André Cuny : « Je suis arrivé épuisé à Saint-Jacques-de-Compostelle »

Revue de presse. André Cuny est chirurgien à la retraite. Âgé de 79 ans, il est parti deux fois à Compostelle pour remercier Dieu pour un enfant guéri et pour prier pour son gendre victime d’un accident. Source : Le Progrès.

« J’ai fait deux fois le chemin de Saint-Jacques, du Puy jusqu’à Compostelle« , F. S., Le Progrès (13/06/11)

Pour quelles raisons avez-vous décidé de partir pour Saint-Jacques de Compostelle ?

Je suis quelqu’un de très croyant et j’ai voulu faire le chemin du Puy-en-Velay jusqu’à Compostelle par deux fois à cause d’événements survenus dans ma vie. En 1992, ma fille a eu un accouchement difficile et son bébé était mal en point. J’avais dit que j’irai à Compostelle s’il s’en sortait pour remercier Dieu. Ce que j’ai fait en 1998 lorsque j’ai pris ma retraite. Mon second pèlerinage vers Saint-Jacques, je l’ai effectué en 2002, un an après que mon gendre ait eu un accident de fourgon. En 2005, j’ai refait un bout du chemin jusqu’à Conques (Aveyron).

À chaque fois, vous êtes parti seul ?

Je le souhaitais et puis finalement, la première fois je suis parti avec un ami, ancien préfet du Puy, qui souhaitait partir avec moi parce qu’il traversait une période difficile. Nous avons fait cinq semaines ensemble et trois chacun de notre côté. Nous marchions à une moyenne de 30 km par jour. Il m’a fallu 53 jours pour rallier la capitale de la Galice. La seconde fois, en 2002, nous étions deux couples. Les femmes ont fait avec nous la première et la dernière semaine. J’ai mis 60 jours cette fois-ci. Normal, j’avais déjà 70 ans.

Qu’avez-vous éprouvé lorsque la cathédrale de Saint-Jacques est apparue à vos yeux ?

Étrangement, j’étais tellement épuisé et il faisait tellement mauvais temps que j’ai été presque déçu. Mais ça m’a quand même touché, notamment lorsque je me suis agenouillé devant la dépouille de Saint-Jacques pour prier plusieurs minutes. Mais je n’en pouvais plus. Ce premier voyage était harassant. J’avais pris un sac un peu trop lourd et j’ai perdu 10 kg entre Le Puy et Compostelle !

Dans quelles proportions estimez-vous le nombre de pèlerins parmi les marcheurs rencontrés ?

Je dirais un quart, mais le chemin de Saint-Jacques reste un tracé spirituel. Beaucoup de marcheurs m’ont confirmé que le dicton lorsque l’on part pour Compostelle est un peu vrai : « On part marcheur et on revient pèlerin ».

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