Invention : tirer son sac sans se faire mal au dos

Le randonneur Gérard Sallaud, 68 ans, a inventé un prototype de chariole qui permet de tirer son sac sans se faire mal au dos. Mais pour développer son idée, il a besoin d’un coup de main. Un charriot du même genre existe déjà : le carrix, dont les détails techniques sont fournis ici.

« Je suis un randonneur au long court, qui pour vaincre des maux de dos a développé un système de portage destiné à vagabonder en toute autonomie, expliquait-il dans le bulletin Camino (n°79 – mars 2009), édité par François Lepère. De nombreux essais ont confirmé la bonne adaptation du système. Il doit être possible de trouver un avenir pour cet appareil qui rendrait bien des services à des randonneurs qui, eux aussi, rencontrent des limites dans leur grandes randonnées, notamment vers Saint Jacques de Compostelle. Retraité je ne souhaite pas, personnellement, me charger de ce développement. J’aimerais le confier à un grand randonneur qui, en recherche d’une activité professionnelle, serait tenté d’étudier l’aventure, en toute indépendance. Une gamme de fabrication et une liste de fournisseurs existent ainsi que les deux exemplaires des charioles-test. »

Suite à cet appel, lancé le 5 mars, l’inventeur, qui habite près de Dreux, a noué des contacts prometteurs. « L’annonce a permis de tisser des liens intéressants et des solutions vont peut être s’en dégager, dit-il. Elle a aussi donné de beaux contacts qui me donnent envie d’avancer dans ce projet solidaire. »

- Le site de présentation de sa chariole Randomax

Un autre outil pour le portage : le carrix

Pour mémoire, une société suisse a déjà mis au point un charriot porte sac à dos appelé « Carrix« , dont voici le descriptif par François Joncourt, qui le diffuse :

« Il passe partout si le pilote est bon selon le poids emporté et les difficultés du terrain (peu se porter sur le dos facilement).
- Pliable 76x24x20cm poids 4,6kg
- Roue increvable.
- Axe large comme une chaussure de marche.
- passe dans les sentiers étroits.
- Ne se retourne pas dans les dévers.
- Ne pousse pas dans les descentes.
- Inertie absorbés par le harnais.
- S’adapte à l’inclinaison jusqu’à 40°.
- Slalome entre les obstacles, est très maniable.
- Avec la petite roue en avant le tirage est plus facile sur les obstacles qu’avec une grande roue.En aditionnant le rayon et le diamètre des roues le carrix dispose d’une roue de 44cm tout en gardant un centre de gravité très bas.
- Se plie et se déplie en deux minutes sans outil.
- Peu de vibration le carrix est flexible verticalement et en torsion, rebondit sur les rochers.
- Tout est réparable soi-même,pas de soudure ,une seule clef de 10mm est nécessaire pour tout démonter.
- Peu servir de support de tente,auvent etc.. sèche-linge en marchant.de brancard de secours,supporte un homme sur le passage d’une crevasse.(un blessé a été descendu en brancard dans la vallée de Chamonix en 2008)
- Pour les descentes le marcheur est très à l’aise et freine moins qu’avec un sac sur le dos ,le portage et la poussée se faisant au niveau de la ceinture et même plus bas.C’est un grand avantage et une fatigue épargnée importante.
Son prix Au Vieux Campeur: €.686 ( sans les accessoires) en location chez Locarrix.fr« 

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16/03/2009

3 Réponses pour “Invention : tirer son sac sans se faire mal au dos”

  1. Redigé par Phebus:

    Bonne idée, le chariol !!!
    Je suis en train d’en fabriqué un, plutôt ‘light » avec une roue, un plateau et deux bras.
    Bonne chance dans votre projet.

  2. Redigé par secondé anne marie:

    je suis allée à pied jusque Jerusalem avec le carrix. léger et passe-partout, c’est vrai. Le mien avait deux petites roues à l’arrière. Très roulant sur petites routes et en ville (trottoirs). Sauf quand le goudron est « moulu » grossièrement comme en Turquie : le pneu est certainement inadéquat pour absorber les micro secousses, insaisissables au « senti » mais ralentissantes au max! A part cela, le jumelage harnais/trolley absorbe en effet le poids. Il devrait y avoir des amélioration à apporter au harnais, toutefois : au niveau des épaules, à la longue, beaucoup moins confortable que le rembourage prévu sur les sacs à dos. Bien sûr, le fabricant privilégie le poids global de l’appareil mais, à mon sens, puisqu’on ne le sent plus en le tirant, il ne faudrait pas ménager les amortis à ce niveau, ainsi qu’au niveau des boucles de liaison à la hauteur des hanches (je suis plutôt mince et je les sens…. et en marchant, ça ne s’arrange pas !!!!) Dernière chose : une cale qui permettrait au carrix de tenir debout devrait être non un accessire mais faire partie du tout… ce que je croyais en l’achetant. Quant à la maniabilité hors harnais bras dépliés, parfait. Bras repliés : nulle au point que j’aie fait souder (verticalement à la barre transversale entre les 2 bras) un petite pièce en métal me permettant une préemption plus aisée quand le cariot est chargé. A part cela, sans le carrix, aurais-je fait ce voyage avec autant de candeur ? j’ajouterai presque que tout comme pour un âne, il attirait l’attention. Le Moyen-oriental étant curieux de nature… ce fut aussi un moyen de communication inattendu!
    Innovez, innovez… Il y aura du client, même pour les non-randonneurs : quand je serai vieille -enfin plus vieille -, je ferai mes courses à pied avec! car c’est increvable! les pneuxssont encore parfaits! Et par les temps qui courent… c’est écolo. Juste cher à l’achat tout de même!

  3. Redigé par Roland:

    Jérusalem en partant de France ce n’est pas la porte à côté.Chapeau bas Anne-Marie….
    J’ai acheté un carrix ce printemps pour marcher en autonomie sur le sentier des douaniers autour de la presqu’île de Crozon et le chemin de Stévenson.
    Comme le poids de mon sac approchait les 25kg j’ai pris les épaulettes de confort qui sont proposées pour le harnais du carrix .Les vibrations sont nettement ammorties sur des chemins caillouteux.Dans l’équipement le fabricant ajoute maintenant une petite cale à glisser dans la roue et bloque ainsi le carrix quand il s’agit de le laisser debout contre un mur.
    J’ai aussi été très remarqué avec ce chariot-brouette et le contact avec les personnes rencontrées en a été facilité.
    Dans les descentes je l’ai parfois passé devant.Pour les grands escaliers du chemin des douaniers je l’ai tiré en me retournant c’est plus facile.Il y a toujours une solution pour chaque situation.
    L’année prochaine je me lance sur les chemins de St. Jacques de Compostelle.
    Et par les temps qui courent …c’est écolo

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