La « caminothérapie » : quand le chemin panse l’âme et le coeur endoloris

La caminothérapie, c’est cette façon bien singulière qu’a le chemin (el camino, en espagnol) de nous porter à travers nos difficultés pour nous replacer sur la route de la guérison intérieure et de la vie. C’est l’écrivain pèlerin Luc Adrian qui a popularisé cette expression dans son témoignage sur le chemin de Compostelle.

Nombreux sont ceux qui se lancent sur la route, notamment sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, suite à une épreuve (maladie, séparation, licenciement, remise en question…). C’est aussi mon cas, dans ce témoignage personnel que j’ai confié aux auditeurs de RCF le lundi 13 janvier 2014.

PS Pour une raison incompréhensible, j’ai donné un autre prénom à l’ange du chemin que j’avais croisé. Elle s’appelle Laurence (et non Hélène).

Si vous aussi, vous avez trouvé une forme de consolation, de guérison ou de salut sur le chemin, confiez-moi votre témoignage en commentaire.

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11 réponses à La « caminothérapie » : quand le chemin panse l’âme et le coeur endoloris

  1. Rigonnet dit :

    Le chemin est devenu une drogue, c’est là que je m’épanouie le plus. Au début,
    c’était une aventure, la rencontre des autres avec mon mari. Maintenant qu’il est
    de l’autre côté du chemin, je marche avec Jean Pierre (rencontré lors de notre
    toute première escapade avec mon mari en 1999), je marche pour oublier, pour
    méditer, pour les rencontres internationales que nous faisons, pour respirer à
    pleins poumons l’air qui semble me manquer, je marche vers cet inconnu, mais
    je marche vers la beauté de ces paysages…..Pourrai-je un jour m’arrêter?

  2. Anne dit :

    Bonsoir,
    Votre témoignage est fort. Aussi pudique que sincère. D’ une très grande dignité.
    Je l’ ai écouté, réécouté. Je comprends et partage. Vous en remercie.
    Oui, la marche au long cours apaise. Nous y sommes avec la part la plus infrangible de nous-mêmes, y puisant surcroît de volonté, force et sérénité qui nous conduisent au pardon, à tout le moins au lâcher-prise.
    Je vous souhaite un beau chemin de vie harmonieux et paisible.
    Avec toute ma sympathie.
    Anne

  3. Bravo Gilles pour ce témoignage on ne peut plus personnel. Je suis touché par tant d’honnêteté, de simplicité, de sincérité. Il faut avoir déjà fait un grand chemin intérieur pour arriver à raconter tout cela. Très envie d’en rapporter l’écho dans mon blog, je cherche la meilleure façon de le faire pour qu’un maximum de personnes puissent vous écouter.
    Ultréïa !

  4. Geneviève dit :

    Ayant subi il y a 3 ans 1/2 le départ de mon mari après 31 ans de vie commune, 3 enfants, des maisons construites ensemble, j’ai été très active (j’en avais besoin) dans toutes les démarches hautement pénibles du divorce, de la vente de la maison, de la recherche d’un logement…
    Une fois (presque) posée dans un nouveau chez moi il y a un an, l’envie de partir sur le chemin est revenue plus vive; jusque là, j’avais peur de partir seule et en avril 2013, après un coup de cafard, ça s’est imposé: je vivais seule et bien je marcherai seule.
    5 semaines de marche, 870 Kms entre Navarrenx et Santiago et un grand bonheur, une grande fierté, de très belles rencontres.
    La joie et l’estime de soi retrouvées…

    • Gilles dit :

      Geneviève, je me reconnais, pour une part dans votre situation. Merci de votre beau témoignage. Et aujourd’hui comment allez-vous ? Que faites-vous ?

  5. Carole dit :

    Je suis née de nouveau sur le chemin…. La « famille idéale » a explosé avec un divorce douloureux que je n’ai pas vu venir. J’avais une vie très confortable, mère au foyer avec 4 enfants et après 35 ans de mariage je pensai que le directeur qui tombe amoureux de la secrétaire était un scénario pour les autres!
    Anesthésiée, le divorce s’est transformé en licenciement. Ma seule réaction a été de penser que l’alcool pouvait m’apporter l’oubli. Je ne sais pas pourquoi un matin je me suis réveillée avec le mot Camino dans la tête. J’ai acheté un sac, des chaussures et je suis partie. Il faudrait plus d’un commentaire pour expliquer ce premier chemin entre douleurs et moments de bonheur! …et les autres qui ont suivi! J’ai vécu tant d’années en fonction d’une personne, il fallait que je sache qui j’étais et le chemin m’a éclairée. J’accepte ma situation sans amertume et ma vie présente est si riche! Je remercie chaque jour de pouvoir continuer  » à marcher »!

  6. Geneviève dit :

    Aujourd’hui, je cherche du travail, j’ai fait une formation pour changer radicalement de métier, j’avance…

  7. Annick dit :

    Je voudrais témoigner de ceci.
    Je suis partie 3 fois sur le chemin, une fois en 2008 avec mon cheval (expérience extraordinaire), une fois seule du Puy en 2010 pour une courte période terminée par une double tendinite au genou et enfin en 2011 toujours du Puy et toujours seule mais jusqu’à Estaing.
    Chaque fois, j’ai reçu un cadeau et une leçon (au minimum bien sûr !) un peu comme un coup de main et une fleur dans la main.
    Le chemin de Compostelle est une expérience unique et personnelle, les rencontres sont magiques (enfin certaines !) et…..il me tarde de repartir, de combler les trous de mon crédencial et de vivres encore d’autres rencontres hors du temps.

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