Qui suis-je ?

Je m’appelle Gilles Donada. J’ai 48 ans. Je suis marié et père de deux enfants (une fille née en 1993, un garçon en 1996) et je suis journaliste dans le groupe Bayard (le quotidien La Croix, Pèlerin, Phosphoe, Okapi, J’aime lire, Notre-Temps, etc.)

Comment j’ai eu la révélation de la marche

Jusqu’à 38 ans, la marche m’était étrangère. Je trouvais ce moyen de locomotion lent et fastidieux. Le marcheur était une étrange créature que j’avais croisée une fois dans mon enfance. Je me souviens. Nous étions à bord de la Renault 16 familiale qui nous emmenait vers les Alpes Martimes. A travers les vitres dégoulinantes de pluie défilait un paysage morne et plat. Nous avions quitté l’autoroute pour emprunter quelques départementales. A travers le pare-brise, balayé par les essuie-glaces, est apparu, au détour d’un virage, une forme indistincte se mouvant au bord de la route.

Il s’agissait de deux marcheurs, séparés de quelques dizaines de mètres, qui avançaient têtes baissées contre le vent et la pluie, le poncho en bataille. Je me demandais d’où ils venaient. Je ne savais pas où ils allaient. Nous les avions rapidement dépassés. Le front appuyé contre la vitre, je considérais le bord de la route qui défilait sous mes yeux et je pensais : « Dire qu’ils verront cela dans plusieurs heures ! ». Ces marcheurs m’avaient semblé un peu fou, et cette folie m’a séduit. Cette rencontre impromptue a laissé en moi un saveur d’aventure, comme un sillage menant au grand large.

J’ai découvert la marche en novembre 2006 en me lançant avec une ami d’enfance, Emmanuel, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle par la via Turonensis (via de Tours) que nous parcourons de façon fractionnée, environ une à deux fois par an. A ce jour, nous avons parcouru les 1700 km de la voie de Tours. En Espagne, nous avons emprunté le Camino del Norte, puis, à partir d’Oviedo, le Camino primitivo jusqu’à St-Jacques où nous sommes arrivés le 3 août 2016.

En novembre 2008, je suis parti marcher seul sur le chemin de saint Gilles (appelé aussi chemin de Régordane) entre le Puy-en-Velay et Saint-Gilles du Gard, en trois fois. Le chemin fait 250 km (environ 2 à 3 semaines de marche). Besoin de marcher vers moi-même.

En 2013, j’ai entamé seul le camino ignaciano (chemin de saint Ignace de Loyola), chemin que le fondateur des jésuites, saint Ignace de Loyola — soldat, aventurier, homme d’action, entrepreneur, penseur et saint — , a parcouru en 1522 entre sa maison natale au pays basque et Manrèse en Catalogne, où il a rédigé ses fameux exercices spirituels. Je l’ai poursuivi l’été 2015, entre Logroño et Saragosse. Le chemin nécessite 4 semaines de marche (650 km).

Ce que la marche m’a enseigné

Comparé à celles et ceux qui ont parcouru des milliers de kilomètres, je ne reste qu’un tout petit marcheur. Quoique très limitée, l’expérience de ces premiers pas m’a dévoilé certaines vérités que j’aimerais évoquer ici :

La marche m’a révélé à moi-même. Je me rappelle notamment de cette étape mémorable lors de notre première étape de trois jours entre Arpajon et Artenay. Le troisième jour nous avions plus de 40 Km à parcourir et je n’avais jamais effectué une telle distance à pied de ma vie. Je ne savais même pas si j’allais y arriver !

En partant un peu avant 6h, j’avais une boule dans le ventre. Nous nous sommes séparés avec mon ami car lui, en meilleure condition physique, marchait plus vite que moi. Après deux heures de marche, j’ai mal lu une indication et je me suis trompé de chemin. J’ai fait un détour de 3 Km supplémentaire, horreur ! Je luttais contre le sentiment de panique qui m’envahissait : 43 Km, je n’y arriverai jamais ! Je me suis appliqué à me fixer comme objectif le village suivant, sans penser à la suite de la route.

Dès que j’y entrais, j’embrassais le panneau en me prodiguant – pour la première fois de ma vie – des paroles de félicitations et d’encouragements. Sur la route, constituée de champs et de départementales, j’ai chanté, j’ai hurlé, j’ai pleuré, j’ai prié à tue-tête. Après douze heures de marche, je suis arrivé à Artenay en claudiquant, hagard mais heureux. Et si fier et reconnaissant !

