Après Compostelle, Olivier Pieczonka ne s’arrête plus de marcher

Revue de presse. Depuis son départ du Puy-en Velay sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, le 1er juillet 2009, Olivier Pieczonka ne s’est plus arrêté de marcher.

Le quadragénaire prolonge son périple d’un bout à l’autre de l’Europe, et ce qui reste avant tout pour lui une quête spirituelle, prend des allures de défi sportif.

Olivier accumule au compteur des milliers de bornes : « Aujourd’hui, à Cahors, j’en suis à 14 700 kilomètres et il m’en reste plus du double à faire ». Source : La Dépêche.

« Cahors. 14 700 kilomètres dans les semelles« , Jean-Michel Fabre, La Dépêche (20/10/10)

Poussé par sa foi, malmené par la vie, (l’animateur sportif a perdu son travail en 2008) le marcheur se lance d’abord sur un parcours le Puy-Santiago : « 1 700 km en deux mois, le classique du pèlerin avec des étapes de 20 à 25 kilomètres ». Ce qui devait être le terme d’un périple devient le début d’un grand tour, Olivier Pieczonka trace sur la Galice, rejoint la ville portugaise de Fatima. « À Lisbonne je suis hébergé par les pompiers »

Sans un sou, le randonneur suit sa route et sollicite le gîte et le couvert dans les couvents et les monastères. La pluie, le froid, la galère, l’hiver sera long pour lui et son itinéraire sinueux. Après le Portugal, il revient en Espagne, descend jusqu’à Gibraltar, emprunte le « chemin d’Arles » dans le Sud de la France. Puis direction l’Italie, il va suivre la « Romeu », pour gagner Rome et le Vatican. Deux, trois jours, le temps de poser son sac dans une auberge pour pèlerins et le revoilà sur les routes via Naples et Bari. « Je souhaitais aller en Grèce. j’ai eu de la chance, la traversée pour Patras à bord du ferry m’a été offerte ».

Le credencial tamponné sur toutes les faces raconte le chemin suivi, Delphes, le mont Athos, la Bulgarie, la Roumanie, « Hongrie-Slovaquie, je l’ai parcouru en 3 jours ». En Pologne, Olivier Pieczonka retrouvera une partie de sa famille perdue de vue voilà 30 ans. « Un autre coup de chance, un journal polonais a consacré un article à mon histoire en donnant mon numéro de téléphone et une de mes cousines m’a contacté ».

Pas question de revenir encore au bercail, Olivier n’en a pas fini avec sa rando, l’année Jacquaire lui a redonné l’envie de repartir sur Saint Jacques. « De toute manière j’avais prévu de boucler 30 000 kilomètres en 2 ans. j’ai trente pays à traverser, j’en suis qu’à la moitié ». Malte, Chypre pointent à l’horizon. le marcheur a accéléré ses pas, il veut être à Santiago le 6 novembre pour la venue du Pape. « L’évêque du Puy m’a dit qu’il essaierait de lui parler de mon aventure ».

Vaylats, une nuit au couvent, Cahors (Lot), Olivier Pieczonka chemine de nouveau. Au bout de la route, il y aura peut-être un livre.

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5 réponses à Après Compostelle, Olivier Pieczonka ne s’arrête plus de marcher

  1. pieczonka dit :

    bravo Olivier!!!

  2. Isabelle dit :

    Bravo. Un périple dont on peut être fier. Une belle voie vers une sagesse….

  3. serge Miquel dit :

    Bon chemin!
    C’est super de pouvoir pèleriner et marcher d’une traite jusqu’à Compostelle!….
    Nous qui ne marchons qu’une semaine par an, nous continuons à marcher le reste de l’année dans notre tête et notre blog!
    Serge
    stjacques072007.skyblog.com

  4. Geneviève dit :

    Bravo Olivier. Je rêve de faire ce que tu fais ! Cette année, j’ai rallier le Puy en Velay —> Santiago d’une traite avec bien sûr Finisterre, puis Muxia et maintenant je rêve à nouveau de repartir… Peut-être à bientpot sur une route ! Courage, bonne chance et ULTREIA, mon ami….

  5. Cédric dit :

    Incroyable!
    J’ai croisé Olivier alors qu’il rentrait enfin en France. Quand il m’a raconté son histoire je l’ai d’abord prit pour un original qui ne sait pas quoi dire pour se rendre intéressant…
    Et puis j’ai vu ses cartes et le net et là c’est devenu une super rencontre dont je regrette qu’elle ait été si courte.

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