L’écrivain Jean-Louis Hue indique les bonnes marches à suivre

Revue de livre. Dans « L’apprentissage de la marche » (éd. Grasset, 2010, 231 p. ; 17 €), Jean-Louis Hue est parvenu à nous emmener vers des contrées insoupçonnées, et ce par moult détours savoureux. Par Estelle Couvercelle/Pèlerin.

« Un voyage fût-il de mille li, commence sous votre chaussure », aimait à rappeler le sage chinois Lao-tseu. Certains écrivains ont ainsi franchi le pas. Finie la contemplation, place à l’action ! À force d’avoir le mont Ventoux sous les yeux pendant sa jeunesse en Avignon, Pétrarque a décidé d’en faire son ascension au printemps 1336.

Cinq cents ans plus tard, Flaubert, pour qui « on ne peut penser et écrire qu’assis », est finalement parti sur les routes de Bretagne, après s’être laissé convaincre par son ami Maxime Du Camp. Il faut dire que le romancier venait de perdre à quelques mois d’intervalle son père et sa jeune sœur Caroline. Marcher, pour changer d’air, pour voir le monde autrement… pas seulement.

Dans son essai intitulé L’apprentissage de la marche, Jean-Louis Hue nous révèle que la marche a nourri nombre d’auteurs. Bien sûr, parmi eux, Rousseau. Les romantiques ont suivi les traces du philosophe, les aventuriers aussi, à l’instar de l’Écossais Stevenson s’initiant à l’art du camping dans les Cévennes.

Le regard que Jean-Louis Hue porte sur la marche est une belle occasion de rendre hommage aux œuvres d’écrivains de tous horizons : de Jacques Lacarrière en passant le poète japonais Bashô, mais aussi de saluer le talent de personnalités aussi diverses que le peintre chinois Shitao, le jardinier Le Nôtre, ou encore Claude-François Denecourt, l’initiateur des premiers parcours fléchés dans la forêt de Fontainebleau.

Du divertissement au pèlerinage

En se laissant guider par tous ces personnages, Jean-Louis Hue nous invite aussi à découvrir les différentes facettes de la marche. Celle-ci a effectivement évolué dans sa pratique au fil des siècles D’une activité incongrue, voire dangereuse, elle est devenue un divertissement avec ses règles de bienséance érigées par Louis XIV dans les jardins de Versailles.

La marche se fait balade romantique dans la forêt de Fontainebleau, avant de se muer en pratique sportive au moment où s’enchaîne au XIXe siècle les ascensions des sommets alpins. Quant aux nouveaux grands boulevards parisiens, ils remettent au goût du jour la flânerie. Et aujourd’hui, l’engouement pour les chemins de Compostelle conduit des milliers de pèlerins sur les routes.

Pas à pas, Jean-Louis Hue est parvenu à nous emmener vers des contrées insoupçonnées, et ce par moult détours savoureux. Difficile de quitter ces aventures pédestres.

C’est pourquoi j’ai décidé de continuer ma route en empruntant, ce dimanche 26 septembre, à la bibliothèque municipale de Malakoff (Hauts-de-Seine) Chemin faisant, de Jacques Lacarrière. L’ouvrage est paru pour la première fois en 1974, mais il n’est jamais trop tard pour savoir apprécier la marche, n’est-ce pas ?

Estelle Couvercelle

► Pour vous donner un avant-goût de l’essai de Jean-Louis Hue, découvrez les premières pages en ligne de « L’apprentissage de la marche ».

►Balades littéraires : découvrez des parcours pour suivre le pas de grands écrivains à l’instar de Balzac et de Saumur, Proust à Paris, Jules Verne à Amiens… Une initiative originale lancée par l’association Terres d’écrivains.

►Pour aller plus loin, je vous invite à surfer sur le site de l’association Déroutes & Détours, qui s’intéresse au voyages sous toutes ses formes : littéraire, scientifique, culturelle… L’occasion de découvrir notamment le travail d’écrivains-marcheurs et de photographe .

« Un voyage fût-il de mille li, commence sous votre chaussure », aimait à rappeler le sage chinois Lao-tseu. Certains écrivains ont ainsi franchi le pas. Finie la contemplation, place à l’action ! À force d’avoir le mont Ventoux sous les yeux pendant sa jeunesse en Avignon, Pétrarque a décidé d’en faire son ascension au printemps 1336.

Cinq cents ans plus tard, Flaubert, pour qui « on ne peut penser et écrire qu’assis », est finalement parti sur les routes de Bretagne, après s’être laissé convaincre par son ami Maxime Du Camp. Il faut dire que le romancier venait de perdre à quelques mois d’intervalle son père et sa jeune sœur Caroline. Marcher, pour changer d’air, pour voir le monde autrement… pas seulement.

Dans son essai intitulé L’apprentissage de la marche, Jean-Louis Hue nous révèle que la marche a nourri nombre d’auteurs. Bien sûr, parmi eux, Rousseau. Les romantiques ont suivi les traces du philosophe, les aventuriers aussi, à l’instar de l’Écossais Stevenson s’initiant à l’art du camping dans les Cévennes.

Le regard que Jean-Louis Hue porte sur la marche est une belle occasion de rendre hommage aux œuvres d’écrivains de tous horizons : de Jacques Lacarrière en passant le poète japonais Bashô, mais aussi de saluer le talent de personnalités aussi diverses que le peintre chinois Shitao, le jardinier Le Nôtre, ou encore Claude-François Denecourt, l’initiateur des premiers parcours fléchés dans la forêt de Fontainebleau.

Du divertissement au pèlerinage

En se laissant guider par tous ces personnages, Jean-Louis Hue nous invite aussi à découvrir les différentes facettes de la marche. Celle-ci a effectivement évolué dans sa pratique au fil des siècles D’une activité incongrue, voire dangereuse, elle est devenue un divertissement avec ses règles de bienséance érigées par Louis XIV dans les jardins de Versailles.

La marche se fait balade romantique dans la forêt de Fontainebleau, avant de se muer en pratique sportive au moment où s’enchaîne au XIXe siècle les ascensions des sommets alpins. Quant aux nouveaux grands boulevards parisiens, ils remettent au goût du jour la flânerie. Et aujourd’hui, l’engouement pour les chemins de Compostelle conduit des milliers de pèlerins sur les routes.

Pas à pas, Jean-Louis Hue est parvenu à nous emmener vers des contrées insoupçonnées, et ce par moult détours savoureux. Difficile de quitter ces aventures pédestres.

C’est pourquoi j’ai décidé de continuer ma route en empruntant, ce dimanche 26 septembre, à la bibliothèque municipale de Malakoff (Hauts-de-Seine) Chemin faisant, de Jacques Lacarrière. L’ouvrage est paru pour la première fois en 1974, mais il n’est jamais trop tard pour savoir apprécier la marche, n’est-ce pas ?

Estelle Couvercelle

► Pour vous donner un avant-goût de l’essai de Jean-Louis Hue, découvrez les premières pages en ligne de « L’apprentissage de la marche ».

► Balades littéraires : découvrez des parcours pour suivre le pas de grands écrivains à l’instar de Balzac et de Saumur, Proust à Paris, Jules Verne à Amiens… Une initiative originale lancée par l’association Terres d’écrivains.

► Pour aller plus loin, je vous invite à surfer sur le site de l’association Déroutes & Détours, qui s’intéresse au voyages sous toutes ses formes : littéraire, scientifique, culturelle… L’occasion de découvrir notamment le travail d’écrivains-marcheurs et de photographe .

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