Les jeunes Protestants d’Ile-de-France invitent les 18-30 ans à marcher vers Meaux

© Jean-Didier Risler

Interview. Le week-end du 28 et 29 mai se déroule la cinquième Marche des jeunes Protestants vers Meaux (Seine-et-Marne) le long du canal de l’Ourcq. Au programme : marche d’une trentaine de kilomètres en tout, discussions en petits groupes sur le thème : « La Fraternité : une valeur moderne ? », nuit sous tente à Jablines, culte au temple de Meaux.

Coralie Deslandes, membre de l’équipe organisatrice depuis 4 ans, nous explique les origines de ce « pèlerinage » des jeunes protestants, ouvert à tous les chrétiens.

Blog des marcheurs : Comment est née cette marche ?
Coralie Deslandes : La Marche est née d’une impulsion de l’Eglise réformée de France en région parisienne, qui cherchait à créer un évènement à destination des étudiants et jeunes adultes, de 18 à 30 ans. Son objectif est de devenir un événement fédérateur de la jeunesse protestante.

Depuis sa deuxième édition, son organisation est assurée bénévolement et en synergie par des membres d’horizons différents (appartenant à des mouvements de jeunesse comme les scouts, ou des groupes de jeunes de différentes paroisses de la Région). L’équipe a également vocation à se renouveler avec d’anciens participants qui souhaiteraient devenir des acteurs dela Marche.

— Combien de jeunes a-t-elle rassemblé les années précédentes ?
Différents essais de dates ont amené à conclure que le dernier week-end de mai était le plus propice au rassemblement, une trentaine de jeunes ayant participé à cette période, contrairement à la mi-mai ou à la fin juin (une douzaine seulement).

— Est-elle ouverte à des jeunes autres que protestants ?
La Marche s’adresse aux jeunes de toutes sensibilités (réformés, protestants non réformés, non protestants), et les temps spirituels ne sont pas obligatoires. Il s’agit avant tout d’une occasion pour les participants qui le désirent, de confronter leurs points de vue, leur lecture différente de la Bible et de la foi, dans un cadre où la parole est libre et où l’intérêt pour la parole de Dieu est partagé.

Une Marche réussie est une marche où les échanges ont fait évoluer la réflexion, renforcé la foi au contact des autres et favorisé la rencontre avec le Christ, en plus de la satisfaction d’être arrivé au bout du parcours.

— Outre la marche, quels types d’activités sont au programme ?
La Marche a pour but d’amener les participants à réfléchir sur un thème spirituel en relation avec la Bible, qui change tous les ans (en 2011: « La fraternité: une valeur moderne? »). Elle est donc entrecoupée de temps de pauses consacrés au partage et à la discussion.

Elle se termine par un culte au temple de Meaux (les années impaires) et à celui de Nanteuil-lès-Meaux (les années paires), après avoir été accueilli par la communauté des paroissiens. Des visites de la ville ou de monuments sont parfois proposées, le parcours ayant également un intérêt historique.

— On sait que le pèlerinage appartient plutôt à la culture catholique, comment définissez-vous le sens de cette marche pour un protestant ?
La Marche n’est pas un pélerinage, il n’y a pas d’idée de faire un effort ou de donner quelque chose de soi en échange d’autre chose. Elle se veut avant tout le support d’une réflexion, le creuset de dialogues et de contacts, l’occasion de se retrouver entre frères en faisant fructifier la parole de Dieu. Le mouvement du corps et de l’esprit sont liés. Le cheminement est à la fois physique, le long du canal de l’Ourcq, et spirituel, dans sa foi.

Recueilli par Gilles Donada/blogdesmarcheurs.fr

→ Le site de la cinquième Marche des jeunes Protestants vers Meaux : renseignements et inscription (12 € de PAF).

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