Nièvre : Monique Wauquiez héberge les pèlerins de Compostelle

Revue de presse. Le carnet d’adresses de Monique Wauquiez est plein de contacts de marcheurs pour Saint-Jacques-de-Compostelle. Sa maison d’hôtes accueille les pèlerins depuis 2003. Source :  le journal du Centre.

Article « Des rencontres furtives mais fortes« , Le journal du Centre (14/05/09)

«J’ai plein de contacts, de gens supers. J’ai des invitations de partout. » Monique Wauquiez, habitante de Varzy (Nièvre), doit ces contacts à ses chambres d’hôtes, ouvertes depuis 2003. Et, depuis cette date, elle ne reçoit presque exclusivement des pèlerins pour Saint-Jacques-de-Compostelle, jusqu’à sept par nuit. Varzy est en effet, une étape de la route de Vézelay, après Tannay.

Et si Monique Wauquiez, céramiste, est arrivée dans cette activité, c’est le fruit du pur « hasard » : « Mes enfants étaient partis de la maison. J’ai réalisé des travaux. Et puis je me suis demandé ce que j’allais faire de cette maison ? » C’est alors qu’une connaissance d’un de ses fils lui envoie les premiers pèlerins. Depuis, ça ne s’est jamais arrêté.

D’avril à septembre, elle accueille les marcheurs, seuls ou en groupe, et se nourrit de ces rencontres riches. Une des premières, en septembre 2003, l’a marquée. Un père faisait une partie du chemin, à vélo, avec son fils de 3 ans. Celui-ci a donc marqué le livre d’or de Monique par un dessin ?

Ce livre d’or s’est enrichi au fil des années des messages de gens de partout, Lille, Marseille, Hollande, Belgique, Canada, Afrique du Sud, « tous très différents. Tous ne font pas le chemin pour des raisons religieuses », note Monique Wauquiez.

Elle-même l’a réalisé il y a quelques années. La partie espagnole jusqu’à Saint-Jacques, avec un groupe d’Espagnols rencontrés lors d’un autre voyage. Et un souvenir. Celui de la cité. « C’est impressionnant, émouvant. J’ai eu la larme à l’oeil », se souvient-elle, « et pourtant je ne suis pas croyante. Le curé m’appelle la païenne ! », rit-elle.

Que les raisons soient religieuses ou non, Monique Wauquiez note un point commun dans les personnes qui entreprennent ce périple : « La recherche en chemin. On oublie les choses. Il faut faire face aux intempéries, à la fatigue, à soi-même… »

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