Manosque : dix balades littéraires invitent à rencontrer Jean Giono

Revue de presse. Autour de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), un auteur-randonneur-conférencier, Jean-Louis Carribou, et un photographe, François-Xavier Emery, proposent « 10 balades littéraires à la rencontre de Jean Giono ». Des  itinéraires, publiés au éditions du Bec en l’Air, qui prennent racines au pied de la Tour du Mont d’Or. Promenades oniriques au coeur de « Collines » et « Virgile ». Source : La Provence.

« Sur les pas de Giono à Manosque », Jean-Pierre Tissier, La Provence (28/03/10)

Marcheur averti, Jean Giono, trouvait dans chaque sortie, un motif de voyage et de rêverie. Car sa maison familiale, au pied de la Montée des Vraies Richesses, était chaque fois le point de départ d’une quête de sensations multiples vers le phare de Manosque; cette tour du Mont d’or aux murs fracassés, où son père cordonnier, féru de poésie, l’a emmené très jeune au milieu des oliviers séculaires surplombant la Durance; noyés qu’ils étaient en certaines périodes par les genêts couleur d’or, ayant donné leur appellation à ce lieu symbolique.

« De là-haut, on embrasse toute l’oeuvre de Giono, explique Jean-Louis Carribou, auteur (avec le photographe manosquin François-Xavier Emery) du très beau livre « 10 balades littéraires à la rencontre de Jean Giono » édité par le Bec en l’Air.

Du premier roman « Collines » en 1925, au dernier, « L’iris de Suze » en 1970, on a d’un seul coup d’oeil, avec la Durance à nos pieds, la colonne vertébrale de l’oeuvre de Giono. Et dans son film « L’eau vive » écrit pour EDF, il appelle la Durance, Hortense, pour lui donner la même phonétique: Du-rance!  » Pour qui montera au pied de la Tour, après avoir gravi le sentier de découverte permettant de faire un 360 ° autour de l’axe de vieilles pierres malmené par les Italiens pendant la seconde Guerre mondiale, il sera temps de se poser et de penser le paysage.

Car c’est une balade littéraire que nous vous proposons de faire, livre en main, avec une oeuvre de Giono à coeur ouvert. Manosque des plateaux, Collines ou Virgile par exemple. Car ici, pas question de performance athlétique.

On grimpe à son rythme, et l’on découvre en serpentant au milieu des oliviers et des amandiers en fleurs actuellement, les paysages que Giono découvrait chaque dimanche, comme s’il était à Delphes : le Luberon, la Durance, les Alpes, les olives dont il était fou et gourmand, qu’il aimait ramasser (pas cueillir) à la main, avec joie; et les martinets qui quittaient les génoises de la ville, telles « des poussières d’avoine sur les bassins » venant les frôler, son père et lui, alors qu’ils se repaissaient de ce spectacle fantastique. […]

Be Sociable, Share!

Suivez le fil info du marcheur sur Twitter

Ce contenu a été publié dans L'agenda des marches, Lire, voir, rencontrer, comprendre, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.