La fin du « petit chemin »

Le petit chemin... avant travaux de terrassement.

Sur son blog, M. Philipps, pédiatre de profession, retrace la fin d’un petit chemin de garrigue, à grands coups de pelleteuses, où l’on pouvait encore observer les traces laissées par les charrois.

Extraits de « Le petit chemin« .

« C’était un petit chemin, un sentier plutôt. A la sortie du village, juste après le pont, au moment où la route tournait à gauche, lui, naissait et, à droite, partait à l‘attaque du massif.

Il s’élevait, minuscule, étroit, en suivant une pente régulière, au milieu de cette végétation qu’ici, dans la Garrigue, on appelle « bartas ». Des chênes verts, des chênes kermès, des cades, du buis, des cistes, des nerprun, des ronces, du faux houx, un fourré impénétrable où seuls les sangliers font leur trace ! De loin, sur le flanc de la colline, il était invisible.

Après quelques boucles, une toute petite heure de marche, il s’arrêtait à un col, dans un endroit magique. Un pré au milieu des arbres, où les hommes avaient installé une longue table et des bancs. Dans un coin, un ancien ermitage presq’en ruine. A l’autre bout, un bassin. Une boîte de conserve permettait d’amorcer la pompe qui donnait, en toutes saisons, une eau d’une fraîcheur délicieuse. […]

Quand le DFCI a été achevé, je l’ai emprunté, encore une fois, « pour voir ». Adieu les dalles marquées par l ‘acier des charrois, adieu l’ombre bienveillante des nerprun. Le DFCI appartient dorénavant aux vélos-cross fulgurants, aux motos et aux quads pétaradants. »

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