Montpellier : marcheurs et motards s’échauffent

Revue de presse. Sur les chemins qui entourent Montpellier, le ton monte entre les marcheurs et les adeptes de la « moto verte ». Explications. Source : Midi Libre.

« Marcheurs et motards sur le sentier de la guerre« , par Gil Lorfèvre, Midi Libre (14/40/09)

La nature est à tout le monde. Mais plus à certains qu’à d’autres, a-t-on envie d’écrire quand on voit la lutte que se mènent, depuis plusieurs mois maintenant, sur les chemins environnants de Montpellier, amateurs de randonnées pédestres et passionnés d’enduro.

La cohabitation est devenue de plus en plus difficile entre les deux camps et la situation ne promet guère de s’améliorer avec l’arrivée de l’automne et son lot de balades dominicales. Pour de nombreux motards, « le problème est politique. Tout le monde veut récupérer la tendance écolo. Par conséquent, de nombreux élus n’hésitent pas à montrer du doigt la pratique de la moto verte et même à pondre des arrêtés municipaux interdisant les deux-roues motorisés sur les chemins vicinaux. »

C’est en effet là que semble être le noeud du problème. Les défenseurs de l’environnement, par leur façon de faire, imposent souvent une morale qui, outre le fait d’amener l’individu à culpabiliser, remet parfois en cause certaines libertés. «Nous sommes soucieux de l’image donnée par les pratiquants de loisirs de pleine nature, reconnaît Marin Mawois, membre du club montpelliérain Motochu 34. Mais l’une de nos préoccupations majeures est la conservation de notre liberté de circuler dans le respect de la réglementation. » Et de la tolérance entre pratiquants.

Pour Georges Martinez, enseignant à la retraite et marcheur invétéré, « il y en a marre de voir toutes ces motos sur les chemins de randonnée. Elles sont bruyantes et elles polluent, c’est intolérable ! » L’amalgame est souvent source de litige car le randonneur ne fait pas toujours, et à juste titre d’ailleurs, la différence entre « un voyou hors la loi roulant sur une moto de cross ou sur un quad non homologué » et un motard circulant en toute légalité sur des chemins ouverts à la circulation publique.

«C’est à eux de faire les gendarmes, rétorque Georges. On n’a pas à subir les agissements d’imbéciles. » A ce titre, de très nombreux motards, membres du Codever, se font, tout au long de l’année, les relais préventifs et pédagogiques des règles à respecter sur le terrain. « Nous ne voulons pas entrer en conflit, assure Marin Mawois. Au contraire, nous souhaitons redorer le blason de cette discipline sportive en la faisant mieux connaître. »

Et surtout en essayant d’y trouver des ambassadeurs, hommes politiques ou personnalités connues. Histoire notamment de rappeler que, longtemps, les enduristes ont participé à l’entretien des chemins et des bois et que nombre d’entre eux sont issus du milieu rural et connaissent très bien les us et coutumes du monde terrien, pour qui l’environnement n’est pas forcément synonyme de sac à dos et chaussures de marche. « Il y a aujourd’hui de la place pour tout le monde. On doit pouvoir trouver un moyen intelligent de partager cette nature » qu’ils aiment tous… à leur manière.

Suivez le fil info du marcheur sur Twitter

Ce contenu a été publié dans Conseils aux marcheurs, Randonnée, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Montpellier : marcheurs et motards s’échauffent

  1. Gilbert dit :

    Bonjour,
    je ne pratique pas la moto, mais le 4×4 et en plus je suis chasseur, bref toutes les tares pour un adepte de la randonnée pédestre, je ne suis pas un jeune délinquant car à 63 ans je pense savoir où se situent mes responsabilités. Sans retomber dans une polémique qui est vraiment pénible, il est quand même utile de faire rentrer dans la tête des marcheurs qu’un chemin de randonnée n’a pas valeur d’exclusivité son statut est lié à celui du chemin qu’il emprunte, il y a des miliers de km de chemins ruraux qui de par la loi sont ouvert à toute circulation, il en est de même pour les chemins privés non interdits. Depuis 25 ans avec mon club nous débroussaillons des chemins qui seraient abandonnés, alors quand après je croise des marcheurs qui m’insultent je trouve cela un peu fort de café. En résumé que chaque utilisateur des chemins le fasse avec respect envers les autres et tout ira bien.

  2. 13770 dit :

    La moto verte ça n’existe pas.
    Je marche beaucoup et malheureusement je rencontre aussi beaucoup de motos. Elles sentent mauvais, font du bruit et détériorent les chemins et les sentiers, de plus elles vont souvent trop vite et sont parfois dangereuses. Ce ne sont pas toujours des jeunes mais les « vieux » ne sont guère plus sages. Le plus souvent il ne s’agit pas de promenade mais de franchissement. Le but du jeu est de trouver une pente très raide et de chercher à la grimper, on imagine aisément les résultats pour l’environnement.

  3. Jean Luc dit :

    La moto verte ca existe et elle n’est pas encore morte, 13770 tu n’as pas fini de la sentir, tu dois avoir un odorat développé!!! par contre quand tu es en ville, tu sens rien peut etre, là c’est encore plus grave il faut vite aller voir un specialiste, c’est un bon cancer des poumons qui se profilent, quand au reste des commentaires ca ne vaut meme pas la peine d’y prêter attention, On vous laisse dans votre Bulle!!

Les commentaires sont fermés.