Céline Anaya Gautier et Céline Chevallier marchent vers Compostelle via Vézelay

Interview.  Deux Céline pour un même chemin. Céline Anaya Gautier, photographe reconnue de 33 ans, et Céline Chevallier, rédactrice et vidéaste indépendante de 25 ans, quittent l’Ile-de-France le 12 juin 2010 pour rejoindre Vézelay puis Compostelle.

Grâce à leur blog, « Chemins de femmes, 2131 Km de Paris à Compostelle« , elle vont partager avec les internautes leurs rencontres par le texte, la photo, la vidéo.

Céline Chevallier explique les motivations de ce voyage qui a une dimension de quête personnelle.


Gilles Donada : Comment est né ce projet de partir à deux sur le chemin de Compostelle ?

Céline Chevallier : Marcher vers Compostelle depuis Paris est le rêve de Céline Anaya Gautier depuis longtemps. Au moment de concrétiser cette envie, Céline m’a proposé de voyager à ses côtés. Je me souviens que nous étions au téléphone et qu’elle m’a dit : « tiens, tu ne veux pas faire saint Jacques cet été ? » J’ai tout de suite répondu oui, et ce n’est que plus tard que j’ai réalisé l’ampleur de cette entreprise.

Céline étant photographe, et moi vidéaste et rédactrice, il était inconcevable de partir sans mettre au point un projet éditorial. Céline et moi nous sommes tout de suite retrouvée autour de l’envie forte de partager cette aventure que je pressens riche.

Quel est votre objectif ?
Le premier objectif : venir à bout de ces 2131 km sans flancher ! Ensuite, plus que de partager notre propre voyage, nous souhaitons faire de ce projet « Chemins de femmes » un espace de rassemblement, notamment à travers notre blog. Nous y raconterons notre histoire, mais parlerons aussi des autres. Une catégorie « Portraits de pèlerins » sera consacrée à ces femmes et hommes croisés sur le chemin, et de valoriser la rencontre avec l’autre.

Parmi les projets qui découleront de ce périple (reportages, vidéos, etc), nous nous attèlerons à la réalisation d’un film. Un documentaire qui retracera nos pas, sous l’angle de l’intime et de l’authentique, et à l’intérieur duquel nous partagerons tout : les galères, les joies, les difficultés…

Qu’est-ce que représente pour vous Compostelle ?
Je crois pouvoir dire de Céline Anaya Gautier qu’elle poursuit une quête spirituelle intérieure depuis une bonne dizaine d’année. Cette photographe hyperactive n’en est pas à son premier essai puisqu’elle à déjà fait le chemin depuis Saint-Jean-Pied-de-Port. Cette jeune femme vit sa vie à fond, et de manière toujours intense. Marcher sera pour elle le moment de prendre du recul, notamment sur les derniers évènements de sa vie…

En ce qui me concerne, je parle plutôt d’une attirance pour le dépassement de soi. Je suis sportive. Le sport n’est pas juste un hobby, c’est chez moi une nécessité. A travers lui je fais le vide, et je me ressource. Ce chemin s’inscrit pour moi dans une continuité. Voilà plusieurs années que je tâche de vivre différemment : moins vite, mieux, en privilégient les rapports humains de qualité, etc. J’espère trouver sur le chemin la paix intérieure que je cherche depuis quelques années, j’espère tourner le dos définitivement à mes vieux démons.

Quel itinéraire avez-vous choisi de suivre, pourquoi ?
Nous partirons de chez nous, comme le veut la tradition (Montreuil-sous-bois, Seine-Saint-Denis, en ce qui me concerne), avec une halte à la tour Saint Jacques (Paris). Ensuite, nous marcherons vers Vézelay, sur une voie réouverte récemment par l’association des amis de Compostelle.

Peut-être l’occasion de donner un caractère inédit à notre voyage… Mais surtout parce que nous ne voulons pas longer l’autoroute pendant deux semaines. Ensuite nous suivrons l’itinéraire habituel jusqu’à Santiago en Espagne. Sur le chemin, nous disposerons d’un faible budget. Nous comptons alors sur l’hospitalité et la générosité de ceux que nous croiserons. Et sur la chance aussi, que nous saurons créer !

Votre blog s’intitule « Chemins des femmes », pensez-vous qu’il y une manière féminine de parcourir le chemin de Compostelle ?
Disons que c’est une question à laquelle nous tenterons de répondre. Je ne suis pas pour généraliser. Mais c’est vrai que nous souhaitons faire partager notre expérience de femmes sur le chemin. Nous nous demandons comment nous allons vivre cette aventure… Quelle condition pour une femme sur le chemin ? Qu’est-ce que cela représente pour une mère comme Céline Anaya Gautier ? A quelles questions allons nous répondre ?

Recueilli par Gilles Donada/blogdesmarcheurs.fr

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6 réponses à Céline Anaya Gautier et Céline Chevallier marchent vers Compostelle via Vézelay

  1. bzh1022 dit :

    Bonjour,

    par hasard je tombe sur votre article car je cherche un max d’infos sur les chemins que je vais emprunter à mon tour en juillet avec mon petit fils de 11 ans et comme vous en prenant le chemin de Vezelay.
    Je suivrai donc avec attention vos commentaires.
    je vous souhaite à toutes deux un bon pélerinage.

    eve

  2. Peter dit :

    Salut, ya eu bcp de changement depuis leurs départ, les filles se sont séparées! aucune nouvelle de Céline Anaya Gautier !

  3. MMA dit :

    Suivez les aventures passionantes de CELINE CHEVALIER sur le chemin via son blog « Vers Compostelle » . Vous serez séduit par son professionalisme, sa nature franche et généreuse. Elle vous fera partager ses rencontres.
    http://celinechevallier.com/verscompostelle/

  4. GERARD Hophra dit :

    Bonjour Céline ,je suppose que tout se passe bien pour toi. Hophra hospitalier a SORGES. Bisous et a +.

  5. bonjour les célines vous avez fait le chemin en combien de jour

  6. vous en êtes ou aujourdh’ui?

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