La marche me remet les pieds sur terre. C’est le pèlerin Joël Gaillard qui m’a dévoilé la spécificité propre de la marche. Quand on court, m’a expliqué cet ancien athlète de 400 mètres haies, arrive un moment où nos pieds ne touchent plus terre, à la différence de la marche qui nous garde les pieds toujours en contact avec le sol. Elle permet de faire l’expérience que c’est la terre qui nous porte. Saint-Exupéry, dans Terre des hommes, écrit « La terre nous apprend plus que tous les livres sur nous. Parce qu’elle nous résiste. »

La marche me remet à l’endroit : elle m’empêche de continuer à marcher sur la tête et me remet les pieds sur terre ! Elle me resynchronise avec moi-même.

Quand je marche, je me sens libre et je goûte la simplicité de la vie. Dans mon sac à dos, j’ai de quoi manger, dormir, me vêtir. J’ai mes pieds pour avancer. Le simple nécessaire. Le nécessaire simple. Rien ne me manque. La marche me fait le cadeau d’une vie simple. C’est si bon une vie simple !

Quand je marche, je découvre mon pays, la France… et L’Espagne. Parisien de naissance, je n’ai pas de terre d’appartenance. Je ne me sens enraciné nulle part. En parcourant notre pays à pied, j’ai découvert sa réalité (et souvent sa beauté) : ses villages, ses hameaux. J’ai rencontré ces familles qui vivent en pleine campagne à des kilomètres du premier bourg. J’ai mieux compris ce que c’est que de vivre en France. En suivant le chemin de Compostelle et le celui d’Ignace, je parcours la côte nord de l’Espagne et le nord du pays. J’affectionne la traversée de ces villages, toujours vivants (l’été, ils bruissent des fêtes patronales).

Quand je marche, j’entre en dialogue avec la nature et le Créateur. Sur la voie de Tours, je me rappelle m’être arrêté à l’aube, le souffle coupé, en contemplant le spectacle inconnu de la terre retournée par les tracteurs : des champs fumant, comme une chaude matrice. Sur le chemin de saint Gilles, je me rappelle de ce troupeau de collines interprétant toute la gamme des couleurs automnales. Qui contemple la nature, contemple l’oeuvre de Dieu, et donc Dieu lui-même, qui est encore plus beau que cette admirable nature. C’est le bonheur simple et profond du marcheur que d’avoir Quelqu’un vers qui se tourner – l’auteur de ce chef d’oeuvre – pour lui dire : « Merci ! »

Quand je marche, même seul, je ne sens jamais seul. Je me sens plein, plein d’une présence douce et rassasiante. Je marche seul sans éprouver la solitude car tout autour de moi est Présence.

Quand je marche, je découvre le sens du mot confiance et hospitalité. Sur le chemin de saint Jacques, nous sommes accueillis par des anciens pèlerins ou des responsables de gîtes. J’ai découvert sur le chemin de saint Gilles une autre harmonique du mot hospitalité : je ne réservais pas pour le soir. Quand j’arrivais dans un village, je demandais où je pouvais être hébergé. Je ne me suis retrouvé qu’une fois à l’hôtel… Dans nos vies trop organisées et cadrées, l’imprévu est synonyme de désordre, de menace, de danger potentiel. Sur la route (c’est là mon expérience jusqu’à ce jour) l’imprévu est bienveillant, c’est la rencontre, la bonne surprise, l’émerveillement.

Une anecdote : une fin d’après-midi, j’arrive dans un village qui ne dispose, d’après le topo guide, ni de gîte, ni d’hôtel. En entrant dans le village, je commençe à jeter des coups d’oeil à droite, à gauche pour repérer un endroit (grange ou hangard) où je pourrais passer la nuit. Arrivé au niveau de l’église, je décide de gravir les quelques marches pour voir si elle est ouverte. Bonne nouvelle, elle l’est. J’ai à peine fait un pas à l’intérieur que je ressens tout de suite une chaleur accueillante m’indiquant que le bâtiment est chauffé. Alors que mes yeux s’accoutument à la pénombre, j’aperçois une demi-douzaine de têtes chenues, regroupées près du choeur et tournées vers moi. J’avance et me présente. Ces dames m’expliquent qu’elles font partie d’un groupe qui prie le chapelet une fois par mois. Et je tombe juste le jour et à l’heure pile où elles se réunissent ! Elles me proposent de rester prier avec elle, ce que je fais, bien volontiers. A la fin, alors que tout le monde se lève pour quitter l’église, je les interroge sur les possibilités d’hébergement… « Malheureusement, me disent-elles, il n’y a rien de tel ici… Mais, ajoute l’une d’elle, il y a peut être une solution… ». Quelques minutes plus tard, cette charmante dame, qui se révèle être une religieuse, revient avec une clef des locaux paroissiaux voisins qu’elle me remet pour la nuit.

