A Auxerre, Dominique Paris a accompli un « rêve » en marchant jusqu’à Compostelle

Revue de presse. Auxerre. Adhérent de l’association des Piedalloues depuis 2004, date à laquelle il a pris sa retraite, Dominique Paris demeure très actif et grand marcheur.

Après une première tentative infructueuse en 2006, il a pu rallier Compostelle à pied. Un rêve qui se réalise. Source : L’Yonne.

« La marche, un second souffle« , André Lekhal, l’Yonne (26/01/11)

« Une fois à la retraite, la vie change. J’ai bricolé et j’avais envie de passer à autre chose. J’ai aussi été poussé par mon épouse, qui voulait me voir varier mes activités », confie-t-il. « Compostelle : un défi à soi-même » Il a choisi la marche à pied, avec une seule idée en tête, celle d’effectuer le voyage à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Pourquoi cette destination ?

L’aventure de Compostelle, Santiago de Compostela en galicien et castillan, c’est relever un défi. On ne sait pas si on va réussir, et dans le même temps, on est sûr d’accomplir quelque chose de presque normal.

Comment s’est passée l’expérience ?

Après un échec en 2006, suite à des problèmes de santé, j’ai retenté l’aventure de Compostelle en 2008, et j’ai même été un peu plus loin, jusqu’au Cap Fisterra, 85 km après Santiago. 1.800 km en 80 jours C’est un voyage au bout de la terre, là où on ramasse la fameuse coquille symbolique. Le parcours, long d’à peu près 1.800 km est effectué en 80 jours environ. Ce sont les gîtes qui déterminent le point d’arrivée », explique Dominique Paris.

« Il ne faut pas aller trop vite car il faut aussi, et c’est très important, prendre le temps de voir les choses, les gens, humer l’air du petit matin. Quand on marche, on a un autre rapport avec le temps.

Sur le chemin, ça se passe comment et qui rencontre-t-on ?

En Espagne, j’ai rencontré un pèlerin polonais qui venait à pied de sa terre natale. Futur prêtre, il mettait un point d’honneur à aider tous les jours au service de la messe, dans les paroisses qu’il traversait. Il se plaignait de ne pouvoir exaucer son voeu dans les grandes villes. Autre rencontre, ce pèlerin bavarois en costume folklorique, l’outre à vin à la ceinture, le sac à dos chargé à bloc, et avec sur le ventre un accordéon de 5 kg.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué au terme de ce périple ?

Mon arrivée à Santiago. La ville est envahie par les touristes, qui se mélangent aux pèlerins. Malgré la beauté des édifices, le sentiment de plénitude qui m’avait animé tout au long de mon parcours disparaissait peu à peu. À part peut-être lors de la splendide messe dite pour les pèlerins, dans la basilique, où huit prêtres, les Tiraboleiros, balancent ce gigantesque encensoir, le botafumeiro, à travers le transept.

Trois jours plus tard, la fin du voyage prend une autre signification. Le point final devant l’immensité de l’océan, le fait de ne pouvoir aller plus loin, de se remémorer tout ce chemin parcouru fait qu’on ressent une satisfaction personnelle. C’est un rêve qui s’accomplissait.

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