Gard : Jeanine et Jean Thierry de Lussan marchent et prient sur le chemin de saint Gilles

Revue de presse. Il n’est pas rare de rencontrer, dans les rues de Brignon, des pèlerins engagés sur la voie de la Régordane. Mi avril, ce fut l’occasion de découvrir un couple particulièrement sympathique, acceptant de se livrer dans cette démarche personnelle de la foi qui les porte sur les chemins en direction de Saint-Gilles. Source : Midi Libre.

« Des pèlerins portés par la foi sur la voie de la Régordane », Midi Libre (15/04/10)

Car c’est bien de cela qu’il s’agit pour Jeanine et Jean Thierry de Lussan, dans le Gard qui, chaque matin, au départ de leur périple journalier, disent un chapelet dédié à leur famille, à leurs amis et aux personnes de rencontre.

 » Cela nous permet de remercier des gens de rencontre pour le bonheur qu’ils nous apportent. Comme ce M. Deleuse, à Portes, âgé de 86 ans et qui nous a fait visiter plein de choses. Où cette Mme Garcia de Vézénobres, chez qui nous avons et qui nous a si bien reçus. Ce temps de pèlerinage, voyez-vous, c’est pour nous un temps de méditation. On n’oublie pas nos soucis mais on les porte d’une autre façon », explique Jeanine.

 » Et puis il y a le plaisir de découvrir tout ce que la nature met à portée de nos yeux. Surtout en cette saison de renouveau, où l’on peut découvrir des paysages en d’autres saisons masqués par les feuilles. Cela nous ramène à Dieu » , rajoute son époux.

Pour ce couple de septuagénaires, ce pèlerinage est également très physique. Bardé d’un sac d’une dizaine de kilos, il arrive quelquefois que se réveillent les douleurs de l’âge. éMais après une nuit de bon sommeil, c’est oublié. On remet tout dans le sac : le pyjama, les pulls, le sac de couchage, la paire de chaussures pour se délasser les pieds en fin de journée et le casse-croûte » , précisent-ils.
« Et qu’est ce qu’il y a dans ce casse-croûte » , leur demande-t-on.  » Pain, chocolat, saucisson, fromage et des amandes. Mais des amandes du Mont Bouquet » , répondent-ils en riant.

Ce soir-là, Jean et Jeanine dormiront dans un gîte à La Calmette. Partis le matin de Vézénobres, ils se sont octroyés ce jour-là une balade plus courte. « Mais hier, on a fait Portes-Vézénobres et on a marché onze heures.  » Alors s’il n’y a plus de jeunesse, comme on l’entend souvent dire, que penser face à Jean et Jeanine de la vieillesse

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