Quand je marche, je fraternise. Quelle facilité de contact quand on croise d’autres marcheurs, les rapports sont simples, directs, chaleureux. Je me rappelle de ce pot pris après une journée de marche sur la place de saint-Jean d’Angély avec un couple et un autre pèlerin. On aurait dit de vieux copains !

La marche est un lieu de conversion, au sens propre : « se tourner vers » soi, vers les autres, vers la création, vers le créateur. Sur le plan spirituel, je le rapproche du désert dans la Bible, lieu de retour sur soi-même et de proximité avec l’Essentiel, Dieu, qui marche avec nous et qui ne nous quitte pas d’une semelle !

Sur les chemins de terre, Dieu devient notre guide. Bon pédagogue, il nous apprend à marcher. « C’est moi qui lui apprenais à marcher, dit Dieu dans le livre d’Osée (chapitre 11, verset 3) à propos de son peuple, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours. » Dans le livre de Michée (chapitre 6, verset 8), Dieu dit : « Homme, le Seigneur t’a fait savoir ce qui est bien, ce qu’il réclame de toi : rien d’autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu. » « Marcher humblement », voilà le secret.

Marcher, c’est (a priori) facile. Je suis toujours étonné par le décalage entre l’extraordinaire fécondité de la marche en terme de renouvellement intérieur et sa très grande simplicité : mettre un pas devant l’autre, pendant plusieurs minutes ou plusieurs heures. Le naturel de la marche nous ouvre au surnaturel de la transformation intérieure.

Marcher, ça remue les entrailles. C’est généralement au moment du retour chez soi qu’on perçoit l’intensité et la profondeur incroyable de ce qu’on a vécu sur le chemin : gratitude pour les rencontres imprévues, pour la beauté des paysages croisés. Durant les jours qui suivent mon retour de marches, j’ai la sensation, presque physique, d’avoir les entrailles remuées, comme si j’avais été travaillé, labouré de l’intérieur. La raison ? En marchant, nous ouvrons nos portes et nos fenêtres intérieures pour nous laisser éclairer et habiter par tout ce (ceux et Celui) que nous croisons… Et cette lumière surnaturelle demeure en nous à la manière d’une présence féconde.

La bienveillance de la marche. Il n’y a pas besoin de marcher beaucoup pour en ressentir les bienfaits physiques, psychiques, spirituels. Personnellement, je ne peux marcher sur le chemin de Compostelle et de Saint Gilles que 5 jours, une ou deux fois par an.  Or, ce que j’y ai reçu n’a aucune commune mesure avec le temps et les kilomètres passés, ni avec ma moyenne horaire ! Le chemin donne sans compter, à profusion, dès qu’on l’emprunte, ne serait-ce que pour quelques kilomètres.

Marcher sur… les pieds. La marche a fait prendre conscience au citadin (et Parisien, qui plus est  !) que je suis qu’il marche la plupart du temps…  sur la tête, autrement dit trop vite. Les exigences de notre monde productiviste nous intiment d’avancer à la cadence d’un micro-processeur d’ordinateur ! Or, nous ne sommes pas fait pour cela ! Et notre corps, notre esprit et notre âme crient grâce ; les signaux d’alerte rouge se multiplient  : maladies, dépression, addictions…

Marcher pour trouver son (vrai) rythme. Pour continuer à avancer selon ce rythme de fou, notre société nous propose des moyens de nous ajuster encore davantage à ses cadences infernales. Il est très intéressant de voir comment le mot « gérer » et « gestion », autrefois réservés au domaine de la production économique, ont envahi, dans le langage quotidien, tous les champs de la vie relationnelle. Aujourd’hui, on ne vit plus, on gère son stress, son emploi du temps, son couple, sa sexualité, ses enfants, ses échecs, ses deuils… En fait, on ne gère rien de tout, on part en lambeaux, oui !

Pourquoi tant de gens se tournent aujourd’hui vers la marche (randonnées, chemins de pèlerinage, balades, excursions) ? Parce que c’est dans ces moments-là qu’ils retrouvent le vrai rythme de la vie, qu’ils se sentent en accord avec eux-même et avec le monde qui les entoure.  Quand on marche, on n’est « pas dans l’effort mais dans l’essor », pour reprendre une expression du bon docteur Vittoz. La marche est thérapeutique : elle nous ramène (et nous garde, au sens fort)  les pieds sur terre : pour avancer, on ne peut pas aller plus vite que ses pieds !

