Randomania, le blog du geocaching provençal

Sommet du Cousson, face à la chapelle St Michel (04). (c) Randomania

Interview.

Randomania est un magnifique blog, richement rédigé et illustré, qui offre des itinéraires de rando inédites à la découverte des paysages et du patrimoine de Provence.

Son auteur, Nicole, dit « Nicoulina », est une adepte de geocaching, ces chasses au trésor guidées par GPS.

Cette ingénieur informatique dans l’Education nationale, mère et grand-mère, nous confie la genèse de son blog, ses trouvailles et une étonnante anecdote….

Qu’est-ce qui vous a donné envie de lancer randomania ?

Sous le pseudo de nicoulina se cachent incognito une mère et une grand-mère ordinaires, vivant seule mais ne l’étant pas, travaillant en tant qu’ingénieur en informatique dans l’éducation nationale. En 2005, suite à des problèmes de santé, j’ai consulté un médecin ostéopathe qui m’a secouée : il était temps que je mette au sport. Mais que faire quand on n’en a jamais pratiqué ? la randonnée me semblait le sport le plus facile, susceptible de satisfaire mon insatiable curiosité.

Les premières expériences ont été catastrophiques : seule, je me perdais souvent, n’arrivant pas à me repérer sur les cartes. Je décidai d’acheter mon premier GPS de randonnée. Ce fut un déclic : le mode d’emploi parlait du « geocaching », chasse au trésor high tech, permettant de jouer tout en marchant. J’ai alors découvert des coins secrets de nature, le patrimoine local que seuls connaissent les gens du coin. C’est pour cela que beaucoup de randonnées proposées dans randomania ne figurent dans aucun guide.découverte de la grotte du Vieux Mounoï à Signes (83). (c) Randomania

Devant ce nouvel engouement, ma fille Flora m’encourage à commencer un blog, trouver mon style, un style personnel. Après avoir consulté des dizaines de sites de randonnée, j’abandonne le style purement descriptif pour l’anecdotique et le témoignage vécu. Nous cherchons en famille un nom de domaine. Randomania est né : il sera blog de randonnées, satisfera les curieux et autorisera tout commentaire. Je l’illustrerai avec des photos prises le plus souvent par Ti’Mars, géocacheur bien connu de la communauté. Les randonnées se situent surtout en Provence où j’habite : je les ai toutes testées.

Comment sélectionnez-vous les randonnées dont vous parlez ?

Parce que je souhaite faire découvrir l’environnement, je me renseigne aussi bien sur la géologie que sur l’histoire des monuments. Je me rapproche de ceux qui détiennent le savoir, je les sollicite pour la relecture de mes notes : c’est ainsi que j’ai fait la connaissance de chercheurs, géologues, responsables d’associations, etc. Ils participent à l’image de sérieux des informations fournies.

Qu’est-ce que vous apportent les échanges avec les internautes ?

Avec certains internautes fidèles, les relations sont devenues amicales. Estoublon par exemple, est devenu coauteur du nouveau blog randomania plus. En chemin, j’échange avec les marcheurs. Après la randonnée, les internautes commentent ou m’apportent idées de randonnée et livres ; je réponds toujours à leurs questions. Un clin d’œil virtuel, une expression de reconnaissance de leur part, est le meilleur carburant de mon équilibre personnel. Membre actif de l’association des geocacheurs de Provence, je cotise à toutes celles dans lesquelles je ne peux m’investir faute de temps : Enfants de Bolivie, Association de Sauvegarde, d’Etudes et de Recherche du Centre-Var, les Amis de la montagne Sainte-Victoire.

Quelle est la randonnée qui vous a le plus marquée ?

Les lecteurs du Blog des Marcheurs vont avoir la primeur de cette anecdote !  20 avril 2006. B., totalement inconnu, m’écrit : « Je vous écris pensant que vos randonnées, et votre intérêt pour l’histoire, vous permettront peut-être d’apporter une réponse à la question que voici : l’avion m’a conduit à Marseille, nous avons survolé le massif du Rove. J’y ai aperçu ce qui me semble être les ruines d’un village, perchées en haut d’une falaise. Qu’en est-il ? ».

Commence alors une véritable enquête policière sur internet, avec les cartes papier et satellite. Le 25 mai, je me rends sur le lieu que nous avons enfin identifié. J’envoie quelques photos à B., aussi heureux que moi. Octobre 2006, je visite le site grâce au musée de l’Arles Antique : un oppidum qui ne figure sur aucune carte ! Après un livre acheté et une cache posée, la découverte est presque complète… 5 septembre 2008, je rencontre B. à Aix. Mais c’est une autre histoire…

Recueilli par Gilles Donada/blogdesmarcheurs.fr

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