Jean-Charles et Evelyne Santerre : « Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle ne nous quitte pas ! »

Interview. Jean-Charles et Evelyne Santerre, un couple breton de Châteaugiron (Ille-et-Vilaine), qui a parcouru le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle de juillet à octobre 2009, ont vécu une aventure humaine, spirituelle et de couple dont ils témoignent ici.

Jean-Charles Santerre, 66 ans, est cadre du transport routier à la retraite, secrétaire de l’association de pêche de Châteaugiron.
Evelyne, 64 ans,est institutrice à la retraite, membre d’une ludothèque associative pour les enfants et les personnes âgées.

Blog des marcheurs : comment avez-vous décidé de partir sur le chemin de Compostelle ?

Evelyne Santerre : Je regardais un reportage de France 3 sur Compostelle. Au lieu de penser tout bas, j’ai dit à haute voix : « J’aimerais bien faire ce chemin ». « Moi aussi ! », a répondu aussitôt Jean-Charles. J’ai pris un peu peur car je sais que Jean-Charles va toujours au bout de ses projet. Au fond, je ne me sentais pas vraiment capable de faire le chemin… Je me disais : « Et si je n’y arrive pas, comment cela va-t-il se passer ? » Cette peur m’a quittée le premier jour en descendant le grand escalier de la cathédrale de Puy-en-Velay, après la messe du matin.

Jean-Charles Santerre : Je trouvais le challenge sportif intéressant. Même si nous ne sommes pas des grands pro, nous avons l’habitude de marcher sur le sentier des douaniers, au bord de la mer, dans les Pyrénées. Avertis par des amis ou par le journal, nous avons commencé à aller écouter des conférences avec diaporamas de gens qui avaient fait le chemin. Cela nous a conforté dans notre choix. Nous avions besoin d’informations et de conseils sur l’équipement, l’itinéraire, l’hébergement, la longueur des étapes. J’ai acheté le guide Miam-Miam dodo et j’ai réservé les gîtes pour les quinze premiers jours.

Comment se sont passés les premiers jours ?

Jean-Charles : 13 km après Le Puy, j’ai été pris d’une première crise d’angoisse (j’allais en connaître plusieurs autres avant d’arriver à Compostelle). Je sentais comme une barre sur ma poitrine et une douleur au bras gauche. Je croyais que j’avais une crise cardiaque ! Les examens aux urgences du Puy n’ont rien révélé. On m’a prescrit du Xanax. Cela m’a repris en Espagne : à Estela, à O Cebreiro, puis en arrivant à Santiago de Compostela. A plusieurs reprises, j’ai cru que j’allais mourir. A chaque fois, nous avons trouvé une aide qui m’a permis d’aller aux urgences, comme si quelque chose nous protégeait… A O Cebreiro, c’était un médecin américain qui descendait d’un taxi ; à Santiago, on a trouvé quelqu’un qui parlait français et nous a orienté vers le bon service…

Evelyne : … une autre fois, c’était une fille que j’avais croisé la veille dans un bar, qui empruntait la même route que nous ; elle est allée dans une ferme pour appeler un taxi.

Comment avez-vous réagi  à ces crises ?

Evelyne : Je ne reconnaissais plus du tout mon mari mais je n’ai jamais paniqué. Je ne peux pas expliquer pourquoi. Durant tout le chemin, je suis restée sereine. Je me disais aussi que si l’un flanchait, il fallait que l’autre tienne le coup.

Jean-Charles : Dans la vie courante, Evelyne est plutôt quelqu’un de paniqueuse. A chaque fois, elle a pris les choses en main. Elle a conservé un calme et une maîtrise d’elle-même qui m’ont épaté !

Evelyne : J’avais parfois l’impression que Jean-Charles voyait les 1500 km à parcourir. Moi, je n’ai jamais ressenti la pression d’une si longue distance à parcourir. J’ai toujours marché au jour le jour. Je me disais : « Si mon corps le permet, j’irai jusqu’à Compostelle ».

Jean-Charles : J’avais un besoin absolu d’arriver à Compostelle, même à quatre pattes ! On m’avait confié une enveloppe que je devais déposer devant le tombeau de saint Jacques à Compostelle. J’avais la pression…

Evelyne, vous avez connu aussi des moments difficiles ?

