Comment réagir face aux chiens de berger

Tout marcheur a déjà entendu – sinon expérimenté – la désagréable situation de se retrouver face à un chien de berger aux allures menaçantes. Comment réagir ? Explications et conseils de la Pastorale Pyrénéenne, association chargée du placement et du suivi des chiens de protection dans les Pyrénées.


Extraits de l’article « Randonneurs – chien de protection : mode d’emploi », paru sur le site Pays de l’ours (13/05/09).

Qu’est-ce qu’un chien de berger ?

Né en bergerie et issu de parents eux-mêmes au travail, le chiot est placé individuellement dès 2 mois avec les animaux qu’il aura à protéger. Il tisse des liens affectifs très forts avec les brebis et la relation s’établit jusqu’à une acceptation totale et réciproque. A partir de là, le chien vit en permanence au sein du troupeau : l’été au pâturage et l’hiver en bergerie.

Sa tâche est de veiller sur son troupeau, de jour comme de nuit, et le plus souvent de manière autonome. Ces chiens ne sont pas agressifs mais ont avant tout un rôle préventif et dissuasif.

La présence permanente du chien dans le troupeau, le marquage du territoire par l’odeur et les aboiements sont autant d’éléments qui détourneront le prédateur. Si cela ne suffit pas et qu’un intrus entre dans le périmètre de protection (celui-ci pouvant être variable, de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres), le Patou s’interpose entre le troupeau et l’intrus en aboyant. Ce type de comportement est à la fois un signal d’alerte pour l’éleveur/berger et le troupeau mais aussi pour signifier à l’intrus de ne plus s’avancer vers le troupeau et de s’en écarter. Cette mise en garde est valable quel que soit l’intrus. Elle s’applique aussi bien à l’animal sauvage, au chien en divagation qu’au randonneur.

Les règles à respecter

– Si vous croisez un troupeau, il est souhaitable de contourner largement l’aire de pâturage ou de repos des brebis, ainsi vous respecterez la quiétude du troupeau et par la même occasion le travail du berger. Si vous vous tenez suffisamment à l’écart du troupeau, la plupart du temps, le chien n’aboiera même pas et peut-être ne remarquerez vous pas sa présence.

Dans le cas où le chien vous détecte, il vous signale sa présence en aboyant et en s’interposant devant le troupeau et vous indique de ne pas approcher. Il est alors préférable de continuer votre chemin sans vous rapprocher des animaux.

Il existe des situations où le chien viendra en contact direct avec vous en aboyant, en vous flairant ; soit parce que vous vous êtes approché trop près du troupeau, soit parce que la zone de protection du chien est relativement grande. Dans ce cas de figure, il convient de rester calme et passif. Après avoir effectué son inspection, soit le Patou regagnera son troupeau et vous pourrez reprendre votre chemin, soit il attendra que vous quittiez la zone.

– Même si une telle situation peut paraître impressionnante, il est impératif de ne pas menacer le chien (notamment avec un bâton) puisque ce dernier l’interprètera comme une agression.

Inutile d’essayer de le caresser ou de l’amadouer avec de la nourriture (si les Patous restent en permanence avec leur troupeau, rassurez-vous, ils reçoivent une ration quotidienne de la part de leur maître. Ainsi, en ne leur donnant aucune nourriture, vous contribuez à leur bon état de santé). […]

En résumé, l’important est de ne pas créer de perturbation. Pour se faire, il suffit de contourner le troupeau et surtout de ne pas entrer dans l’aire de pâturage de celui-ci.  Cette règle est valable aussi bien en présence qu’en ’absence de Patous. Elle est également valable lorsque vous abordez un troupeau bovin. Le berger ou le vacher vous seront toujours reconnaissant d’adopter un tel comportement.

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2 réponses à Comment réagir face aux chiens de berger

  1. nicolas daniel dit :

    En 2009, j’ai subi l’agression de trois chiens genre patous sur la Via de la Plata alors que je quittai un village en empruntant le chemin balisé.Bloqué par ces chiens très agressifs il m’était impossible d’avancer ou de revenir sur mes pas et j’ai attendu l’arrivée d’un autre marcheur pour pouvoir franchir l’obstacle.Les chiens nous ont suivis au bout de nos batons pendant une centaine de mètres pour finalement nous laissés partir.Ils étaient seuls sans berger et surveillaient une centaine de moutons parqués dans un enclos proche du Chemin.

    Devant repartir en avril 2011 deValencia pour rejoindre Granja de Moruela par le Camino de Levante,je pense me munir d’un sifflet à ultra sons ou\et d’une Bombe anti agression.Quelqu’un pourrait il me renseigner…

  2. Bourget dit :

    Bonj En cas d’attaque, quel defense adopter? Courir le chien, ira plus vite! Un arbre peut-être! Sinon, jeter son sac ados, se mettre sur le dos, battre des pieds et tourner en même temps en serrant les jambes, car il va chercher a vous prendre a la gorge, et penser a entourer un bras d’un vêtement épais, en appât. Pour les guerriers, si vous y arriver, avec le bâton viser le fond de sa gueule le plus profond possible comme si vous allez chercher son coeur et retirer le aussi sec, et là il va cracher boyaux et trippes ce qui va vous laisser le temps de fuir…enfin c’est a souhaiter!

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