Nord : un curé de paroisse se ressource sur le Camino

Revue de presse. Le Père Gérard Dewailly, curé de la paroisse Saint-Bernard (12 clochers dans le département du Nord), part chaque année se ressourcer sur les routes vers Compostelle en compagnie d’amis. Source : La Voix du Nord.

Article « Des vacances pas comme les autres, sur les chemins de Compostelle« , J.-C. A., La Voix du Nord (28/08/09)

Sa silhouette et sa barbe septuagénaires sont bien connues de ceux qui fréquentent l’église. Gérard Dewailly est le prêtre responsable de la paroisse Saint-Bernard et de ses douze clochers (Villers-Plouich, La Vacquerie, Gonnelieu, Honnecourt, Banteux, Bantouzelle, Crèvecoeur, Lesdain, La Terrière, Villers-Guislain, Gouzeaucourt et Les Rues des Vignes). Un grand secteur et beaucoup de kilomètres ? Certes, mais l’homme d’église ne compte vraiment pas son temps.

Ordonné en 1966, en charge d’âmes depuis 1996, il lui arrive de temps en temps, comme le commun des mortels, d’avoir besoin de faire une pause.

Et, il en est une qui lui tient particulièrement à coeur, celle de se rendre en pèlerinage à Compostelle. Un vieux rêve qui lui semblait inaccessible et qui est devenu réalité depuis 1998 quand des amis lui ont proposé de se joindre à eux et de les accompagner sur la route.

C’est par des petits parcours qu’ont commencé ces vacances un peu spéciales, à raison d’une vingtaine de kilomètres de marche par jour. Saint-Jacques de Compostelle, il y est déjà allé « pour voir » comme il dit, mais c’est au Puy-en-Velay qu’a réellement commencé son parcours […]. C’est en général un groupe d’une vingtaine de pèlerins qui emprunte les chemins [vers] l’Espagne.

Inutile donc de chercher à le joindre début août, le père Dewailly est sur les routes de France. Ce n’est pas pour autant que la paroisse est laissée à l’abandon. Chaque année, l’évêché de Ouagadougou au Burkina-Faso délègue un prêtre dans la paroisse Saint-Bernard : en général André (cette année) ou Simon (en 2008) qui assurent le remplacement de Gérard.

Comme d’habitude, Gérard Dewailly est donc parti cette année mais s’il n’a pas pris son habituel bâton de pèlerin (à vrai dire, il n’en possède plus mais reconnaît qu’une fois cela lui a bien servi pour éviter de se faire mordre par un chien !), il en a néanmoins profité pour partager des temps forts de prière, qu’il s’impose avec ses amis, et surtout pour préparer l’année jacquaire. La première de ces années date de 1428, lorsque la fête de Saint-Jacques, le 25 juillet, tombe un dimanche (comme en 2004), soit quatre fois par siècle. La prochaine aura lieu en 2010.

Le pèlerinage vers Compostelle devait durer quarante-deux jours avec une moyenne de 25 km par jour. Une trentaine de personnes devait y participer « auprès de l’abbé Daniel Debuf, l’organisateur de ce pèlerinage et d’enseignants en espagnol ». Et reprenant les termes de ce dernier « nous visons cinq points de l’esprit de Compostelle : marche, apport culturel, rencontres, ressourcement spirituel et réflexion chrétienne ».

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