L’aventure Philippe Sauve accompagne l’aveugle Georges Nicolas pour 400 Km en Islande

Philippe Sauve et Georges Nicolas au Revest. Malheureusement le fidèle compagnon de Georges ne pourra pas être du voyage en Islande. La loi exige la quarantaine... (Ph. D. R.

Revue de presse. Philippe Sauve, l’explorateur marcheur parti pour la première fois à l’âge de 18 ans pour deux ans en Amérique du nord, s’est envolé le 4 septembre 2010 pour l’Islande avec Georges Nicolas, ancien employé à la Direction Générale de l’Armement qui a perdu la vue en 1995.

Il le tiendra par la main pendant vingt jours pour un périple pédestre jusqu’au volcan Eyjafjöll. Source : Six -Fours.net (Québec).

« Philippe Sauve guide d’un ami aveugle dans une aventure islandaise » , Paul Chambras, Six -Fours.net (03/09/10)

Philippe Sauve, ancien électricien sur le porte-avion Foch a tout plaqué un beau jour de 1992 pour suivre le fleuve Missouri à pied, durant sept mois. Il avait poursuivi son périple jusqu’à l’Arctique, à la rencontre des Inuits.

[… ] Le retour en France n’a pas été facile. Passionné par l’écriture Philippe Sauve avait décidé de faire publier son premier récit intitulé « La marche de vie » préfacé par Stéphane Peyron. C’est à compte d’auteur que son livre sera finalement édité. Quelques conférences pour survivre, puis c’est la rencontre au Salon du livre de La Cadière avec l’écrivain Hyèrois Maurice Perisset.

« C’est trois ans d’une grande amitié jusqu’au jour où j’ai découvert Maurice mort chez lui… » et ce choc Philippe Sauve va l’encaisser à sa manière, c’est à dire en repartant pour une grande aventure en Amazonie pour rencontrer une tribu complètement isolée. Malheureusement face a des barrières administratives infranchissables,il lui a été interdit d’approcher cette tribu…

Nouveau retour pour bientôt repartir dans l’aventure sibérienne et 3 800 kilomètres de navigation sur le fleuve Lena. De là est né un très beau livre « Sibéria », un film qui a été primé et une reconnaissance avec une sollicitation pour entrer au sein de la célèbre et très fermée Société des explorateurs français.

Enfin, c’est le retour chez les Amérindiens et plus particulièrement pour retrouver son amis Ernest, pur Siou. Mais ces retrouvailles auront un prix : 2 000 kilomètres de descente du Missouri. Et ce sera aussi un voyage thérapie car Philippe Sauve déprimé entre deux voyages était tombé dans le dur paradis artificiel de l’héro. Aujourd’hui, il tient à le dire sans cacher la moindre vérité et bientôt sortira un livre sur son amitié avec un toxico. Histoire simple qui prouve que l’on peut sortir de cet enfer.

La rencontre avec Georges Nicolas, aveugle, qui rêve de gravir le Mont-Blanc

Un jour à la fin d’une conférence un homme d’une cinquantaine d’années employé par la DGA est venu à lui. Il s’est présenta comme Georges Nicolas ayant perdu la vue en 1995. On imagine le désespoir de cet homme. « Il était passé par différentes étapes et avait même envisagé le suicide… J’ai été ému et nous sommes restés en relation. »

Une fois de plus on retrouve l’explorateur solitaire et qui de ce fait pourrait être égocentrique, tendre la main à un homme qui n’a, à ce jour, comme expérience d’aventure qu’un périple en Laponie.

Son rêve était d’arriver au sommet du Mont-Blanc. Quelques fonds ont été rassemblé, mais il voulait vivre cette ascension naturellement avec Philippe Sauve et aussi avec ses deux enfants.

Le budget n’a pas pu être bouclé et l’idée d’un raid pédestre en Islande a été lancée. Le Conseil général, l’Union départementale CGT du Var, l’Union locale CGT de Toulon, Le Crédit Mutuel de La Seyne, la Ville de La Seyne et l’Union sportive seynoise (section rugby) ont apporté leur écot à l’association HSRA (Handicap sport raids aventures) pour que ce voyage puisse s’effectuer.

Embarquement en ce samedi 4 septembre pour arriver dans la capitale Reyjkavik et après une première nuit en dortoir départ pour une vingtaine de jours et environ 400 kilomètres à la découverte de cette terre de feu et de glace et espoir d’approcher le volcan Eyjafjöll qui a régné sur le monde en bloquant le trafic aérien en avril-mai dernier.

Une tente et des refuges naturels serviront d’abri. Toute la nourriture lyophilisée est prévue pour toutes les journées de marche. Le reste du matériel est simple. Le même sac à dos que Philippe Sauve avait pour son premier voyage avec du matériel très élémentaire et même pas de GPS « car j’aime marcher à l’instinct. »

Seule concession au modernisme « un panneau solaire pour recharger les batterie de la caméra et du petit appareil photo ainsi que le téléphone de Georges. On doit avoir normalement une liaison en direct avec Sandrine Mercier qui anime sur France Inter l’émission « Partir avec ».

Il y aura un grand absent lors de cette expédition, c’est le chien de Georges. « L’Islande exige la mise en quarantaine et ce n’était pas possible de le faire venir avec nous. » Alors Philippe tiendra la main de Georges. L’un décrira le paysage et l’autre toutes ces sensations qu’un voyant ne peut avoir. Bon voyage tout simplement et au retour on aura sans doute droit à un beau film sur une aventure humaine à laquelle on aimerait secrètement participer.

► Le site de Philippe Sauve

Suivez le fil info du marcheur sur Twitter

Ce contenu a été publié dans Témoignage, Trekking, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

1 réponse à L’aventure Philippe Sauve accompagne l’aveugle Georges Nicolas pour 400 Km en Islande

  1. Bernadette Cots dit :

    Je ne me connecte qu’aujourd’hui sur ce site et suis admirative de tous ce que vous avez fait dans ces conditions extrèmes .J’ai moi mémé marcher avec un aveugle mon ami Marc Antoine et son chien Velours puisque nous avons fait le chemin de ST Jacques de Compostelle depuis La Réole avec notre amie Hélène et je reconnais que c’est une expérience tellement enrichissante !!!! Bravo pour vous et continuez à vivre ces moments si intenses et à nous les faire partager .Amicalement

Les commentaires sont fermés.