The Way a donné envie à Jean-Christophe Rufin, l’immortel randonneur, de repartir sur le Camino

Jean-Christophe Rufin, héros des pèlerins malgré lui © Le Dauphiné

« Le film The Way m’a donné envie de repartir, confesse Jean-Christophe Rufin, auteur du best-seller (près de 300 000 exemplaires) Immortelle randonné. En le voyant, j’avais la nostalgie de la liberté qu’on éprouve lorsqu’on a 400 km derrière soi, 600 devant et qu’on se trouve au milieu de nulle part, totalement déconnecté. Il n’y a plus aucune exigence de rien, on est là, c’est tout, et on n’existe que comme un être qui marche. Dans le pèlerinage, j’aime l’idée que la marche ne soit pas gratuite, humainement, de faire un chemin qui a un sens, au propre et au figuré. Ce n’est pas religieux, mais c’est une ascèse qui prédispose à des émotions spirituelles. Et j’aime le fait de se mettre hors de sa vie, et peut-être hors de la vie, un certain temps. Ça m’a permis de faire un tri entre ce qui comptait vraiment ou non, et d’assumer une forme de tranquillité. »

Dans le Figaro du 24 septembre 2013, Jean-Christophe Rufin, avait  commencé par critiquer le « déficit de réalité » du film : pas de banlieues moches ni de zones industrielles, pas de pieds ensanglantés, pas de promiscuité dans les dortoirs…

Selon lui, le film édulcore les aspects les plus rugueux du chemin, mais, répondrais-je, il en livre aussi le trésor caché : la transformation intérieure, l’amitié, la communion avec la nature.

Rufin est retourné sur le Camino et programme un périple à pied au Japon

Depuis, il est retourné sur le Camino avec un « copain photographe » pour préparer une édition illustrée d’Immortelle randonnée, qui sortira fin octobre cette fois-ci aux éditions Gallimard.

Il présente ainsi ce retour dans le Dauphiné du 7 octobre 2013 :

« Ancien gangster de Montréal qui travaille dans l’humanitaire », Marc Vachon a posé « son regard particulier » sur le pèlerinage. Pas de clichés. L’auteur voulait « montrer le chemin tel qu’il est : sale, bordé par des usines… »

On a fait des petites parties à pied. Mais c’était différent. Après une douche, un petit dej’, on n’a pas les mêmes états de conscience qu’après une nuit dehors. J’ai aussi mesuré à quel point faire le chemin agit sur la durée. Il ne faut pas le zapper. C’est un tout. »

On y apprend que sa prochaine destination sera… orientale.

[Il compte suivre] les pas d’un Savoyard, Léo Gantelet, dont il lit actuellement l’ouvrage sur le pèlerinage bouddhiste des 88 temples de Shikoku, au Japon. « Pour y découvrir une solitude plus grande, accentuée par le problème de la langue. Mais si j’y vais, ce ne sera pas pour écrire. »

Là, on a plus de mal à le croire…

 

A Lire aussi sur pelerin.com : The Way, le film événement de la rentrée 2013

 

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Une réponse à The Way a donné envie à Jean-Christophe Rufin, l’immortel randonneur, de repartir sur le Camino

  1. godin dit :

    sur le chemin (lu dans la Dépêche) :

    « Le totem Bacchus, ciselé cet été dans le tronc d’un cèdre du Liban de six mètres de haut par le sculpteur russe Mikhaïl Alexandrov, se dresse depuis samedi devant le chai du Château Vent d’Autan, à Saint-Matré, son visage souriant et barbu orienté vers le levant.

    Couronnée de grappes de raisin, parsemée de feuilles de vigne et de coquilles Saint-Jacques dorées, peinte en rouge profond, la sculpture symbolise les productions de la propriété et veut aussi rendre hommage aux nombreux pèlerins qui empruntent les routes du Lot et marchent vers Compostelle. Dieu de la vigne, du vin et des plaisirs de la vie, Bacchus veille désormais sur le domaine viticole d’Anne et Olivier Godin où sont produits des vins en biodynamie certifiée depuis 1991, et en biologie depuis 28 ans.

    C’est Gilles Rapaud, charpentier et ancien compagnon, qui a mis en place l’immense totem avec ses engins de levage. C’est aussi lui qui a construit il y a 20 ans le remarquable chai écologique Philibert de l’Orme, isolé au mortier de chanvre, et dont l’espace intérieur est complètement libre, sans poutraison. Seul chai de ce type, il a désormais à ses côtés un totem qui est aussi le premier du genre. »

    bonne réception

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