Evelyne : J’ai eu des ampoules et très mal aux pieds. Jean-Charles m’ a dit : « Si c’est comme cela, on arrête tout de suite » car il était énervé que je puisse l’empêcher d’aller au bout de son projet. Du coup, je suis partie comme une flèche et il a eu du mal à me rattraper ! En revanche, il n’avait pas de difficulté à plaindre les pauvres dames qu’on croisait mais pas sa femme !

Jean-Charles : Je trouvais qu’elle ne marchait pas assez vite : je ne suis pas quelqu’un de très patient…

Evelyne : Un autre fois à l’arrivée à Ostabat, j’étais très fatiguée. Je me disais : «Tant pis, on fera la suite l’année prochaine ». Je me suis allongée sur le lit. Je ne bougeais plus. Je me suis quand même levée pour aller manger. Le propriétaire du gîte de la ferme Extea était Basque. Il nous a fait entonner des chants basques après nous avoir servi un verre de Moscatel. J’ai retrouvé la forme et je suis repartie de lendemain ! On a vraiment toujours trouvé la bonne personne au bon moment.

Comment s’est passée l’arrivée à Santiago ?

Jean-Charles : Nous avons vécu un moment extraordinaire : l’arrivée sur la place de la cathédrale de Santiago, main dans la main. Rien que d’en reparler, j’en ai les larmes aux yeux…

Evelyne : Oui, ce fut un moment d’intense émotion… Sur le chemin, nous avons toujours été ensemble. Nous nous avions toujours en ligne de mire. C’est une expérience commune très forte, en plus de celle d’avoir eu des enfants. Nous avons avons vécu très intensément le chemin.

Qu’est-ce que le chemin vous a appris sur l’un et sur l’autre ?

Jean-Charles : J’ai découvert chez Evelyne une force morale que je ne lui connaissais pas. Nos amis pensaient que j’arriverai au bout mais pas Evelyne. Or, elle est arrivée en meilleure forme que moi, alors que je pensais y arriver sans problème. J’ai terminé le chemin complètement épuisé. Cela m’a appris à avoir des jugements moins expéditifs. Je n’ai pas vraiment changé de caractère, mais quand je m’emporte, j’essaie de prendre sur moi.

Evelyne : J’ai le sentiment que Jean-Charles s’est découvert plus fragile qu’il ne l’était. Quant à moi, je suis arrivée à Santiago dans une forme olympique. Plus j’avançais, moins j’étais fatiguée. A mon retour, plusieurs personnes m’ont dit que j’avais l’air « rayonnante », « resplendissante » et « toute fraîche ». Je me sens beaucoup plus forte. Jusque-là, c’était surtout Jean-Charles qui était moteur et qui prenait les initiatives. J’étais quelqu’un de plutôt timide, désormais je parle plus facilement aux gens. Sur le chemin, c’est plus facile d’aller vers les autres : on est tous habillé pareil, on va tous au même endroit, on partage le même état d’esprit, on se tutoie d’emblée. Les rencontres sont exceptionnelles !

Avez-vous gardé des contacts avec les personnes rencontrées ?

Jean-Charles : Nous correspondons par e-mail et téléphone avec une bonne dizaine de pèlerins : des Français, mais aussi des Australiens, des Canadiens, des Allemands… Depuis deux ans, le chemin ne nous quitte pas. C’est un événement dans notre vie ! Il ne se passe pas un jour sans que nous n’y fassions référence. Nous avons aussi accepter de témoigner et de partager notre expérience lors de soirées conférences.

Evelyne : Cela nous fera de beaux souvenirs pour nos vieux jours !

Qu’est-ce que le chemin vous a apporté sur le plan spirituel ?

Jean-Charles : Je suis parti randonneur et je suis arrivé pèlerin. Avant de partir, je ne pratiquais plus depuis des années. En cours de route, j’ai éprouvé le besoin de me rendre dans les lieux de culte, de participer à des offices. On ne cesse de croiser des églises, des chapelles, des croix. On sent qu’il s’est passé quelque chose sur ce chemin. On ne peut pas passer par Moissac ou à Conques sans ressentir une émotion particulière. En arrivant à Astorga, j’ai éprouvé le besoin de me confesser. Cela ne m’était pas arrivé depuis notre mariage, il y a 45 ans ! Je me suis débrouillé à moitié en français et en anglais… J’ai incité Evelyne à y aller aussi, ce qu’elle a fait ! Nous avons pu communier jusqu’au bout.

