Frustré par Compostelle, il respire sur le chemin d’Assise

Jacques Baranton, jeune retraité, a parcouru le chemin de Compostelle en 2011. Une expérience riche mais « frustrante » : « Trop de monde », regrette-t-il. C’est sur le chemin d’Assise que son désir de voyage spirituel, effectué dans une certaine solitude, a trouvé une forme d’accomplissement.

« Plus ardu que Compostelle », le chemin de 1479 km emprunte l’Alta Via, la route des crêtes des Apennins.

Jacques Baranton sur le chemins d’Assise © Eric Bonnet / Lyonne.fr

Parti le 6 mai de Vézelay, il est arrivé à Assise le 2 juillet. 58 jours de marche durant lesquels il a été confronté aux intempéries (neige, pluie).

Sur la route, il a conquis une liberté nouvelle, désormais affranchi de tous ceux « qui vous ont dirigés toute votre vie ».

Quelles sont les principales différences entre le chemin d’Assise et Compostelle ? 
Plus abrupt, plus ascétique, répond Dominique Olislaeger, responsable de l’association Chemin d’Assise, qui balise et fait vivre l’itinéraire.

  •  Le chemin est probablement plus physique car plus montagneux, spécialement en Italie où nous avons choisi de passer au plus près de la nature ;
  • La fréquentation est de très loin inférieure à celle de Compostelle : on estime à environ 400 pèlerins cette année ; en conséquence, aux étapes et en marchant, les rencontres sont presque exclusivement avec les autochtones et la solitude davantage possible. Les retrouvailles avec d’autres pèlerins sont rares ;
  • Les ravitaillements sont plus rares dans certaines régions ;
  • Les hébergements de type gîtes d’étape communaux ou commerciaux, les structures d’accueils spécifiques pour groupes sont rares. Mais l’hospitalité demandée trouve plus facilement réponse, surtout en Italie ;
  • Les services de portage de sacs sont inexistants ;
  • Le balisage est plus sommaire et il est nécessaire d’accepter quelques imprévus sur le parcours, malgré nos efforts pour améliorer la situation.
  • Sur le plan spirituel, nous veillons à promouvoir par divers moyens (guide spirituel, prière des clarisses, peintures et méditations), la spiritualité de saint François pour ceux qui désirent cheminer en ce sens.

Liens à suivre

Ecoutez le portrait de Jacques Baranton dans ma chronique RCF du 21 octobre.

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Une réponse à Frustré par Compostelle, il respire sur le chemin d’Assise

  1. Trotteur dit :

    Merci pour ce partage. En effet 400 pèlerins par an nous sommes loin de la grande fréquentation que l’on rencontre sur Compostelle. Je ne connaissais pas les chemins d’Assise et je découvre avec plaisir le site des chemins d’Assise.

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