avec le sol, on garde les pieds sur terre, on y est rattaché. C’est cela, pour moi, l’esprit du pèlerinage.

Avez-vous un souhait particulier avant d’entamer votre marche ?

J’aimerais rencontrer des gens sur le chemin. D’ailleurs, si certains veulent me rejoindre pour marcher à mes côtés durant quelques jours, ils sont les bienvenus !

Recueilli par Gilles Donada/blogdesmarcheurs

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Une réponse à Joël Gaillard part d’Helsinki pour gagner St-Jacques de Compostelle

  1. David dit :

    J’ai marché quelques jours avec Joël et son carrix sur le chemin ,vraiement un joyeux et sympathique pèlerin.

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