Evelyne : Cela m’a beaucoup surpris de la part de Jean-Charles. Après un de ses problèmes de santé, il m’a dit : « Si j’arrive à Compostelle, j’irai à la messe tous les dimanches ». J’ai vraiment senti que quelque chose a changé en lui. Sur le chemin, il y a beaucoup de moments où on a le temps de réfléchir à notre vie… Dans le passé, j’ai traversé la maladie. Je priais la Sainte Vierge… Compostelle a été pour moi une façon de la remercier pour cette force qui m’a aidée…

Avez-vous connu, Jean-Charles, d’autres crises depuis votre retour ?

Jean-Charles : Non, cela ne s’est plus reproduit.

Evelyne : J’avais peur que Jean-Charles ne revienne pas comme il était avant le départ. Je craignais qu’il reste perturbé mais cela n’a pas été le cas.

Quels sont vos projets ?

Jean-Charles : Nous repartons début juin d’O Cebreiro pour accomplir les dernières étapes vers Compostelle, qui avait été un peu gâchée par mes soucis de santé. Nous prenons un ferry à Saint-Nazaire de la Dreyfus lines (1), qui nous amènera à Gijon. Et nous irons jusqu’au cap Finisterre.

Recueilli par Gilles Donada/blogdesmarcheurs.fr

(1) Ce bateau fait une navette aller-retour entre St-Nazaire et Giron pour transporter essentiellement des camions et quelques voitures avec passagers mais pas de piétons sauf les pélerins en direction ou en retour de Compostelle. Cette ligne mérite d’être connue de ceux qui habitent l’Ouest car elle est idéale pour le retour : pour un prix très compétitif (nous allons faire l ‘aller et retour en cabine individuelle pour 265 €) elle nous mène en 11 h de France en Espagne et vice versa (départ 21 h – arrivée 08 h). Pour rejoindre Giron il y a une ligne de car Santiago-Léon/Léon -Giron .

Suivez le fil info du marcheur sur Twitter

Ce contenu a été publié dans Compostelle, Témoignage, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

18 réponses à Jean-Charles et Evelyne Santerre : « Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle ne nous quitte pas ! »

  1. Gilles dit :

    Nous vous envoyons ce mail de chez notre fille à Maisons-Laffitte où nous gardons nos petits enfants pendant les vacances des Parisiens. A l’occasion pouvez-vous passer un coucou d’ encouragement sur votre blog. à Marie-Christine et Patrick Frangone qui ont pris le chemin de Compostelle au départ de St-Jean Pied de Port il y a quelques jours . En 2009 nous avons parcouru une quinzaine d’étapes ensemble et sommes restés amis , suite à un décès dans la famille de Christine le couple avait dù quitter le chemin juste avant l’ ascencion de Roncevaux . Nous allons leur parler de votre blog qu’ils pourront consulter à la halte du soir . Aujourd’hui ils doivent avoir dépassé Los Arcos , ils ont l’objectif d’aller jusqu’à Muxia au delà de Cabo Fisterra. C’est un couple super sympa qui a du mérite car Patrick souffre du dos.

    Ultreia.

    Evelyne et Jean-Charles Santerre.

  2. RANGONE Patrick dit :

    Merci pour ces encouragememts qui nous font chaud au coeur.Aujourd’hui mardi soir nous sommes a Portomarin et Santiago est prevu pour samedi si tout va bien.Les evenements ont fait que nous sommes en avance de 4 jours sur notre plan de marche.
    Nos amis Santerre et Chacha nous manquent terriblement…
    Marie-Christine et Patrick

  3. Santerre Jean-Charles dit :

    Bravo à Marie Christine et Patrick demain vous vivrez un grand moment et comme les »Chacha » et nous vous aurez accompli votre rêve . Buen Camino pour le reste du parcours qui va vous amener à l’ ocean, nous sommes en pensée avec vous.
    Evelyne et Jean-Charles

  4. Marie-Christine Bruley dit :

    Holla les pelerins de Bretagne, un coucou de Fisterra avant que nous reprenions la route de Santiago demain matin.
    Ce matin longue marche dans le sable de la plage et dans l’ocean ce qui fait a fait grand bien a nos pieds.
    Normalement nous avons un bus qui nous ramenera a Bayonne samedi.
    Nous vous embrassons tres fort Patrick et moi.

