En Dordogne, une centaine de balisages de randonnée sont arrachés et coupés à la tronçonneuse

Revue de presse. Michel Duclos en a ras-le-bol. Kléber Antoine et son équipe de l’association La Main forte également. Depuis des mois, les poteaux et panneaux de fléchage installés sur les chemins de randonnée sillonnant les huit communes de l’ancienne Communauté de communes du Sarladais (CdC qui a fusionné au 1er janvier avec celle du Périgord noir) sont victimes de vandalisme.

Le vice-président de la CdC et maire de Sainte-Nathalène, Michel Duclos, en charge de ce dossier, a même décidé d’en parler aux gendarmes. « J’ai porté plainte, explique-t-il. Je ne vois pas l’intérêt d’arracher les panneaux en bord de chemin, de couper les balises à la tronçonneuse. ». Cela fait quelques mois que cela dure sur le secteur nord de l’intercommunalité.

Source : Sud-Ouest.

« Les randonneurs ne sont pas les bienvenus partout« , Franck Delage, Sud-Ouest (27/04/11)

« C’est énorme. Une centaine de poteaux ont été vandalisés sur 900, constate Kléber Antoine, animateur à l’association d’insertion La Main forte, qui a en charge la fabrication et la mise en place de ces mobiliers. Les salariés ne comprennent pas. Ils sont découragés. Ces mobiliers sont faits pour rendre service, pour être pratiques, pour permettre de suivre un balisage. Les randonneurs les suivent et ne vont pas chez les gens. Les marcheurs aiment la nature. »

Ces actes laissent perplexes d’autant qu’on les retrouve sur plusieurs communes : Marcillac, Sainte-Nathalène, Saint-Vincent-le-Paluel, Tamniès… « Nous avons également travaillé sur les quatorze communes de la CdC de Domme, mais c’est un peu mieux, témoigne Kléber Antoine. En revanche, les huit communes du Carluxais ont aussi été vandalisées. »
Frictions

Michel Duclos reconnaît que, depuis un an et la mise en place de ces chemins de randonnée entrant dans un plan départemental (PDIPR), quelques frictions ont eu lieu avec certains propriétaires, mais rien de grave. « On a évité tout ce qui était privé ou alors on a passé des conventions. On a retrouvé les chemins publics. Certains étaient fermés par des privés et les propriétaires qui avaient pris des habitudes n’étaient pas d’accord. » Certains doivent encore ne pas l’être pour s’en prendre aux signalisations. Le préjudice est pour l’heure estimé à près de 10 000 euros.

« Si une balise ou un panneau vous gêne, prévenez votre mairie ou appelez la CdC (1), conseille Michel Duclos. Les auteurs ne seront pas poursuivis uniquement pour l’infraction constatée, mais pour l’ensemble du préjudice porté à cet investissement de 90 000 euros. »

(1) Contact au 05 53 31 90 20.

Suivez le fil info du marcheur sur Twitter

Ce contenu a été publié dans Randonnée, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.