André Charpigny, 70 ans, est rentré chez lui bon pied bon oeil après 58 jours de marche jusqu’à Compostelle

Revue de presse. André Charpigny, Francvillois de 70 ans, vient de réaliser un rêve : faire le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle à pied. Rencontre. 1.750 km en 58 jours. Source : La Nouvelle République.

Il vient de rentrer de son périple et s’étonne encore que ses amis soient en admiration devant cette démarche. André Charpigny est pourtant parti du Puy-en-Velay mardi 30 août pour rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle. Un pèlerinage qu’il estimait de soixante-cinq jours, si tout se déroulait normalement. « On a beau être en bonne santé, on ne connaît pas tout à fait sa forme physique ou du moins ses limites », explique-t-il.

D’ailleurs, parti à deux, il s’est vite retrouvé tout seul, son ami ayant eu des soucis de santé. André se souvient d’une phrase prononcée par une religieuse avant le départ. « Ce que vous faites ? C’est le chemin » et, déclare-t-il, « tout au long du parcours, je me disais, je suis sur le chemin ».

Ce pèlerinage, André l’a pris très au sérieux, « comme on devrait toujours le faire ».

De ce voyage, bien que très discret, il en parlerait durant des heures. « On n’est pas seul, on rencontre plein de pèlerins qui ont la même foi, on fait connaissance, on marche un peu ensemble et on se retrouve quelques jours après, le soir. Parfois, on se donne rendez-vous à un endroit bien précis, et on marche à sa vitesse.

En principe, le matin, on part vers 7 h après le petit-déjeuner puis on fait une pause toutes les deux ou trois heures. Le midi, on a le repas dans le sac à dos et on s’arrête vers 14 h 30 pour être sûr de dormir en gîte et de prendre, sur place, un bon repas. »

Chaque jour, le pèlerin a parcouru en moyenne 27 à 30 km, avec un maxi de 47 km et un mini de 14 km. Au final, après avoir allongé le parcours de quatre jours et terminé au cap Finistère, notre Francvillois a finalement parcouru 1.750 km en cinquante-huit jours exactement. Soit une semaine de moins que l’objectif qu’il s’était fixé.

Parmi les petits problèmes à gérer, l’hébergement qu’il faut anticiper et réserver quarante-huit heures à l’avance en France. « En Espagne, ce n’est pas nécessaire, car on ne laisse jamais un pèlerin dehors. »

Lorsque l’on se rend à Compostelle, mieux vaut savoir se repérer. « L’itinéraire est balisé, pas toujours bien entretenu. Cartes et guides sont indispensables. » L’occasion pour André Charpigny de constater que l’itinéraire est trop souvent jonché de détritus. « D’un autre côté, cela aide à s’orienter », s’amuse-t-il.

Le fringuant septuagénaire en a profité pour faire quelques haltes spirituelles dans les cathédrales de passage. « Le plus dur reste la barrière de la langue, toutefois pour faire les courses, on arrive à se faire comprendre. Sinon, je n’ai pris aucun médicament, utilisé aucun pansement. Je suis juste revenu avec des chaussures très usagées… »

Source : « Le périple d’André vers Saint-Jacques-de-Compostelle« , La Nouvelle République (13/11/2011)

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1 réponse à André Charpigny, 70 ans, est rentré chez lui bon pied bon oeil après 58 jours de marche jusqu’à Compostelle

  1. charpigny dit :

    c’est super de faire cela moi j’aurai aimer le faire aussi mais pas seul!!je compter le faire avec yvette et le chien mais cela doît avoir des complications!, maintenant cela me fait bientôt 75 balai j’hésite un peu bon souvenir du maroc en attendant de se revoir depuis le temps!! popol

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