Carnet de route d’Assise n°5, de St-Jean-de-Maurienne à Avigliana

Semaine n°5, de St-Jean-de-Maurienne à Avigliana

Carnet de route d’Assise. Un groupe de sept marcheurs a rallié St-Jean-de-Maurienne à Avigliana (Piémont, Italie). C’est Marie-Monique et Bruno qui résument pour nous cette marche, qui s’est déroulée du 24 au 30 juin.

Nous étions 7 à marcher, trois couples et un arrivant/partant :
— Suzanne et Vincent, les plus jeunes du groupe, encore en activité tous deux dans le domaine social venant de Marseille…en Beauvaisis
— Marie-Noelle et Michel, retraités, de Vézelay ou Nancy, ou l’inverse selon l’humeur du jour, actif en paroisse.
— François, également retraité, de Houilles, qui fait le chemin avant et après notre trajet jusqu’à Assise nous lui souhaitons

Nous avons marché de St Jean de Maurienne à Aviaglana, en passant par Orelle, Bramans, le Mont >Cenis, Suse, San Antonino .

Bien que ne nous connaissant pas,s nous avons (Marie-Monique et moi) apprécié nos collègues pélerins pour leur gentillesse. Marie-Monique, qui ne marchait pas au même rythme a toujours été attendue. Nous avons aimé l’humour de Vincent, le cérébral, le GPS de François, le sens spirituel de Michel, sans parler de la douceur de Suzanne et les plats montants/descendants de Marie-Noelle.

L’accueil des Italiens a fait merveille, surtout à San Antonino avec Eleonore et lors du match de foot Italie/Allemagne avec les jeunes de la paroisse. Quel bonheur de pouvoir assister aux messes même si nous ne comprenions pas. Nous avons été marqué par celle de San Ambrogio pour la fête de St Pierre.

En revanche, nous avons été déçus de l’accueil à Suse dans le couvent San Francisco (un peu trop « business », rien à voir avec St François d’Assise). Dommage pour la sacra di sans Michele où nous n’avons pas eu le temps de faire une visite.

Nous n »avons pas de moments trop difficiles ,que ce soit pour la météo qui fut clémente avec nous, les fleurs et les merveilles de la nature nous ont fait oublier les difficultés de la marche en montagne. Nous avons même profité d’un bain glacé dans le torrent. Que de bonheur !

Tolérance, humilité, patience et serviabilité, moment de prière du matin et du soir. Merci à chacune et chacun de « nos soeurs et frères du chemin ».

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2 réponses à Carnet de route d’Assise n°5, de St-Jean-de-Maurienne à Avigliana

  1. Vincent Courouble dit :

    Je complète à ma façon le rapport que Marie-Monique et Bruno ont déjà rédigé sur notre marche (tronçon n° 5, de St-Jean-de-Maurienne à Trana ou plus exactement à Avigliana). À leurs remarques auxquelles je m’accorde, je rajoute ma réflexion sur l’apprentissage de la tolérance que nous a apporté une telle expérience de vie commune. Bien qu’ayant tous des histoires qui se ressemblent, un passé culturel assez homogène, et des conditions socio-professionnelles assez similaires, nous amenions avec nous une réelle diversité de sensibilités, qui se manifestaient principalement sur quatre plans : les habitudes alimentaires, les modes d’hébergement et de confort, les façons de marcher, et les pratiques dévotionnelles. Alors, il s’agissait de trouver un juste milieu, de négocier des compromis qui ne frustrent pas, de respecter certaines originalités, et ceci sans avoir à toujours céder par sacrifice …

    Oui, « unir sans unifier » (Einmutig im Pluralismus, selon Frère Roger), quel sain (et saint) exercice ! Et je crois pouvoir dire que nous ne nous en sommes pas trop mal débrouillés, n’est-ce-pas ?

    Une dernière remarque. Je parle de « vie commune », c’est-à-dire une harmonieuse vie matérielle en commun ; mais en si peu de temps et dans des conditions quand même assez laborieuses, aurions-nous pu prétendre pratiquer la vie communautaire, c’est-à-dire approfondir un échange spirituel entre nous ?

    Moi aussi, je remercie mes sœurs et frères cheminants ; et aussi les initiateurs de ce pèlerinage-relais ; et aussi nos hébergeurs et accueillants ; … et aussi le Bon Dieu qui n’y est pas pour rien !

    Arrivedecci ! Vincent.

