Aisne : deux pèlerins sur la route de Compostelle

Revue de presse. Daniel et Michel-Armand se sont lancés sur le chemin de Compostelle depuis le Nord de la France. Ils témoignent de la fraternité qu’ils ont rencontré en route, du difficile retour chez soi et l’association des Amis de Compostelle qu’ils ont fondé. Source : DailyNord.fr (09/04/09).

Extraits de l’article de DailyNord.fr (09/04/09) :  « Saint-Jacques retrouve sa voie »

« A la différence du Moyen Age, [le pèlerin] peut désormais effectuer son périple en vélo. Ou par étapes. Un petit bout cette année, un autre petit bout l’année prochaine. Daniel a adopté cette solution : quinze jours par ci, quinze jours par là. « En 1997, j’ai vu les pèlerins dans les Pyrénées atlantiques. L’envie de partir est devenue de plus en plus pressante. » Michel-Amand a choisi une autre formule. Les 1 776 kilomètres (dixit Mappy) séparant Tournai de Santiago-de-Compostela ont été engloutis en une seule traite. Trois mois de marche. C’était en 2002, il avait 57 ans. Après huit premiers jours « difficiles », l’ancien médecin parle de « dépossession physique ». Explications. « J’ai maigri de 11 kilos, mais j’étais en pleine forme. Je ne me suis jamais senti aussi bien. Je marchais 25 kilomètres: peu importe qu’il pleuve, j’étais déconnecté.

Et puis, il y a les rencontres sur les chemins de Saint-Jacques. Les deux hommes y reviennent souvent sur cette fameuse « fraternité ». Parce que tout le monde est identique. Les différences de la vie séculière (boulot, salaire, maison…) sont gommées : rien ne ressemble à un pèlerin plus qu’un autre pèlerin. A écouter les deux hommes, ces voies ont des allures de havre de paix. « Lorsqu’on s’approche de Saint-Jacques, on ralentit le pas inconsciemment, témoigne Daniel. Parce qu’on n’a pas envie que cela s’arrête. »

Autant dire que le retour sur Terre est plutôt douloureux. « Lorsqu’on a marché aussi longtemps, on a du mal à rentrer », confie Daniel. Nostalgie partagée par Michel-Amand. « La fraternité nous manque. Lorsque vous rentrez, vous avez envie d’en parler. Les gens vous écoutent poliment pendant un quart d’heure, mais ne peuvent pas comprendre. » D’où l’idée de prolonger ce pèlerinage au travers d’une association. Parce que seul un pèlerin peut comprendre un autre pèlerin. »

Le sites de Amis de Compostelle du Nord.

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