Hébergement : dans les Haltes vers Compostelle, ce sont les pèlerins qui jugent le gîte

Revue de presse. L’association Les Haltes vers Compostelle, qui regroupe une cinquantaine d’hébergeurs sur le Camino réunis en assemblée générale au début du mois, a mis en place une charte originale pour conserver l’esprit du chemin de plus en plus touristique. Chaque hébergement doit recueillir des bonnes évaluations des pèlerins pour bénéficier du label. Source : Sud-Ouest, la République des Pyrénées.

« Le pèlerin juge du gîte« , La République des Pyrénées (04/02/11)

(…) Alain Ivinskas, président, a rappelé que, depuis sa création en 2003, l’association « Les Haltes vers Compostelle » s’était dotée d’une charte réglementaire. Cette charte peut être remise en cause tous les ans par les pèlerins selon leurs notations (bons et mauvais points) apportées au cours du séjour.

L’adhésion des hébergeurs est ainsi réévaluée chaque année en fonction de cet avis. Chaque adhérent, qui développe sa propre formule d’accueil, est signalé par un panneau millésimé, attestant de la validité pérennisée par les usagers eux-mêmes.

La charte est donc un résumé très détaillé des besoins et de l’attente du pèlerin. C’est aussi pour cela que le président Ivinskas, le conseil d’administration et les adhérents se veulent rigoureux et tatillons quant à son application.

Le gîte communal d’Arzacq (où s’est déroulé l’assemble générale de l’association NDR) atteste de l’engouement des pèlerins, tous les ans, plus nombreux. La fréquentation est passée, entre 2000 et 2010, de 2 147 à 5 135. Leur appréciation « excellente » a ravi les gestionnaires.

Les chemins de Compostelle sont fréquentés par toutes les classes de la société française mais aussi étrangère, l’Europe fournissant un gros contingent.

Les motivations sont diverses : 1,5 % guidé par la foi, 50 % pour le défi physique et personnel, 30 % pour le défi avec les autres, le reste pour vivre une nouvelle vie, la recherche de fraternité, le changement d’horizon ou encore le besoin de méditation. L’épopée dure une à deux semaines ou un à deux mois.

« Une charte pour les hébergeurs vers Compostelle« , Daniel Cabarit, Sud-Ouest (03/02/11)

(…) L’association qui fédère nombre d’hébergeurs est à l’écoute des pèlerins et porte une charte garantissant qualité d’accueil et services. Car le pèlerin est de plus en plus exigeant, chose normale en ce qui concerne les punaises de lit en voie d’éradication, chose excessive aussi quant aux structures d’accueil, un gîte n’étant pas un quatre étoiles.

Les hébergeurs souhaitent « donner de la cohérence au fonctionnement de (leur) association, être un référentiel de gouvernance, instaurer une discipline collective » passant par une révision des statuts et la promotion des structures labellisées au travers de dépliants très largement distribués, nécessitant une augmentation de cotisation des membres des haltes.

Si elle est exigeante avec les hébergeurs, l’association rappelle aussi aux pèlerins quelques bonnes pratiques pour rester fidèle à l’esprit du chemin et éviter des tensions au gîte :
— Compostelle n’est pas une destination de vacances à thème qui appellerait un confort d’hébergement  plus poussé ;
— sauf problème médical, il vaut mieux éviter les transports de bagages et les voitures d’accompagnement ;
— il faut éviter la multi-réservation des gîtes (en oubliant d’annuler) ;
— Il est important de rester vigilant pour éviter d’apporter dans un gîte des punaises de lit.

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2 réponses à Hébergement : dans les Haltes vers Compostelle, ce sont les pèlerins qui jugent le gîte

  1. serge dit :

    Bonjour,
    Je suis en peu surpris de votre classification des pèlerins et marcheurs sur le chemin!
    1,5% guidés par la foi!…
    Ce n’est pas ce que j’ai vu sur le chemin .
    Quand nous nous sommes arrêtes à Arzacq, nous étions plus de la moitié à être croyant et être vraiment des pèlerins.
    Classer n’est pas important!
    L’essentiel est que les gens partent sur ce chemin.
    Ils y rencontreront la paix, la réflexion , la méditation, eux-mêmes, les autres ,mais ne pourrons éviter d’être en contact avec la spiritualité, qui en a fait l’histoire.
    Un pélerin
    Serge

  2. Jallas dit :

    La Foi 1,5% ? N’y aurait-il pas une erreur ?
    Ce n’est pas ce que j’ai constaté en juin et septembre 2010.
    La participation à la messe quotidienne de la cathédrale du Puy ne me semble pas également confirmer ce pourcentage.
    Je suis un peu déçu de constater que le guide 2011 ne reprend aucune de mes suggestions de 2010. En particulier à Moissac (et subsidiairement à Faÿ) où l’ esprit du pélerinage est particulièrement développé chez leurs hébergeurs.
    Le guide ne pourrait-il pas examiner la possibilité de créer une liste que j’appellerai « d’encouragement » ?
    Bien cordialement.
    Jacques

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