Carnet de route d’Assise n°7, de Grognardo à Cabanne

Carnet de route d’Assise, du 08 au 14 juillet.  Voici le témoignage de Béatrice et de Brigitte, deux amies de la fraternité franciscaine de Cluny, qui ont pris le relais entre Grognardo et Cabanne, avec trois autres marcheurs.

C’est un très beau chemin, très varié : marche en sous-bois à l’ombre, cheminement sur les crêtes avec des vues splendides. Mais les montées sont parfois rudes (on souffle beaucoup à partir d’un certain âge) avec un sac lourd. Les descentes aussi sont éprouvantes.

La végétation est particulièrement dense cette année (à la suite des pluies) cachant parfois le chemin. A cette saison, il y a beaucoup de fleurs des montagnes, lys oranges, fleurs bleues etc. La couleur est très vive en altitude.

A lui seul, le spectacle de cette belle nature nous portait à la louange, à l’action de grâce vers le Seigneur, pour le don d’un monde si beau.

Ce bonheur partagé par tous a contribué à donner sa cohésion à notre groupe de 5 pèlerins : Thomas et Maylis, un couple de Strasbourg, et l’incontournable François qui fait le parcours complet jusqu’à Assise.

L’unité s’est faite très vite. Nos compagnons de route étaient très attentifs au rythme de notre marche, ils nous aidaient dans les passages difficiles. Ainsi, nous avons pu tenir une allure commune.

Si une journée s’annonçait avec des passages rugueux, celui qui pensait partir en avant choisissait de rester avec nous. C’était très fraternel.

Chemin et spiritualité.
Nous avons utilisé tous les jours le petit livret qui nous avait été remis. Nous le lisions, le plus souvent pour alimenter notre réflexion personnelle.

La prière du matin, nous la faisions en route, à l’occasion du premier arrêt ou près d’une chapelle, en nous appuyant sur le texte du livret ou l’évangile, un psaume ou un passage du petit livre : « Chemin d’intériorité » ou les écrits de Saint François et Sainte Claire.

Nos temps de prière étaient suivis parfois d’un temps d’échange selon nos pauses, les paysages ou la proposition de l’un ou l’autre.

Rencontres
Nous avons rencontré peu de marcheurs sur notre chemin. Le dernier matin, après avoir marché pendant 2 heures sous une pluie diluvienne, nous nous sommes abrités dans un Café et avons pu expliquer à deux dames anglaises et une Italienne le but de notre pèlerinage. Nous voyant tout trempés, l’une d’elles nous a offert un parapluie.

Nous étions les seuls dans les gîtes. Ainsi, nous avons peu parlé de notre pèlerinage si ce n’est à Grognardo lors de la passation du relais, avant la messe, puis sur les marches de l’église et pendant le pot d’accueil.

Pendant le rituel de passation, une dame italienne, Alda Gatti, a bien voulu être notre interprète pour toute l’assemblée. François a lu la prière en français brodée par les Clarisses  et cette dame l’a redite en italien. Tous les monastères ont été nommés et on a expliqué que quelques monastères accompagnaient de leur prière les équipes de notre pèlerinage. Une dame nous a demandé de prier pour son petit-fils malade Francesco.

A Cabanne, nous avons regardé le tableau de Françoise puis dom Walter, le prêtre congolais a pris en mains la célébration en élargissant nos intentions aux familles, aux non croyants, aux personnes en recherche, aux malades. Il présentait à Dieu tous les cheminements différents.

Notre rencontre avec l’équipe précédente s’est opérée pendant la passation et le temps de détente qui a suivi à la pizzeria. Ce moment fut bref. De même avec l’équipe qui nous suivait. Nous faisons connaissance au moment du repas, puis nous allons à l’église pour la passation entre nous, sans la présence des paroissiens, ce que regrette dom Walter, mais les impératifs d’une marche matinale sont là et tout le monde se couche tôt.

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2 réponses à Carnet de route d’Assise n°7, de Grognardo à Cabanne

  1. Maylis et Thomas dit :

    La semaine a été excellente. Nous avons pérégriné au pas du montagnard, lent mais sûr et constant. Nous avons parcouru les crêtes des sommets ligures entre 800 et 1100 mètres avec des étapes assez longues (6 à 8 h de marche) et un paysage très sauvage aux pentes soit couvertes de forêts soit fleuries de lys orangés, pois de senteur sauvages, œillets, genêts en fleur…

    Par moment, nous avions de très beaux points de vue sur la côte méditerranéenne de Gênes même si parfois une brume de chaleur nous en cachait les contours exacts et traversait de petits villages ou hameaux parfois à moitié abandonnés.

    A Grognardo, l’accueil a été particulièrement chaleureux et même grandiose, avec réception à la mairie et tout le village présent ; plus simple ailleurs mais toujours bienveillant sauf une fois assez marquante !

    L’entente a été très bonne même si nous ne nous connaissions pas auparavant. Il me semble que c’est bien l’esprit franciscain et clarisse qui nous rassemblait comme le mode de vie d’ailleurs : humble et joyeux partage des heures passées ensemble.

    Thomas et François ont cuisiné les « pasta » tous les soirs avec talent… Mention spéciale à la grimpeuse du groupe, Brigitte, sans oublier les descentes héroïques de Béatrice et Maylis qui devaient compter avec quelques petits soucis à la hanche ou aux genoux !

    D’un passage de relais à l’autre, le temps de vivre une re-création ! Et de sentir les liens de la cordée Vézelay-Assise !

    Maylis et Thomas.

  2. Meyer dit :

    Bonjour à l’équipe n° 7 je suis bien contente que tout se soit bien passé malgré la pluie.Je garde un trés bon souvenir de notre rencontre à Grognardo.Bien fraternellement à tous.
    Dominique

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