7 jours avec mon fils sur la voie d’Arles vers Compostelle

Cher(e)s ami(e)s,
Je vous quitte (textuellement mais pas en pensée) une petite dizaine de jours pour aller marcher sur la voie d’Arles vers Compostelle avec mon fils de 14 ans. Nous partons demain de Montpellier pour arriver 7 jours plus tard à La Salvetat-sur-Agout.
Nous commençons par des étapes brèves pour nous roder avant d’augmenter la distance : Montpellier, Montarnaud (19 km), Saint-Guilhem-le-Désert (20 km), Saint-Jean-de-La-Blaquière (24 km), Lodève (13 km), Lunas (27 km), Saint-Gervais-sur-Mare (29 km), Murat-sur-Vèbre (26 km), La Salvetat-sur-Agout (21 km).
Nous étions partis d’Arles, il y a deux ans à trois, avec sa soeur aînée mais elle avait eu, quelques jours après le départ, une violente allergie qui avait nécessité d’interromptre le voyage. Cette fois-ci, je reprendre la route avec mon fils seul, qui, entre temps, est devenu un grand gaillard qui me dépasse en taille et chausse du 46 !
J’avais envie de partager ce moment à deux, entre mecs ! Thomas est en pleine adolescence, il s’éloigne de la rive de l’enfance pour mettre le cap vers les rives du monde adulte. Un passage pas simple à vivre, autant que je puisse m’en souvenir. J’envisage ces 7 jours de marche comme un parcours initiatique, une aventure vécue à deux. Une envie de lui donner à goûter l’Esprit du Chemin, qui est une belle image de la vie, avec ses hauts, ses bas, ses imprévus.
Une marche qui se poursuit, tranquillement, à 4 kmh alors qu’on a parfois l’impression de vivre à 100 kmh – ce n’est pas humain ! Un chemin qui ouvre sur la beauté des paysages et des gens (les rencontres, l’hospitalité pèlerine).
Cette vision paternelle (et romantique !) aura sûrement peu à voir avec la réalité – plus prosaïque – de ce que nous allons vivre, mais qu’importe, c’est cette image-là avec laquelle je pars en laissant le soin au chemin de la façonner.
Ce sera vraiment la première fois où nous passerons autant de temps ensemble rien que tous les deux. On le disant ça paraît fou ! Et c’est sans doute aussi ce constat qui me fait partir avec lui. Nous sommes pris dans nos « tâches » quotidiennes : un boulot prenant et la logistique domestique (heureusement partagée…) pour moi ; le collège, les copains et les jeux video pour les lui.
Partir quelques jours en tête-à-tête avec un enfant, c’est une idée qu’a inventé ma femme en emmenant l’un puis l’autre en Angleterre. J’ai trouvé l’idée géniale : combien de fois avons-nous, nous parents, l’occasion (et le disponibilité intérieure) de passer du temps avec son enfant ? Ma culture familiale fonctionnait plus sur le mode de la tribu (un autre plaisir), ce fut une découverte que j’expérimente aujourd’hui.
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10/04/2011





10/04/2011 à 8 h 43 min
je suis certaine que vous aller vivre des temps innoubliable pour lui et vous . j’ai fais une expérience unpeu semblable avec des petits enfants et ils s’en souviennent et pour mon mari et moi ce fut très bon
11/04/2011 à 22 h 03 min
Bon Chemin sur la Voie d’Arles (et de St Gilles) !