Conseils de pèlerin de Compostelle sur le camino francés

David Martin, dont nous avions parlé ici, est arrivé à Compostelle le 31 mai, après 31 jours de marche et 900 Km sur le camino francés. Depuis son retour, il continue à mettre à jour son blog pour partager son expérience au plus grand nombre. A lire : ses notes sur la nécessité ou non des topo guides, le risque de tendinite, le budget nécessaire, la trousse de secours indispensable, et, bien sûr, son cheminement intérieur. Extraits.

Note intitulée Merci !

J’aimerais remercier (je vais éviter de faire comme à la remise des Césars)… toutes les personnes qui ont publiées des commentaires très sympa et qui m’ont envoyées leurs encouragements. Je n’ai pas eu l’occasion de le faire individuellement, mais j’ai vraiment beaucoup apprécié. Chaque message me donnait une énergie supplémentaire pour ce Chemin. […]

J’aimerais remercier Dieu et ses Saints d’avoir supportés mes odieux blasphèmes proférés contre l’Eglise catholique romaine 😉 . Une organisation avec laquelle je ne suis toujours pas réconcilié, malgré le Chemin que j’ai parcouru et que je sois originairement de confession Catholique (mais aujourd’hui Agnostique).  J’aimerais que les personnes de cette religion ne le prennent surtout pas de façon personnelle, car j’ai une sincère admiration et un profond respect pour ceux que j’ai pu rencontré sur le chemin et qui ont su m’ouvrir le coeur. […]

Je remercie encore toutes les belles rencontres que j’ai pu faire sur ce chemin, qui m’ont tous beaucoup apportés par leurs gentillesses et leurs échanges sincères. Certaines vont restées gravées à jamais – Jenofa et Elena (Bayonne), Augustin (Sevilla), Rebecca (Berlin), Richard (Montréal).

J’espère bien refaire le Camino. Certainement celui du Nord, le chemin qui avait été ma première inspiration.

Note intitulée Un guide pour le chemin ?

Les grands randonneurs aiment bien utiliser des cartes topographiques et un guide : cela fait parti du jeu. Sur le chemin, si une majorité de pèlerins en possède un, le Camino ne nécessite pas de tels ouvrages. […]

Les guides français sont très pesants, même si au final bon nombre de pèlerins déchirent les pages des étapes passées pour se soulager d’un poids inutile. Le papier est trop épais et les couvertures et les reliures sont souvent trop fragiles. A se demander si les éditeurs ou les auteurs ont déjà fait ce chemin ou simplement voyagé avec un sac à dos. Pourtant les petites éditions anglaises et allemandes sont très pratiques : ils sont petits, peu épais, très riches en informations pertinentes, mis à jours très fréquemment par des associations de pèlerins et sont au final imprimés et expédiés à la demande. […]

Avant mon départ, j’ai choisi de ne pas acheter de guide et encore moins de suivre leurs indications : ce n’est qu’un seul point de vue à un instant donné qui ne tient pas compte ni de ma difficulté de ma journée, ni de ma disposition, ni du temps qu’il fait, et encore moins des circonstances autour du groupe de pèlerins qui est parti en même temps que moi.

Dans le cas où je pouvais avoir des questions, il me suffisait de demander aux autres pèlerins ou au gens du coin. Cela me permettait d’échanger, de faire connaissance, d’avoir des informations supplémentaires et surtout fraîches. Pour le choix de mes arrêts, j’avais choisi d’écouter mon intuition. Dans le doute, il suffisait de demander pour visiter l’albergue avant de pouvoir prendre une décision.

Note intitulée tendinites

Sur le chemin, les principaux maux des pèlerins sont ciblés sur leurs pieds et leurs jambes. Outre les douleurs et arrêts que peuvent demander les ampoules formées sur les pieds des randonneurs, arrivent de façon plus sournoise – les tendinites. Cette inflammation très douloureuse survient souvent à partir de la moitié du chemin, juste après de longues journées de marche sur des rythmes souvent forcés (allure et/ou distance).

Peu de randonneurs ont une réelle connaissance sur la portée et les conséquences de ce problème, tant qu’ils ne l’ont pas vécu. Et pourtant, afin de prévenir ou de limiter ce problème, quelques petites informations sur ce sujet douloureux pourraient vraiment changer les choses…et surtout d’augmenter les chances de finir jusqu’au bout le chemin?

