Manu Marchier et Gaspard Grégoire, 16 ans chacun, ont marché sur la voie de Vézelay vers Compostelle

Revue de presse. Manu Marchier et Gaspard Grégoire, âgés de 16 ans, ont marché tous les deux sur la voie de Vézelay vers Compostelle : 450 km entre Périgueux et Saint-Jean-Pied-de-Port. Ils ont essuyé pluie et canicule, connu des hébergements très sommaires, croisé des pèlerins de toute génération. Aujourd’hui, ils n’ont qu’une envie : poursuivre le Camino. Source : Sud-Ouest.

Marcher vers Compostelle à tout âge, c’est le sujet de ma chronique radio sur RCF le 19/09/11
Chronique Chemins de pèlerinage (Gilles Donada) : marcher à tout âge vers Compostelle by pelerin

 

Alors que leurs amis faisaient la fête, Manu Marchier et Gaspard Grégoire ont passé l’été à marcher. L’idée leur est venue lors d’une longue soirée devant la télévision, l’hiver dernier. La mère de l’un d’eux leur a parlé du chemin de Compostelle et l’idée a fait son chemin.

Manu Marchier, qui a 16 ans, prépare un bac pro de paysagiste. Gaspard, quant à lui, est lycéen en 1re à Bertran-de-Born à Périgueux, où il réside.

Après avoir glané des informations sur Internet, ils ont commencé à préparer leur expédition : achats de sacs à dos, toile de tente, duvet, kit de cuisine, soins de premier secours, vêtements, torche, etc. puis recherche du circuit afin d’être prêts pour le départ. Au printemps, quelques randonnées dans les sentiers ont servi d’entraînement.

Mardi 2 août, sur la place Francheville à Périgueux, le sac à dos bien rempli (trop selon eux), les garçons sont partis en direction de Bergerac. Après leur première nuit passée à Douzillac, ils se sont réveillés sous la pluie. Les épaules ankylosées par le poids du sac, les premiers pas ont été difficiles.

Pour repartir en forme, ils se sont accordé quelques extra comme un repas au restaurant et une nuit à l’auberge, ce qui a considérablement asséché le budget prévu de 300 euros. Ils ont dû ensuite se résoudre à manger des casse-croûte pour le reste de l’aventure. Le menu journalier n’était pas très varié : pâté, fromage, pain, eau et quelques pêches de vigne et des pommes cueillies tout au long des chemins.

La pluie et la canicule de certains jours ont rendu pénible les longues journées de marche. Gaspard a écopé de quelques ampoules aux pieds et Manu d’un mal au dos.

Sur le chemin, ils ont croisé de nombreux marcheurs dont un « vieux pèlerin » avec une longue barbe grise, qui marchait pieds nus en direction de Vézelay. Les chevreuils, sangliers, écureuils, hérisson et même serpents furent parfois de la partie.

L’aventure s’est terminée le 22 août, du côté de Saint-Jean-Pied-de-Port, au Pays basque, où des amis de Gaspard possèdent une maison de vacances. Ils ont pu y apprécier une bonne douche après trois semaines de toilette à l’eau de ruisseau, un repas chaud et une nuit dans un lit douillet. Le lendemain, Manu est rentré en Dordogne en train tandis que Gaspard est resté quelques jours de plus au Pays basque.

Les deux copains sont fiers d’avoir accompli leur défi (près de 450 km de marche) et aimeraient bien poursuivre leur épopée afin de rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle.

→ Source : « Leur été sur le chemin de Saint-Jacques », A. Marchie, Sud-Ouest (12/09/11)

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