Le Breton Marcel Constantin rejoint Compostelle en empruntant le Camino del Norte

Revue de presse. Marcel Constantin, originaire de Betton (Ille-et-Vilaine), nourrissait depuis trente ans l’idée de partir sur le chemin de Compostelle. Parti du Mont-Saint-Michel en avril dernier il est arrivé à Santiago de Compostela le 12 juin 2011, après 1800 km de marche via le chemin côtier du nord de l’Espagne, plus physique que le Camino Frances. Source : Ouest-France.

Dans quel but avez-vous effectué ce pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ?

C’est une idée vieille de 30 ans. Je souhaitais un jour réaliser ce périple en une seule fois. L’heure de la retraite venant de sonner, j’ai donc voulu concrétiser ce rêve. Tout d’abord, en m’inscrivant au club de randonneurs Chlorophylle et ainsi marcher… Marcher pour m’entraîner ! Après 6 à 8 mois, il m’a semblé que je pouvais entreprendre le projet.

Ma préparation s’est effectuée tout l’hiver, avec acquisition de matériel adéquat puis m’occuper aussi de la Crédencial auprès de l’association des Amis de Saint-Jacques-de-Compostelle de Bretagne. Puis bien évidemment, définition des étapes françaises et choix du parcours espagnol « le Camino del Norte », plus physique que le « Camino » Français.

Comment s’est déroulé votre périple ?

Habitant Betton, j’ai choisi de partir du Mont-Saint-Michel pour relier deux lieux célèbres de pèlerinage. Auparavant, j’avais préparé toutes les étapes, retenu des chambres d’hôtes, chambres d’amis et gîtes pèlerins. Pour l’Espagne, c’est les premiers rentrés qui obtiennent les places dans les « albergues » – les pensions en hôtels. Le 2 avril 2011, je pars donc du Mont-Saint-Michel en direction d’Antrain. Durant tout mon parcours (1 800 km), du 2 avril au 12 juin 2011, j’ai eu beaucoup de chance avec très peu de pluie et pratiquement pas de fortes chaleurs ! J’ai rencontré peu de pèlerins en France, par contre en Espagne, nous nous retrouvions parfois entre 15 et 25 à cheminer.

Que retenez-vous de ce beau voyage ?

La beauté et la diversité des régions traversées, où je sentais l’âme de chaque terroir. La disponibilité dans la marche à réfléchir, penser. Prier, faire attention à tous ce qui m’entourait (fleurs, oiseaux, nature).

Quelques rencontres insolites, comme ce jeune Italien avec qui j’ai marché pendant 1 h. Il reliait Londres à l’Italie. Un grand nombre de pèlerins en était à leur deuxième, troisième fois, voire plus, à effectuer ce pèlerinage.

La réussite de ce périple me procure beaucoup de satisfaction, avec de la convivialité, de l’entraide dans un partage profond et spirituel.

Source : « 1 800 km pour rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle« , Ouest-France (07/07/11)

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