Sur le chemin, les principaux maux des pèlerins sont ciblés sur leurs pieds et leurs jambes.  Outre les douleurs et arrêts que peuvent demander les ampoules formées sur les pieds des randonneurs, arrivent de façon plus sournoise – les tendinites.  Cette inflammation très douloureuse survient souvent à partir de la 1/2 du chemin, juste après de longues journées de marche sur des rythmes souvent forcés (allure et/ou distance).
Peu de randonneurs ont une réelle connaissance sur la portée et les conséquences de ce problème, tant qu’ils ne l’ont pas vécu.  Et pourtant, afin de prévenir ou de limiter ce problème, quelques petites informations sur ce sujet douloureux pourraient vraiment changer les choses…et surtout d’augmenter les chances de finir jusqu’au bout le chemin

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14 réponses à Conseils de pèlerin de Compostelle sur le camino francés

  1. henri dit :

    belle aventure
    du 1er juin 2009 au 22 juillet j’ai fait en 52 jours les 1650 km à pied du morbihan à santiago
    amicalment
    henri

  2. senechal francis dit :

    En cette année jacquaire, pour faire Aire sur Adour/Santiago que penses tu si je prends le chemin vers le 15 Aout( n’y aura t il pas trop de monde sur le chemin?,).

  3. olivier dit :

    francis,

    j’ai marché sur Le Chemin en 2007 (puy en velay, fisterra en 2 mois et demi), de mon expérience Le Chemin prend soin de ses pèlerins. La foule ne doit pas t’inquiéter le manque de place dans les gîtes serait ton seul problème. lorsque je rencontrai un manque de place pour dormir, que l’hospitalier me disait complet, je répondais, j’ai mon duvet je peux dormir ici et je lui montrai le sol, alors il m’apportait une solution ou un autre endroit où dormir. Le Chemin prend soin de ses pèlerins, pars confiant en cette phrase et bon camino…
    Ultreia

  4. jack dit :

    Perso, je conseillerais de prendre une petite tente, ça facilite si on ne trouve pas de place dans un gîte, de reprendre le chemin etdans la campagne de trouver un coin tranquille.
    Et si le lendemain on s’endors, ça ne fait pas du mal non plus. Dans les gites, bruits, ronflements, odeurs, n’ont pas les parfums des fleurs des champs. et vous économiser au moins 6 €.

    Et dans les gites il faut arriver le premier, pour choisir la place qui conviens, pour moi celle qui est dans un coin. Ultreia

  5. jack dit :

    Pardon j’ai donc été grossier?

    pour les tendinites,je conseillerais de mettre des compeed, avant de partir aux talons et.. ou le frotement est le plus fréquent. Si il pleut la peausse détériore vite, se sécher les pieds avec du talc, aprés avoir mis des chaussettes séches talquer aussi l’intérieur des chaussure, susrtout si elles sont neuves, comme je l’ai vu quaand j’ai fais mon chemin.
    Il faut se faire les godasses avant de partir. un autre conseil, attentions aux chiens!
    Bonjour, bon chemin Ultreia

  6. GABILLAUD dit :

    Je suis parti de roncevaux le 17 aout 2010 arrivée à Santiago le 16 septembre super camino que je voudrai faire partager.Sur quels sites et comment Pierre et à vous lire

  7. GABILLAUD dit :

    parti de roncevaux le 17 aout 2010 je suis arrivé à santiago le 16 septembre.Sur le chemin j’ai rencontré beaucoup de pélerins dont je n’ai pas de nouvelles.Fabrice de belgiques,dominique du québec,patricia de charente,francoise de bretagne,jean et sa femme du québec,la belle coréenne,notre polonais et son accordéon,si possible donnez moi de vos ou de leurs nouvelles, les moments passés ensemble sur le chemin resteront toujours dans ma mémoire.Merci d’avance et à vous lire.Pierre et jean marie les papis pour certains .
    PIERRE GABILLAUD 78 ROUTE D’ARGENTON 36170 ST BENOIT DU SAULT

  8. Dominique dit :

    Moi je suis partie de québec le 15, arrivé à SJPP le 16 et départ le 16. J’ai aussitôt rencontré mon futur compagnon de marche, c’est-à-dire Fabrice le Belge. AUssi, jy ai vu Jean et Hélène de st-Nicolas, qui est près de chez moi (st-Etienne de lauzon)….

    Et Mr. GABILLAUD ausssi…
    Très belle expérience, j’ai adoré.

  9. Dominique dit :

    Les papis.. Là je vous reconnais. Je n’avais pas lu la dernière ligne attentivement. Ca a été un vrai plaisir de vous connaitre. J’ai vraiment apprécié de marcher en votre compagnie…

    Buen Camino comme ils disent… 🙂

  10. Fabrice le Belge dit :

    Mais ce sont les papys !!!!! 🙂
    Quelle surprise !

    Dominique est tombé (non ça va, il n’a rien) sur votre commentaire et me l’a envoyé.
    Comment allez-vous ? que devenez-vous ? Vous pouvez me contacter à l’adresse:
    elbrizzio@yahoo.fr

    @ un de ces jours

  11. Fabrice le Belge dit :

    ha… c’est tout le québecois ça, il fonce , il fonce, bille en tête, droit devant et …
    oublie la dernière ligne … 🙂

  12. GABILLAUD dit :

    merci à pélerin le blog des marcheurs de m’avoir permis de retrouver fabrice et dominique .Que de bons souvenirs sur ce camino.

Les commentaires sont fermés.