La pédagogie de la marche est merveilleuse : elle donne un sens, c’est-à-dire à la fois une direction, une destination, un but  (faire le tour du lac, emprunter le GR entre tel et tel point, aller à Compostelle) et un itinéraire pour y parvenir. Ce faisant, elle donne du sens – c’est-à-dire une « signification » – à la vie

Quand je marche, je dis « Bonjour ! »
Quand je marche, je salue toute personne que je croise. Les enfants sont les plus géniaux. Ils me regardent venir de loin, droit des les yeux et répondent à mon bonjour de façon sonore. Un délice !

Avec les adultes, en revanche, c’est plus mitigé. Certains me répondent d’emblée, d’autres me souhaitent un encourageant « Bonne route », accompagné d’un sourire. C’est simple, c’est chaleureux.

D’autres, en revanche, me regardent d’un visage inexpressif comme si j’étais invisible et qu’ils étaient sourds ; d’autres regardent subitement dans la direction opposée à la mienne pour ne pas croiser mon regard. D’autres encore, dans certains villages, referment leur porte sur mon passage ; ou me fixent en fronçant les sourcils puis détournent le regard.

D’autres, enfin, me suivent d’un regard  lourd et suspicieux qui me pèse sur les épaules : je suis l’inconnu, l’étranger, la menace. Alors je secoue la poussière de mes chaussures, et je poursuis ma route.

Sur le chemin, tout devient signe
Quand je marche, je me mets en mode réception, et non plus émission. Réceptif au vent, à la qualité du sol sous mes pieds, à la lumière, aux arbres, au vent. En lisant le monde qui m’entoure, je peux le relier à mes émotions, mes questions, mes quêtes plus intérieures.

Je me souviens des reflets luminescents de la rivière, qui s’écoule sous deux ponts.
Je me souviens de la joie musicale des cloches d’En Calcat qui ont orienté mes pas vers le monastère bénédiction alors que je n’étais pas sûr de la direction à prendre.
Je me souviens de ces innombrables feuilles, poussées par le vent, qui me dépassaient sur le chemin, comme des foules de lilliputiens exaltés et hilares, à l’heure de la récré.
Je me souviens de cet heureux escargot orange, taggé sur un pont, qui proclame : « Vivre libre ».

Mes marches, seul, avec mes enfants

Fin juin 2009, je suis parti pour la première fois, marcher 3 jours avec mes enfants pour leur faire partager ce qui me rend heureux, sur la voie d’Arles vers Compostelle. La difficulté est de choisir des distances courtes (moins de 20 km) pour leur donner le goût sans les dégoûter ! Nous avons dormi à la belle étoile et dans un gîte. Nous avons rencontré des pèlerins japonais, tchèques, italiens… A notre retour, mon fils m’a demandé: « Quand est-ce qu’on repart ? ». Ma fille aîné, a aimé l’expérience mais a souffert en route (elle a été victime d’une très grosse allergie).

Voici ce qu’elle a écrit (Emma, 15 ans) : « Comme si des millénaires s’étaient écoulés depuis notre arrivée, je regarde paisiblement le jeu d’eau de la fontaine. Assis à la table du café, nous attendons encore et encore l’arrivée de notre sauveur [Nicolas, un ami qui nous rapatrie d’urgence sur Montpellier car Emma ne peut plus marcher NDR]. Les pieds enflés et douloureux, je sens cette exténuante chaleur m’abattre. La matinée fut pourtant bonne. 17 Km parcourus fièrement. Des paysages magnifiques. Le sentiment incroyable de se sentir si faible mais si puissant à la fois. Les pieds qui brûlent. Les embûches. La vitesse de la marche qui augmente au fur et à mesure des jours. Chaque kilomètre parcouru est une victoire la fatigue, la sédentarisation. L’immensité de la terre prend son ampleur. Les perspectives sont enfin humaines. »

Du 10 au 19 avril 2011, j’ai repris la voie d’Arles vers Compostelle avec mon fils de 14 ans. 175 km en sept jours de marche, avec des étapes superbes comme Saint-Guilhem du Désert, entre Montpellier et la Salvetat-Saint-Agout. Envie de passer du temps, entre hommes, avec mon fils qui quitte le monde de l’enfance. Envie de le mettre en contact avec l’Esprit du Chemin qui accompagne celui qui marche tous les jours de sa vie. Pas mal de dénivelé sur cet étape qui franchit les cols comme on enfile des perles (avec un jour 5 heures d’ascension continue). Prendre le temps — la seule chose qu’on ne possède pas mais qu’on peut donner — d’être ensemble a été bon, comme Dieu dit aux premiers jours de la Création.