  5. François Rodrigue dit :

    Bravo ! les amis 🙂 Je suis fier de vous. D’ici (du Canada) je peux vous suivre sur le chemin. Je vous enbrasse et mes pensées sont avec vous !

    Félicitations ! Pour ma part je retourne dans la région des Pyrénées le mois prochain, cette fois en touriste !

    Aux plaisirs 🙂

    François Rodrigue (le pélerin Québecois en 2009)

  6. Evelyne et Jean-Charles dit :

    Bonjour François , heureux d’ avoir de tes nouvelles , comme tu vois les amis Marie -Christine et Patrick sont arrivés au bout du chemin , ils sont heureux . Pour notre part nous y serons à partir du 9 Juin , nous recommençons la fin du pélerinage avec le désir d’ aller cette fois jusqu’à la mer comme nos 4 autres amis puisque Yvonne et Robert l’ ont fait l’ année dernière .

    Amitiés.

    Evelyne et Jean-Charles

  7. Marie-Christine Bruley dit :

    Bonjour Evelyne et Jean-Charles,

    Où en êtes vous ? Comment allez-vous ?
    Le camino nous manque, surtout 0’Cebrero, c’est un lieu magique comme il y en a beaucoup, mais cet endroit m’a touché.

    Bonjour François,

    Comme nous sommes contents Patrick et moi d’avoir à nouveau de tes nouvelles. C’était une très agréable surprise de voir ton nom en venant chercher des nouvelles de nos bretons préfèrés…
    Comment vas-tu ? Que deviens-tu ?
    Tu as vu, les Pyrénées sont toujours aussi belles !
    Donnes nous des nouvelles, nous t’embrassons et crois en notre amitié.

    Evelyne et Jean-Charles, Pat et moi pensons à vous, alors buon camino à vous et bises.

    Marie-Christine et Patrick

  8. Evelyne et Jean-Charles dit :

    Salut les « Capone » ,

    Nous sommes ce soir á Negreira á l’albergue San José oú El Grognos a laissé un trés mauvais souvenir….. Je plaisante…. Nous venons de lire votre message dans le livre d’or et comme vous nous le demandez , nous profitons pleinement de son confort. Nous nous rendons á Fisterra á une allure de tortue ( Evelyne souffre d’ampoules) il faut dire aussi que notre bateau ne part de Gijon que le 28 au soir.

    Nous sommes arrivés á Santiago Samedi matin aprés une halte au Centre international Jean Paul II , ce qui nous a permis de voir les pelerins de bronze qui montrent la cathédrale au loin. Peu de pelerins peuvent les voir car ils sont hors chemin.

    Arrivés vers 10 h nous avons assisté à la messe des pélerins et avons eu la grande joie de voir le  » Bota Fumero  » en action . Grand moment ……

    Bisous à tous les deux et Ultreïa

  9. Evelyne et Jean-Charles dit :

    Salut les « Capone »

    Nous vous avions repondu de Negreira oú nous avons couché dans la même Albergue que vous , mais il apparaît que le message n’est pas passé….. Nous vous disions avoir vu votre mot sur le livre d’or et que nous étions egalement satisfaits de l’accueil .

    Depuis Lundi nous avançons tout doucement vers Fisterra puis Muxia et somme aujour’hui à Olveira oú nous sommes arrivés á 11 h….. Parfait pour les ampoules d’Evelyne….

    Bisous á tous les 2.

    Demain nous devrions voir l’ocean .

    Evelyne et Jean-Charles

  10. anne d dit :

    Bonsoir,Evelyne et Jean Charles! je suis la compagne de Serge(dit Sergio) je suis restée en Belgique pour alimenter le blog(Sergio compostelle) et aussi pour (un peu) travailler!
    Je vous souhaites une bonne fin de Camino…
    Serge est ce soir à Muxia avec Bénédicte et Etienne ,demain sera le retour à Compostelle et samedi reprise du car direction Belgique où il arrivera dimanche fin de journée !! Difficile de repartir et pourtant il y a 3 mois qu’il avait démarré!
    ! A tous Ultréïa!

