Paris : Marie-Céline Lachaud joue « Un jour, j’irai à Compostelle »

Marie-Céline Lachaud interprète la pièce « Un jour, j’irai à Compostelle », le mardi 6 avril 2010 à 20h30 à la Maison de la Poésie (75003 Paris). Tout spectateur muni d’un numéro du magazine Pèlerin bénéficie du tarif réduit (10 € contre 15 € pour le tarif normal).

L’histoire : C’est l’histoire d’une femme qui est partie pour toutes les fois où elle n’est pas partie. Les problèmes de pieds sont ils dans la tête ? En répondant à un questionnaire sur Compostelle, une femme se remémore son chemin de Saint-Jacques un an plus tôt. Elle a suivi Jack, un vieux randonneur anglais, rencontré par hasard en vacances et qui allait à Compostelle…

Notre avis : ce spectacle qu’on n’écoute pas comme un spectateur mais comme un « participacteur » est un témoignage drôle et profond sur le chemin intérieur que produit la marche sur le Camino de Santiago de Compostela. Avec Marie-Céline Lachaud, nous entrons dans chaleur des rencontres amicales (et amoureuses !), dans son questionnement,  ses retours sur son passé (d’adulte mais aussi d’enfant), et finalement, nous l’accompagnons dans l’ultime étape : la révélation à elle-même, avec ses blessures mais aussi avec cette vie intense qui ne demande qu’à jaillir et à se déployer, une fois rentrée à la maison.

Adresses : maison de la Poésie, passage Molière 157 rue Saint-Martin 75003 Paris. M° Rambuteau ou Les Halles. Réservation : ariesprod@orange.fr ou 01 42 74 15 07

Pourquoi a-t-elle créé ce spectacle ? Que lui apporté le chemin de Compostelle ? Marie-Céline Lachaud répond à nos questions.

Pourquoi avez-vous créé le spectacle « Un jour, j’irai à Compostelle » ?
Marie-Céline Lachaud : Je suis auteur de théâtre et quand j’ai « fait le Chemin » je n’avais aucune intention d’écrire dessus. Mais voilà : cette expérience m’a transformée si profondément qu’au retour il était devenu évident que j’allais écrire sur ce sujet. Bien sûr, ce n’est pas mon histoire que je joue. J’ai cherché une forme dramaturgique pour faire toucher du doigt au public ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui décide de se mettre en marche dans sa vie grâce à ce Chemin.

Quand avez-vous fait le Camino ?
La première fois, je suis partie en septembre 2001 sur la voie du Puy-en-Velay. Depuis, j’ai aussi suivi la voie de la côte Gijon- Santiago.

En quoi cette expérience vous a-t-elle transformée ?
J’en ai retiré un contact plus sensible au monde qui m’entoure, un discernement plus aigu à ce qui est essentiel, une distance accrue avec la société de consommation, l’évidence du pardon ; et bien sûr un changement de vie : d’auteur, je suis devenue comédienne. Je n’ai pas arrêté de jouer depuis d’Avignon à Édimbourg (Angleterre), en français et en anglais. J’ai trouvé ma place !

Que représente Compostelle dans l’imaginaire de nos contemporains ?
Saint-Jacques de Compostelle représente souvent un mythe, quelque chose qu’ils aimeraient faire, un rêve, un plaisir qu’ils ont envie de réaliser plus tard, une échappée hors de la société, une quête de spiritualité…

Que représente la marche pour vous ?
Pour moi, la marche est absolument essentielle à ma vie ! Elle me permet de me recentrer, elle me ramène dans mon corps en facilitant ma respiration abdominale et en même temps elle crée en moi un état méditatif profond. La marche m’aide à apprendre mes textes, à organiser mes idées, à stimuler ma créativité, à résoudre des problèmes. Elle me ramène toujours à mon humanité.

Recueilli par Gilles Donada/blogdesmarcheurs.fr

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Une réponse à Paris : Marie-Céline Lachaud joue « Un jour, j’irai à Compostelle »

  1. OK J’y serai.
    A mardi !
    Jean François

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