Canada : Simon Bourk traverse les Appalaches à pied (4500 Km)

Revue de blog. Le blog « Une longue marche » est un journal de bord exceptionnel d’une traversée à pied du sentier international des Appalaches (Etats-Unis). Un parcours de 4500 Km et 8 mois entrepris par le québécois Simon Bourk.

Ce trentenaire tri-athlète  raconte, en texte et en images,  ses rencontres avec les chevreuils et les « thru hikers » (les randonneurs chevronnés) qui se lancent, seuls, en couple ou en famille, sur ce sentier mythique.

Véritable carnet de route, nous partageons l’expérience quotidienne de Simon avec ses incontournables questions de santé, d’hébergement, de ravitaillement, mais aussi son évolution intérieure.

« Depuis un certain temps maintenant j’ai découvert que suivre mon instinct me rapporte toujours une bonne surprise. Je peux sentir la magie tout près. […] Ce n’est pas nouveau pour moi d’écouter mon instinct. Mais sur le sentier, je le sens et l’écoute plus que jamais », écrit-t-il dans sa note « Jour 154, 2890 km, Blue Ridge Summit« . Go, Simon, Go !

« Huit mois sur le sentier des Appalaches », Gabriel Béland, La Presse (30/09/09)

Depuis le mois de juin, le Québécois de 29 ans a entrepris la randonnée d’une vie: le sentier des Appalaches. Il veut marcher de la Gaspésie à la Géorgie, sur les sentiers des montagnes appalachiennes, pour un total de 4500 km, pendant huit mois, avec son lourd sac à dos pour unique compagnon.

«C’est un gros projet», explique-t-il de la cabine téléphonique d’un village perdu dans les montagnes Blanches du New Hampshire. «C’est peut-être la crise de la trentaine. En tout cas, j’ai juste senti qu’il fallait que je réalise l’un des mes rêves plutôt que de le laisser passer.»

Il a donc quitté un emploi d’ingénieur qui ne le comblait plus pour partir à l’aventure. «Plutôt qu’un défi professionnel, j’ai choisi un défi personnel», dit-il. Et pour un défi, c’est tout un défi. Il y a déjà laissé une paire de bottes, y a perdu quelques kilos et collectionne les éraflures et autres ampoules du randonneur. La semaine dernière, il se remettait d’une grippe qui l’a cloué au sol une journée entière, passée dans un refuge à se soigner et à «recoudre (ses) shorts et (son) chapeau».

«C’est dur physiquement, c’est certain, explique celui qui est aussi triathlonien. C’est un effort d’endurance. Des fois, le soir, quand je termine une étape, je suis exténué. Je tremble de fatigue. Alors, je me fais des pâtes et tout va mieux…»

Le sentier des Appalaches est le lieu d’une randonnée mythique. Il a été mis en place aux États-Unis dans l’après-guerre. Très vite, des randonneurs se sont mis en tête d’accomplir le trajet dans son entièreté, soit 3500 km du Maine à la Géorgie. Ce n’est qu’en 2001 que la Gaspésie – dont les sommets appalachiens n’ont rien à envier à ceux du Sud – a complété un sentier de 650 km se raccordant au légendaire Appalachian Trail. Il va du Cap Gaspé jusqu’à Matapédia.

«En gros, il y a deux types de gens qui parcourent le sentier dans sa totalité, explique le directeur du Sentier international des Appalaches au Québec, Éric Chouinard. Des étudiants, qui prennent une pause entre deux trimestres, ou des retraités, dans la soixantaine, qui cherchent un défi.»

La partie québécoise du sentier prend entre 35 et 40 jours et serait l’un des secrets les mieux gardés parmi les grandes randonnées en Amérique du Nord. Selon Éric Chouinard, seulement une quinzaine de randonneurs la font au complet chaque année, et 80% d’entre eux sont des Américains.

«On peut passer plusieurs jours, même une semaine, sans rencontrer d’autres randonneurs, raconte-t-il. Il n’y a presque personne quand on compare à la section américaine. Disons que c’est loin de Compostelle!»

Éric Chouinard essaie bien entendu de changer ça et de populariser la section québécoise du sentier des Appalaches. «On aimerait que davantage d’Américains, au lieu de s’arrêter au mont Katahdin ( le point final de la partie américaine, au Maine), continuent au Québec.»

Simon Bourk, lui, a fait l’inverse: il est parti de la Gaspésie pour se rendre au sud. Et même s’il admet qu’une randonnée de huit mois n’est peut-être pas pour tout le monde, il n’hésite pas à la recommander.

«My god! s’exclame-t-il au bout du fil, les montagnes Blanches étaient magnifiques. Ici, ce que tu trouves en premier lieu, c’est l’euphorie de la montagne. Ça fait trois mois que je la vis, cette euphorie.»

«Ensuite, ajoute-t-il, je pense que tu trouves autre chose, c’est certain. Je sens que je retrouve les valeurs qui me sont importantes. À marcher pendant des mois, loin de tout, je pense que tu ne peux pas faire autrement.»

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Une réponse à Canada : Simon Bourk traverse les Appalaches à pied (4500 Km)

  1. Rachel Bourret dit :

    Bonjour Simon je serais intéressée par la portion de 35- 40 jours en Gaspésie . Ou je peux lire ton comte rendu et surtout ou trouver et sous quel titre le topo guide ps j ai 55 ans et en 2010 j ai fait la portion Puy en Velay-Arzac soit 625 kms vers Compostelle. Merci a l avance
    Rachel

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