Compostelle : la 3ème voie bretonne a son guide

Revue de presse. Le troisième chemin breton de Saint-Jacques, «La voie des Plantagenêts», relie le  Mont-Saint-Michel à Saint-Jean- d’Angély (17). Le guide du pèlerin vient de sortir.  Yves Métivier, président de l’association bretonne des Amis de Saint-Jacques de Compostelle, répond aux questions d’Alain Le Bloas du Télégramme . A lire également : l’ouverture de chemins jacquaires secondaires en Anjou.

C’est le troisième itinéraire jacquaire tracé et publié par les Bretons. Y en aura-t-il d’autres ?
Nous n’avons pas prévu de nouvelle voie. Déjà, l’association bretonne a réalisé une belle performance en éditant trois guides. Le chemin le plus long part de la pointe de Bretagne, au départ des trois hauts lieux que sont les grèves de Locquirec (29) où la barque – de pierre bien sûr – du Majeur se serait échouée, le formidable site de l’abbaye de la pointe Saint-Mathieu (29), et l’abbaye de Beauport à Paimpol qui fut, au Moyen Âge, une étape importante des pèlerinages. Un autre chemin part du Mont vers la Vendée via Redon, et le dernier court sur les marches de Bretagne par Angers et Parthenay. C’est un énorme travail.

Au total, ces chemins représentent environ 2.000 km en Bretagne et en Vendée. Comment avez-vous procédé?
Nous avons reconstitué des itinéraires jalonnés par les symboles jacquaires, les églises Saint-Jacques bien sûr, mais aussi les statues, oratoires ou chapelles évoquant l’apôtre. Nous avons également tenu compte des possibilités d’hébergement et de la commodité des parcours, qui privilégient les chemins de vallées. Au XIIIesiècle, à l’âge du pèlerinage, il n’y avait pas de route officielle vers Compostelle. Celles que nous avons ouvertes ont été créées par nous, mais nous savons qu’en les suivant, nous mettons nos pas dans ceux des pèlerins d’autrefois.

Avez-vous eu besoin de beaucoup de monde sur le terrain pour réaliser ces guides extrêmement précis ?
Oui, le travail de repérage, de prise de contact, de vérification et de balisage a nécessité la contribution d’une multitude de personnes. Heureusement, l’association bretonne est très dynamique et peut compter sur ses membres. Avec1.026 adhérents, c’est la deuxième de France après celle de Rhône-Alpes. Et nos amis vendéens se sont eux aussi beaucoup impliqués. La voie des Plantagenêts a demandé un travail plus important encore, puisque nous avons également voulu la baliser dans le sens du retour. Nous avons ouvert ainsi la première voie vers le Mont-Saint-Michel, qui est aussi un important lieu de pèlerinage.

L’association des Amis de St-Jacques de Compostelle en Anjou travaillent sur deux projets, rappelle le Courrier de l’Ouest (07/03/09) :

« La matérialisation du GR 36, voie jacquaire sans balise, située à l’est du département, et l’ouverture d’une voie secondaire du chemin de Compostelle qui existait entre Saint-Florent-le-Vieil et Clisson (Loire-Altlantique), dotée d’une variante passant par Cholet. »

Be Sociable, Share!

Suivez le fil info du marcheur sur Twitter

Ce contenu a été publié dans Compostelle, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.