  2. Michel Trossat dit :

    Notre point commun à tous : nous avions déjà fait un bout de ce chemin de paix et l’idée de se retrouver avec d’autres pèlerins pour partager et découvrir nous a rassemblés.

    Nous ne pouvons pas vivre sans être en relation avec les autres, nous sommes créés pour vivre en communion avec Dieu et nos frères. Avec maintenant quelques jours de recul, je reprends un à un tous les instants de notre semaine et j’y retrouve beaucoup de sujets de réflexions : le respect, la patience, la disponibilité, l’effacement, la discrétion, l’attention, le partage, la gentillesse…

    Quelques moments importants que je retiens de cette semaine :
    → Samedi 23 juin : le passage de relais à St Jean de Maurienne à l’issue de la messe célébrée par le Père Michel Euler suivi d’un repas dans le cloître. Quelle belle soirée avec de merveilleux témoignages de l’équipe arrivante.

    → Dimanche 24 juin : arrêt à St Julien chez Mme Delangre qui a hébergé François Gaulard. Je retrouve cette charmante personne qui m’avait gentiment offert un café lors de mon passage en 2010. Nous pique-niquons à St Michel de Maurienne dans le parc municipal puis nous continuons vers Orelle.

    → Lundi 25 juin : départ sous la pluie vers Bramans. On retrouve en chemin Anne-Marie, une amie des Courouble. Ce sera notre hospitalière pour la nuit. A Bramans, un grand chalet nous attends. Nous prions dans le salon avant le repas, la tisane et le dodo.

    → Mardi 26 juin : C’est parti pour le barrage du Mont-Cenis. Nous faisons un arrêt à la chapelle Saint Benoît pour un moment de prières. Nous psalmodions un hymne que je reprenais tous les matins lors de mes précédents pèlerinages :Tel un brouillard qui se déchire
    Et laisse émerger une cime
    Ce jour nous découvre indicible
    Un autre jour que l’on devine
    Tout rayonnant d’une promesse
    Déjà ce matin nous entraine
    Figure de l’aube éternelle
    Sur notre route quotidienne
    Vienne l’esprit pour nous apprendre
    A voir dans ce jour qui s’avance
    L’espace où murit notre attente
    Du jour de Dieu notre espérance.

    → Mercredi 27 juin : aujourd’hui, ce sera 25 kilomètres d’une grande descente vers Susa en Italie. A Susa, nous rejoignons le couvent San Francisco. En fait, il n’y a plus de moines. C’est devenu un semblant d’hôtel. Moment émouvant tout de même lors de la prière du soir dans la chapelle du cloître.

    → Jeudi 28 juin : une journée difficile vers San Antognino de Susa car il fait chaud et il y a beaucoup de macadam. Nous sommes pourtant récompensés à notre arrivée. Le bon frère Vincent nous a trouvé un accueil dans les salles paroissiales. Nous assistons à la messe du soir dans une maison de retraite voisine.

    → Vendredi 29 juin : premier arrêt à Chiasa San Michele où nous retrouvons le prêtre qui nous a gentiment accueilli la veille. Nous assistons à la messe qui honore ce jour Saint Pierre et Saint Paul. De plus, c’est la fête de la paroisse. A la fin de la cérémonie, nous entonnons un chant à Marie : « Marche avec nous Marie, sur nos chemins de foi. Ils sont chemins vers Dieu… » Puis, nous reprenons la route vers Avigliana où nous arrivons chez les Salésiens qui nous accueillent pour cette fin de semaine.

    → Samedi 30 juin : c’est notre journée libre. Nous décidons de monter à la Sacra San Michele. Nous partons sous la protection du GPS de François qui nous fait visiter le vieux Avigliana. Nous montons à la Sacra par le chemin muletier. Au sommet, nous retrouvons Éric Saillant qui a repris le chemin depuis quelques jours. A notre arrivée chez les Salésiens, nous retrouvons nos « relayeuses ». Il y a une messe au sanctuaire suivi du traditionnel passage de témoin. Avant le repas, nous faisons un bilan de notre semaine.

    → Dimanche 31 juin : nous laissons François avec ses deux compagnes. Tous les six, nous allons vers la gare pour prendre le train vers la France. Ce sera ensuite les « au revoir » et chacun emmène tous ses souvenirs. Finalement, l’unité dans la diversité, c’est posssible.

    Merci à Dominique, Françoise, Éric et les autres pour votre merveilleuse idée.
    Puisse ce chemin de paix s’ouvrir à de nombreux pèlerins.

    Michel Trossat.

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