Nord : Maria-Rita et Philippe Caron reviennent de Compostelle

Revue de presse. Les époux Caron, Maria-Rita, 43 ans, et Philippe, 60 ans, de Marcq-en-Baroeul (Nord), sont partis de Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques) pour arriver à la cathédrale Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice (Espagne).

Ils ont parcouru plus de 800 km à pied en 33 jours, parfois sous le vent printanier, la pluie ou par une température de 35° C. Les deux pèlerins nous parlent de ce périple avec beaucoup de passion. Source : La Voix du Nord.

« Le pèlerinage de Maria-Rita et Philippe : 800 kilomètres à pied pour rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle« , par MARYSE CASTELEYN (CLP), La Voix du Nord (25/10/09).

> Pourquoi ce voyage ?
« Il y a quatre ans, peu de temps après notre mariage, nous nous sommes aperçus que nous avions un souhait commun, celui de faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. » Maria, Brésilienne, confie : « J’ai toujours rêvé de faire Compostelle. Au Brésil, nous sommes très croyants. Je voulais faire le chemin de l’apôtre. » Philippe ajoute : « J’adore voyager. Je voulais être proche de la nature. C’était curieux de voir que l’on avait la même idée. »

> Comment vous êtes-vous préparés ?
« Nous avons mis plus d’un an. Nous avons beaucoup marché. Nous avons acheté du matériel très léger. Nous ne sommes pas très épais. Le poids est notre pire ennemi pour marcher. Il ne fallait pas que l’on dépasse 10 % de ce poids avec nos sacs à dos. »

> Qui avez-vous contacté pour l’organisation de ce périple ?
« Une association lilloise, Les Amis des chemins de Compostelle du Nord. On a obtenu un crédencial (carnet du pèlerin) , qui donne accès aux refuges et qu’il faut faire tamponner au départ puis à chaque étape. À l’arrivée à la cathédrale de Santiago (Saint-Jacques de Compostelle), on montre le document pour recevoir la compostela, un diplôme attestant que vous avez accompli le pèlerinage. » Maria glisse : « Je vais apporter mon compostela à ma maman quand nous irons au Brésil. »

> Comment s’est passé le périple ?

« La route est longue, parfois rude, ça grimpe aussi. Chaque jour, on se demande si on va y arriver. On a une hygiène de vie très stricte. Toutes les heures, on aérait nos pieds. On n’a eu aucune ampoule. Ce n’était pas le cas pour tout le monde. C’est là que l’on voit la solidarité ; dès que quelqu’un s’arrête, tout le monde s’inquiète de sa santé. Il n’est pas non plus facile de bien dormir dans les refuges. » Maria renchérit : « L’accueil est très sympathique dans les villages. Certains villageois voulaient nous inviter à manger, mais nous on voulait juste de l’eau. D’autres posent des bouteilles devant leur porte. Il y aussi des cerisiers, des poiriers… plantés sur les bords de route pour les pèlerins. »

> Une anecdote sur cette route ?

« Un jeune écureuil est tombé sur la tête de Maria. Elle a eu très peur et lui aussi. »

> Avez-vous rencontré beaucoup de personnes ?

« C’est le monde en marche, on croise toutes les nationalités. Il y a des pèlerins qui comme nous effectuent tout le parcours en une fois, d’autres le font étape par étape sur plusieurs années, certains sous forme de compétition et d’autres en touristes.

> Qu’avez-vous ressenti lors de votre arrivée à la cathédrale ?

« On est très fiers d’arriver à la cathédrale et on se dit : on est là, on a réussi ; mais, en même temps, c’est fini. C’est quelque chose qui marque une vie. Nous sommes encore émerveillés par tout ce que nous avons vécu. » Maria murmure : « J’ai versé une petite larme… Nous sommes arrivés le jour des 60 ans de Philippe et je lui ai réservé une surprise, une nuit dans un palace, mais on a eu du mal à dormir. »

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