Je vois Thomas gravissant, petit à petit, la pente sans rechigner pour arriver au sommet. Je me rappelle de cet accueil bon comme le pain (béni et abondant ce soir-là) chez Philippe et Marie-Odile à Lunas. Je me rappelle de cet halte pour croquer nos sandwichs au sommet du col de Serviès avec un panorama à perte de vue sur les collines verdoyantes. Je me rappelle de notre dîner avec Pierre le Basque, qui avalait en souriant ses 40 bornes quotidiennes. Je me rappelle de ces heureuses retrouvailles le soir à l’étape avec Gisèle et Robert, qui marchaient jusqu’à Oloron-Sainte-Marie. Je me rappelle de cette traversée de ruisseau alors que nous étions perdus et le visage accueillant d’Yves, apparu au-dessus de la gueule de son chien, qui nous a remis sur le bon chemin. Je me rappelle… et je savoure.

Les billets où je parle de mon expérience de marcheur

11 réponses à Qui suis-je ?

  1. d'Aligny dit :

    super continuez et aidez les autres.Pour eux merci

  2. isagir dit :

    bonjour
    je viens de sur voler cette page car moi je cours toujours mais je sens dans un coin de moi que la marche va venir et apprécier toute ses belles choses que vous décrivez ici.
    j’aimerai partir quelque jours avec ma fille de 16 ans pour partager ….

    bonne route pour 2015

  3. Vanessa Roué dit :

    Bonjour, réalisatrice à la recherche de pèlerins sur les chemins de St Martin pour un film documentaire, je découvre votre blog avec grand intérêt. Pourrions-nous échanger par mail?
    un grand merci de votre retour !
    Bien à vous

  4. Chevignard dit :

    Bonjour,

    J’ai 26 ans, viens de terminer mes études en communication et souhaite partir à Jérusalem depuis Versailles en vélo.
    Afin de préparer au mieux mon périple je souhaite bénéficier de l’expérience d’un aîné. Que pouvez-vous me conseiller comme trajet? Avez-vous des conseils à me donner avant de m’engager sur cette voie?
    Je vous remercie pour votre retour.
    A bientôt,

    Anne-Laure

    • Gilles dit :

      Bonjour Anne-Laure, je vous conseille de venir le 20 juin au 1er Forum des chemins de pèlerinage où vous pourrez rencontrer des pèlerins qui sont allés à Jérusalem. Ils seront présents à la table ronde à 15h. Gilles

  5. Muriel dit :

    Bonjour Gilles, je suis tombée à plusieurs reprises sur votre blog aux contenus fort intéressants, du coup, j’ai fini par le placer dans mes favoris. Une petite remarque avez-vous pensé à installer sur votre blog un nouveau thème WP consultable sur les mobiles ? Bien à vous.

    • Gilles dit :

      Bonjour Muriel, normalement c’est le cas avec l’extension WPTouch. Je l’ai mise à jour. Dites moi si ça fonctionne.

      • Muriel dit :

        Bonjour Gilles, avez-vous testé votre site sur un mobile ou avec Mozilla ? Il se pourrait que WPTouch ne soit pas bien paramétré… Votre thème n’est pas responsive…. 🙂 Bien à vous.

  6. JULIEN dit :

    Bonjour Je viens de lire comment vous avez découvert la randonnée. J’ai des chambres d’hôte sur le chemin de St Guilhem Cne de Laval du Tarn et hier soir de jeunes randonneurs m’ont sensibilisée encore plus à la richesse de la découverte de nos paysages à pied. Je veux bien vous aider pour la découverte de ma région. Je laisse mes coordonnées.

  7. LOIRE Maria dit :

    Gilles je me suis régalée en te lisant, retrouvant avec joie tou ce que j’ai ressenti au cours de mes différents cheminements et période d’accueillante / hospitalière. Merci

  8. Annette DUDOME dit :

    Nous sommes 2 couples amoureux de la nature, nous habitons la Belgique, nous pensons faire le Saint-Jacques de Compostelle, un seul problème : nous n’avons qu’une semaine (travail oblige) et nous partons de Puy-En-Velay jusque Saint-Chély d’Aubrac et peut – être Espalion (tout dépendra de notre allure).Je suis à la recherche de Chambres d’hôtes et ou Hôtel (en prospectant sur internet je trouve le logement mais parfois hors de prix ! Avez-vous quelques adresses ? Merci et bravo pour votre blog

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