Patrick Huchet et Yvon Boëlle dépeignent les nouvelles voies vers Compostelle

Revue de presse. L’écrivain Patrick Huchet et le photographe Yvon Boëlle publient « Les nouveaux chemins de Compostelle en terre de France » (éd. Ouest-France) sur les voies jacquaires qui mènent en Galice.  Source : Ouest-France.

« Un Automne pour marcher vers Compostelle autrement« , Christian GOUEROU, Ouest-France

« Nos précédents ouvrages évoquaient les grandes voies du Puy, Arles, Vézelay, Tours et de l’Espagne. Notre dernier livre parle des voies médiévales qui étaient empruntées par les pèlerins et qui ont été balisées récemment

« Elles menaient aux Pyrénées où il y avait deux grands passages : les cols de Ronceveau et du Somport. Sur la voie de Puy-en-Velay, les pèlerins passaient par Conques et à cet endroit, plutôt que de passer par Figeac et Cahors, ils préféraient mettre le cap sur Notre-Dame de Rocamadour qui a pris une grande importance à compter de la moitié du XIIIe.

« On a aussi la voie de Cluny, la grande autorité religieuse médiévale. Ceux qui venaient d’Allemagne, d’Alsace passaient par Cluny où il y avait des reliques. »

Les voies en Bretagne

« Les Anglais débarquaient au Mont Saint-Michel, rejoignaient Rennes et Nantes. Les pèlerins bretons de Brest ou de Morlaix empruntaient la voie qui part de Brest à Quimper, Auray et Brec’h. Aujourd’hui, ce grand chemin, c’est la Nationale 165, la voie express.

« L’association bretonne des amis de Saint-Jacques a balisé la voie à partir de l’abbaye de la Pointe Saint-Mathieu en essayant d’approcher au plus près la voie historique : Brest, Quimper, Quimperlé, Pont-Scorff, Hennebont, Landevant, Brec’h, Sainte-Anne-d’Auray, Vannes.

« Ici, nous avons un triple pèlerinage : celui de Sainte-Anne-d’Auray, le Tro Breizh et le chemin de Compostelle. La chapelle Saint-Jacques de Brec’h est construite au XVe, au moment des pèlerinages. »

La fin des pèlerinages médiévaux

« À la fin du XVe, surtout dans le duché en Bretagne, les autorités ecclésiastiques font en sorte que les fidèles viennent vénérer des saint locaux évitant aux villages de se dépeupler. Et cela rapporte aux sanctuaires locaux.

« On est dans la période de la vente des indulgences qui permettent d’acheter son paradis. À la fin du XVe, les grands pèlerinages perdent en notoriété. Les petits pèlerinages se développent comme vers Notre-Dame du Folgoët. »

Un phénomène Compostelle

« Le phénomène a démarré pas à pas ces 20 dernières années. Sur les chemins de Compostelle, il y a énormément de solidarité. Les marcheurs s’aident. L’engouement est général.

« L’association des Amis de Saint-Jacques est la deuxième en nombre d’adhérents, avec 1 000 personnes des cinq départements. 300 personnes participent à chaque assemblée générale. Dans un esprit laïc, elle a été fondée par Gisèle et Jean-Claude Bourlès, des précurseurs du chemin.

« Certains pèlerins veulent repartir dès qu’ils ont posé leur sac à la maison alors qu’ils disaient jamais plus ! Le pèlerin échappe à la monotonie quotidienne. »

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