André Vézina sculpte les bâtons de pèlerin

Revue de presse. Son tout premier bâton de pèlerin, André Vézina l’a acheté, tout simplement. Un bâton de marche à peine orné. Devant la simplicité de l’objet, il s’est dit qu’il pourrait s’en fabriquer un lui-même et le décorer. Puis ses proches lui ont passé commande. Aujourd’hui, une dizaine d’années plus tard, il a quelque 400 bâtons à son actif.  Source : Québec Hebdo.

« Les bâtons de pèlerin d’André Vézina : de l’arbre à l’art« , Thaïs Martel, Québec Hebdo (04/04/10)

«Au début, je faisais des bâtons, tout simplement. Puis j’ai commencé à m’inspirer de la forme du bois : je déterre un arbre et je vois une girafe, un cheval, un aigle ou un ours. Les gens trouvent ça spécial parce qu’on ne retrouve pas ça ailleurs», explique le sculpteur qui met entre 20 et 50 heures de travail dans chacun de ses bâtons.

L’ancien éducateur spécialisé aujourd’hui retraité perçoit pourtant ses œuvres comme de simples outils. «Dans chaque famille, il y a quelqu’un qui a « gossé » un bâton. Ce qui est spécial, c’est que j’en ai fait une passion. Les gens achètent mes oeuvres et les laissent chez eux, ils ne veulent pas risquer de les briser. C’est peut-être une forme d’art, mais c’est aussi fait spécialement pour la marche», assure M. Vézina.

Ce qu’André Vézina entreprend devient vite une passion. Alors qu’il travaillait avec les jeunes en difficultés, il est même allé jusqu’à apprendre le langage des sourds et le braille pour pouvoir entrer en contact avec certains d’entre eux. Pour la sculpture, c’est la même chose.

Il aime l’aulne qu’il trouve en Gaspésie chez son beau-frère et le bouleau blanc, il aime essayer d’autres essences et partir en forêt à la recherche du morceau parfait. Et tant pis s’il fait le régal des insectes en chemin. Ironiquement, André Vézina est tellement occupé à créer ses bâtons qu’il n’a pas encore trouvé le temps de partir en pèlerinage. «C’est encore à l’état de rêve que je souhaite réaliser un jour», affirme-t-il simplement.

Le sculpteur autodidacte souhaite maintenant voir son art élevé au même rang de celui que pratiquent les peintres ou les souffleurs de verre. Et pour se faire connaître, il a décidé de sculpter en plein air l’été prochain, en s’installant tout près de la rive à Saint-Michel de Bellechasse.

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