Quelles sont les missions du baliseur de chemin de randonnée ?

Revue de presse. Sentinelle des sentiers, le baliseur indique quelle direction doivent suivre les randonneurs. Il ne décoche pas ses flèches n’importe comment, et se méfie des coupes d’arbres ou de la pluie. Exemple dans les Côtes-d’Armor. Source : Ouest France.

« En chemin, ne balisez pas : les baliseurs sont là« , Sylvie Ribot, Ouest-France (09/03/11)

Quelle est la mission du baliseur ?

Arrêtez de faire croire cela aux enfants : ce ne sont pas des trolls qui posent sur les arbres les flèches de tourne-à-gauche ou les croix, pour que le randonneur ne perde pas son chemin. Ce sont les baliseurs ! Ces sentinelles des chemins ont environ dix kilomètres à suivre, et remettent en état leur balisage, une fois l’an. Voire plus, si besoin, ou s’ils sont prévenus qu’il y a un problème sur telle portion d’itinéraire. Le baliseur participe aussi à l’entretien du sentier en élaguant un peu. Ceux qui sont responsables de zone (un ou deux par secteur) assurent aussi un peu d’administratif auprès des collectivités locales.

Qui sont les baliseursde sentiers et chemins ?

En grande majorité, ils font déjà partie d’un club de randonnée. Même s’il peut y avoir des individuels. Ils sont bénévoles. On ne dénombre pas beaucoup de femmes alors que, dans les clubs, les effectifs sont féminins pour deux tiers.

Combien sont-ils dans le département et le Trégor ?

Ils sont environ 80 à veiller au grain dont une trentaine rien que pour le Trégor-Goëlo. « Notre star ici, c’est un peu le GR 34 » reconnaissent les deux responsables de ce secteur géographique, Louis Nédélec et Jean-Marcel Tirbois. Les Côtes-d’Armor, ce sont aussi « 820 km de GR (grande randonnée) balisés blanc et rouge, 383 km de GRP (grande randonnée de pays) balisés jaune et rouge, et 1 844 km de PR (promenades et randonnées) balisés en jaune », complète Jérôme Ragot, chargé de développement au comité départemental. Sachant que ces PR sont aussi en partie balisés par les communes, communautés de communes, offices de tourisme…

À quoi font-ils particulièrement attention ?

En tant que randonneur eux-mêmes, ils doivent réfléchir à l’endroit le plus judicieux où placer les balises pour qu’elles soient vues. « Il faut être visible et discret, clair et propre », résume Jérôme Ragot, venu faire une formation, lundi et mardi, à Lannion, pour le secteur du Trégor. Les pochoirs et la peinture cèdent parfois la place aux bandes-caches et stickers, « qui ne bavent pas comme la peinture ». Le bon baliseur va éviter les lendemains de pluie (support trop humide), les transformateurs EDF. Et se méfier des coupes d’arbres qui peuvent faire disparaître leurs précieuses indications, et donc brouiller les pistes.

Quand interviennent-ils ?

En accord avec la nature, ils hibernent pour cause de pluie mais ressortent au printemps « pour tout mettre bien propre de mars à juin », expliquent les deux responsables de secteur. Les promeneurs n’ont ensuite plus qu’à trouver leur meilleure façon de marche

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