La Croix fait découvrir 7 chemins de pèlerinage

 

LaCroix-cheminsPelLe quotidien La Croix a dédié sa série d’été aux chemins de pèlerinage. Un travail fouillé qui permet de découvrir ces grands itinéraires sous l’angle géographique, patrimonial, spirituel, à travers des reportages, des témoignages et des renseignements pratiques.

Interrogés par le quotidien, les évêques des diocèses traversés par ses routes parfois millénaires ont pris la mesure de la dimension spirituelle de ces chemins. Voici quelques extraits signifiants.

 

  • Le chemin vers Chartres de Charles Péguy

« Reprenons comme [les pèlerins du Moyen-âge],  le rythme du pas lent, suggère l’évêque, retrouvons le souffle vital de notre respiration. L’homme croit et prie aussi avec les pieds ! […] Le labyrinthe est à l’image de nos vies de pèlerins ici-bas. Elles ne sont jamais aussi droites que nous les voudrions mais, tout au bout, quelqu’un nous attend bel et bien »
Mgr Pansard, évêque de Chartres.

  • Le chemin de Vézelay à Assise, avec saint François

« De quelques pèlerins qui passaient inaperçus, ils sont aujourd’hui des dizaines et des dizaines qui traversent notre vallée pour se rendre à Assise. Chaque année le nombre augmente. Ainsi la vallée de la Maurienne retrouve-t-elle une de ses vocations : être un lieu de passage, mieux encore un lieu de pèlerinage. »
Mgr  Ballot, archevêque de Chambéry, de Maurienne et de Tarentaise.

  • Les chemins du Mont-Saint-Michel

« Parce que marcher vers le Mont-Saint-Michel est une expérience du passage, parce que le Mont est porteur d’histoires d’hommes et de femmes à la croisée de l’Histoire, parce que l’archange invite au combat spirituel, nous proposons au pèlerin quatre engagements pour retrouver le goût de la ressemblance avec Dieu :
– L’engagement à passer du côté de la Création en veillant sur la nature, en respectant l’environnement et en contemplant la beauté de Dieu dans sa création ;
– L’engagement à passer avec les générations en conjuguant la sagesse de l’expérience des aînés et la force d’inventivité des plus jeunes et en expérimentant une Église ouverte à tous et unie ;
– L’engagement à passer avec les personnes fragiles en prenant soin de l’humanité blessée ;
– L’engagement à passer avec Dieu en accueillant tous les chercheurs de Dieu, en encourageant la vie fraternelle et en accompagnant les personnes qui le désirent dans leur recherche spirituelle. »
Mgr Le Boulc’h, évêque de Courances et d’Avranches.

  • La Via Francigena, de Cantorbéry à Rome

« Il existe un besoin profond de l’homme occidental du XXIe  siècle de percevoir le but de sa vie. À la différence du simple touriste qui recherche la détente, le pèlerin cherche à atteindre ce but qui n’est jamais anodin.

Même si les motivations de départ ne sont pas forcément religieuses, le pèlerinage n’est pas qu’un exercice physique et matériel. Il est aussi cheminement moral et spirituel. Il introduit à un autre rapport au temps et à l’espace. J’ajoute que le bonheur n’est pas forcément au bout du chemin mais déjà sur son bord. Pèleriner, c’est apprendre à apprécier la beauté du monde qui est à l’image du créateur. »

Mgr de Metz Noblat, évêque de Langres

  • Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, par la voie du Piémont

« Je coordonne pour la France les rencontres franco-espagnoles du chemin de Saint-Jacques depuis 2013 […] ces rencontres entre évêques concernés par le Chemin se tiennent désormais tous les deux ans. […] nsemble, nous avons promulgué une première lettre pastorale en trois parties pour dire que le Chemin est toujours une expérience de quête de sens, mais aussi d’approfondissement de sa foi et de redécouverte des racines chrétiennes de l’Europe. »
Mgr  Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

  • Les chemins de Saint-Gilles, du Puy-en-Velay à Saint-Gilles du Gard.

 La simplicité de la marche va de pair avec ses exigences. La joie d’arriver fait oublier l’effort, la fatigue et les tentations de découragement. On n’est plus le même à l’arrivée qu’au départ. (…) Dans un contexte où les considérations d’ordre économique ont souvent la priorité, l’association des Chemins de saint Gilles nous propose d’accéder à des réalités plus profondes : celles de l’échange gratuit, du don reçu ou offert. »

Mgr Wattebled, évêques de Nîmes

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