Le Breton Joseph Rivière s’est longuement préparé à marcher vers Compostelle

Revue de presse. Joseph Rivière a marché 1 524 km jusqu’à Compostelle. Dans cette interview, accordée à Ouest-France, Ce Breton de Breteil (Ille-et-Vilaine) explique sa préparation physique qui a duré plus d’un an et demi car il n’avait jamais marché jusque-là. Sa marche est aussi une démarche spirituelle : chrétien, il a voulu que le Camino soit une forme de témoignage pour ses enfants et petits-enfants.

Pourquoi ce pèlerinage à Saint-Jean-de-Compostelle et comment vous êtes-vous préparé ?

Je suis un retraité de 63 ans, et avant tout un chrétien convaincu. Ce périple vers Saint-Jacque-de-Compostelle m’a permis d’apporter une plus-value à mes convictions religieuses. Je souhaitais également que ce voyage puisse influencer mes enfants et mes petits-enfants vers mes convictions.

À l’origine, je ne suis pas un marcheur. J’ai commencé à faire des marches de 2 à 3 km sur avis médical, et au fil du temps j’y ai pris goût, et, petit à petit, le projet du périple a pris forme. Pendant un an et demi, je me suis entraîné quotidiennement en faisant des marches rapides de 10 à 15 km avec tous les 15 jours une marche de 25 à 30 km, avec un sac à dos de 12 à 14 kg.

Comment s’est déroulé votre périple ?

J’ai rejoint le Puy-en-Velay en train et il m’aura fallu 62 jours pour rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle, et effectué 1 524 km. Le retour vers Rennes s’est déroulé en car. Pour effectuer ce périple, j’avais le strict minimum dans mon sac à dos. En France je me suis arrêté dans les gîtes communaux, les gîtes d’accueil des pèlerins, des presbytères, chez les religieuses et en Espagne dans les « albergues ».

Pour les repas j’avais opté soit pour la demi-pension, soit je préparais mon repas du soir et du lendemain midi. J’effectuais 25 à 30 km par jour avec un maxi de 37 km. Beau temps en général et trois gros orages m’ont contraint à marcher dans la boue.

Que retenez-vous de ce pèlerinage ?

La beauté et la diversité des régions traversées. J’ai pris le temps de contempler la nature : les fleurs, les oiseaux, les animaux. La marche permet de réfléchir, de penser et surtout de prier. J’ai effectué mon périple avec le vrai bourdon de pèlerin. Au fil du chemin et le soir j’ai rencontré des pèlerins d’autres nationalités : des Canadiens, Polonais, Roumains. J’ai aussi été ému par la souffrance de certains marcheurs.

J’ai failli abandonner. Pour l’heure, je projette de me rendre au Mont-Saint-Michel, toujours à pieds.

Source : « 1 524 km sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle – Breteil« , Ouest-France, (17/09/11).

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