Brigitte Fulchiron a marché seule à pied jusqu’à Compostelle

À peine à la retraite, Brigitte Fulchiron, organisatrice de voyages pour l’agence Notre-Dame de Salut, a mis le cap sur Compostelle. En solo. 1800 Km, 80 jours de marche, entre Le-Puy-en-Velay et Saint-Jacques. Source : Pèlerin.

Santiago de Compostela : l’arrivée sur la place de l’Obradoiro, le portique de la Gloire, l’accolade à l’apôtre… Cette perspective aimante le pèlerin qui se dirige vers Compostelle, et motive sa marche.

Seulement voilà : Brigitte Fulchiron a déjà visité la capitale galicienne à trois reprises, à l’occasion des croisières NDS où elle accompagnait les lecteurs de Pèlerin.

Où donc a-t-elle trouvé le courage d’effectuer, en solitaire, les 1 800 km qui séparent Le Puy-en-Velay de Saint-Jacques-de-Compostelle ? « L’important, ce n’est pas l’arrivée, c’est le chemin, explique-t-elle. Quant à la solitude, c’était un choix. Lorsqu’on est seul, on est davantage ouvert à la rencontre. Et les gens viennent plus facilement vers vous. »

Brigitte est partie le 27 août pour arriver le 13 novembre. Quatre-vingts jours de bonheur. Avant le départ, elle a été tentée de renoncer, comme la plupart des pèlerins. Mais une fois sur la route, les doutes se sont évanouis.

« Quand on accomplit le pèlerinage d’une traite, poursuit-elle, on adopte un autre rythme. Pour ceux qui doivent morceler leur cheminement, tout est à recommencer chaque année ! »

Cette sérénité a transformé le pèlerinage de Brigitte en action de grâce. À chaque instant, elle remerciait pour la beauté des paysages, en France surtout, mais aussi en traversant la Maragatería, le Bierzo et la Galice, pour la splendeur du patrimoine, avec une mention spéciale pour Conques, Moissac et la crypte de San Isidoro à León.

Elle remerciait aussi tous les pèlerins rencontrés en croisière, qui lui ont donné envie de tenter cette aventure dès que l’heure de la retraite a sonné.

Au retour, notre pèlerine ne se reconnaît plus : « La sérénité et le calme sont désormais ancrés en moi, alors que j’étais connue pour mon caractère impulsif. Ceux que j’ai accompagnés en voyage ne me reconnaîtraient pas ! »

Source : « Seule à pied jusqu’à Compostelle », Gaële de La Brosse, Pèlerin,  n°6745 du 08/03/12.

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4 réponses à Brigitte Fulchiron a marché seule à pied jusqu’à Compostelle

  1. Fernande Strub dit :

    Bonsoir Brigitte,

    Il manquait de peu qu’on se rencontre. Je suis partie du Puy en Velay le 1er septembre avec mon mari à la retraite et nous avons parcouru 600 kms jusqu’à l’Aire sur Adour. Nous pensons reprendre le chemin en septembre de cette année pour la suite et ceci jusqu’à St. Jacques.
    Je confirme que la sérénité et le calme sont aussi ancrés en moi.
    Merci pour votre témoignage.

  2. jean michel dit :

    bravo brigittte pour cet exploit
    avec toute mon affection
    JM (ex selectour)

  3. Brigitte Fulchiron dit :

    Merci à tous des commentaires, témoignages, et aussi courriers postaux reçus via NDS. Je continuerai à porter lecteurs et pèlerins en mon coeur sur un autre chemin de saint Jacques : la Via Tolosana en septembre prochain, environ 5 semaines de marche, d’Arles à Puente la Reina.

  4. Patricia dit :

    Bonjour,et bravo
    J’ai fait du Puy à Cahors (à deux) j’ai toujours révé de le faire seule, mais j’ai peur des mauvaises rencontres, car même à deux (femmes) on en a faîtes, c’est cela qui m’arrête.
    Comment avez-vous fait??? surtout jusqu’à Compostelle;
    Bonne route pour septembre

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