Morbihan : Jean-René Dagouat, marin marcheur

Revue de presse. Parti d’Ouessant début mars, Jean-René Dagouat, chapeau noir et bourdon en bois de noisetier, rallie Saint-Jacques de Compostelle en suivant le chemin des douaniers de Bretagne en Galice. Une voie littorale inédite. Source : Le Télégramme (09/04/09)

Extraits de l’article : « D’Ouessant à Compostele, Jean-René marche d’île en île », Le Télégramme (09/04/09)

« Marin à ses heures, ce jeune retraité de la Caisse d’allocations familiales de Brest où il vit, est né sur le port, à Vannes, le jour de la Saint-Jacques. Marcheur invétéré, son nouveau périple le mènera au-delà de Saint-Jacques-de-Compostelle, jusqu’à Moros, en Galice.

«Je suis parti le 9 mars d’Ouessant. Je longe la côte par les sentiers douaniers tant que c’est possible», explique Jean-René Dagouat. «Et je m’arrête dans toutes les îles si je trouve un passeur ou une liaison régulière». À ce jour il a parcouru 456km.

Cet ancien scout marin a beaucoup navigué dans les eaux insulaires de Bretagne. «Elles étaient et sont toujours mon terrain de jeux». Avec l’autorisation de la préfecture maritime, ce marin fait tamponner son «passeport» auprès de tous les sémaphores rencontrés, sans oublier les capitaineries, les bateaux et même les musées.

Des cachets qui tracent la route. Tout est mentionné sur son carnet de voyage : les rencontres avec la nature mais aussi avec le patrimoine et surtout les échanges avec les hommes et les femmes croisés au détour d’une fontaine, d’un sentier ou sur un navire. «Beaucoup m’accompagnent un bout de route». […]

« Ce voyage n’a rien de spirituel », poursuit Jean-René Dagouat qui parle l’espagnol couramment. «En 2002, j’avais fait une partie du chemin et il fallait que je le réalise pleinement». Sac à dos, tente légère, il va d’un pas sûr, avec à la main «Velleda», en bois de noisetier et liane de chèvrefeuille ancrée, le tout retravaillé comme une sirène de mer. Sa fidèle canne ornée de la coquille doit le conduire au rassemblement traditionnel des bateaux de Galice, à Moros. »

Suivez le fil info du marcheur sur Twitter

Ce contenu a été publié dans Compostelle, Insolite, Témoignage, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.