En Norvège, Sandrine Cnudde marche entre « le vide et le reste »

Viveli – Stavali © Sandrine Cnudde

L’artiste marcheuse Sandrine Cnudde est partie seule dans la région du Hardanger norvégien pour vivre un rude pèlerinage poétique. Elle a choisi la maison du poète Olav Hakonson Hauge (1908-1004) comme point de départ de ses marches dans un périmètre de 30 km. « J’ai sillonné seule et à pied tous les sentiers, ou presque, qui ont pu inspirer l’oeuvre d’Hauge ».

Elle en rapporte un beau livre de photographies et de poésie intitulé Le vide et le reste, aux éditions Tarabuste.

Pages épaisses, photographies presque exclusivement en dégradé de gris (à deux exceptions d’un vert mordant près), couverture brute…

L’objet livre parle déjà de son voyage en forme de combat contre la pluie, le vent, la brume, la ténèbre, les torrents glacés, et surtout les champs de pierres. Ses compagnons de route : saules et bouleaux, aulnes et sureaux.

Comme Moïse faisant jaillir l’eau du rocher (Nb 20, 8-11), Sandrine Cnudde frappe le « gris minéral » de sa « foulée féroce » pour en faire jaillir sa poésie brute.

C’est l’heure du poème de 8h03
au départ d’une journée nouvelle
comme elle fera le premier pas (…)

(…) C’est bien brave
tu vois tu
ne marches pas seul

♦ Son carnet de route sur i-trekking.net

♦ Le blog de Sandrine Cnudde

Ma chronique « En marche » sur RCF, du 15/10/2012 sur Sandrine.

Partagez !

Suivez le fil info du marcheur sur Twitter

Ce contenu a été publié dans itinérance, Témoignage. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.