  11. Marie-Christine Bruley dit :

    Bonsoir Evelyne et Jean-Charles

    Bravo à vous deux, nous avons reçu votre sms… et nous voilà à nouveau plein de nostalgie et de l’envie de repartir sur les chemins enchantés.

    Comment vont les pieds d’Evelyne ? Jean-Charles soit aux petits soins pour elle, et toi tout c’est bien passé ?

    Voilà, vous, Yvonne et Robert et Pat et moi avons laissé nos pas sur ce chemin historique, il va falloir penser à un autre départ pour arriver à Santiago… n’est-ce pas ?

    Reposez-vous et donnez nous vite des nouvelles.

    Gros bisous à vous deux;

    Patrick et Marie-Christine

  12. BRULEY Marie-Christine dit :

    Bonjour Evelyne et Jean-Charles,

    Je m’aperçois que le message que je vous ai écrit jeudi ou vendredi n’est plus là alors qu’il avait bien été « envoyé » et vu en bas de la page…
    Mystère et boule de gomme ! En gros nous vous disions bravo et que le camino nous manquait.

    Donnez vite des nouvelles.

    Gros bisous à vous deux de nous deux.

    Patrick et Marie-Christine

  13. jaffro dit :

    bonjour évelyne et jean charles

    je suis très heureuse de vous voir aussi radieux et surtout en bonne santé

    cette année c’est décidé je fais le tro breiz

    jean claude de recologne part pour rome

    bises

    solange

  14. Everlyne et Jean-Charles dit :

    Eh oui Solange nous nous y sommes remis mais pour un petit bout seulement : de Cebreiro à Fisterra puis Muxia où nous sommes arrivés sous un soleil éclatant . Encore une fois le Camino a ravi nos coeurs et nos yeux . Dis nous quand tu es sur le Tro Breiz peut-être fera-t-il une étape dans notre coin .
    Bises

    Eveloyne et Jean-Charles

  15. jaffro dit :

    Bonjour les amoureux du chemin,

    Je prévois de partir entre le 15 aout et début septembre c’est selon l’humeur du moment.

    Je commence par Vannes,Quimper, Saint Pol de Léon, Saint Brieuc, Saint Malo et enfin Dol de Bretagne et termine ma boucle à Vannes.

    L’année dernière, j’ai fais Narbonne plage Deba. J’ai abandonné mes ongles d’orteils se sont faits la valise.

    Grosses bises à vous deux.
    J’ai une photo de vous prise sur le parvis de compostelle.

  16. Santerre Jean-Charles dit :

    Bonjour Solange

    A cette époque de l’année nous serons sans doute du coté de Vannes dans un Mobile-home que nous avons à Damgan ou bien près de Rennes ,à Châteaugiron où nous habitons. Si le coeur t’en dit nous pourrons faire « Albergue »sur ton chemin. Tu peux nous joindre au 0299378373,au 0616169667,au 0615579204 et enfin au jean-charles.santerre@cegetel.net , tu vois tu as le choix.

    Bises et peut-être à bientôt.

    Jean-Charles et Evelyne

  17. jaffro dit :

    Bonjour Evelyne et Jean Charles,

    Pour le moment je vis en vagabondant, un jour par ci, un jour par là.

    Mes pas me conduisent où vont mes choix et je me retrouve encore une fois sur les chemins auxquels je crois.

    Il faut que vous sachiez combien j’apprécie votre proposition et vous en remercie.
    Je vous embrasse tous, un baiser à chacun de vous..

    Solange

  18. anne d dit :

    Serge ( dit Sergio) le belge, pense bien souvent à vous
    Il ne se passe pas une semaine sans que Compostelle ne soit évoqué….
    ce fut pour lui une aventure  » magique »
    Si vous avez connu Bénedicte (qui marchait avec lui (et Edouard)):elle est partie et bien arrivée au Canada où elle a déja trouvé du travail …
    Bien à vous : Anne (sa compagne qui alimentait le blog)

Les commentaires sont fermés.