Remis d’un cancer, Robert Théate a marché 2460 km jusqu’à Compostelle

Revue de presse. Après 103 jours de marche, Robert Théate, 67 ans, habitant Sedan, est arrivé à Compostelle fin septembre pour fêter un an, jour pour jour, l’autogreffe qui a permis de se remettre d’un cancer des ganglions. Source : L’Union.

Sedan (Ardennes).Samedi 24 septembre, 18 h 07. Gare de Sedan. Le train approche, avec à son bord Robert Théate. Sur le quai, ses camarades marcheurs de Donchery sont là, t-shirt bien en évidence, prêts à applaudir. (…)

C’est en effet de là que l’aventure de Robert Théate, 67 ans, est partie 103 jours plus tôt, quand il a pris la direction de Saint-Jacques de Compostelle.

Entre-temps, 2.460 kilomètres dans les souliers. C’est sûr, ça use, d’ailleurs, Robert a dû s’acheter une nouvelle paire avant de rallier la pointe nord-ouest de l’Espagne.

Un pèlerinage qui ne s’appuyait pas sur la religion mais bien sur le défi sur soi.

En effet, Robert est ce que certains pourraient appeler un « miraculé ».. Atteint d’un cancer des ganglions diagnostiqué en février 2010, il a dû écumer les hôpitaux et endurer de longues séances de chimiothérapie, avant de subir une autogreffe le 17 septembre 2010.

Une date qui a son importance puisque c’est exactement un an plus tard jour pour jour que Robert Théate a atteint Saint-Jacques de Compostelle.

« Au départ je prévoyais de marcher une moyenne de 25 km par jour. Mais fin août, j’ai commencé à forcer un peu et faire des étapes de 40, voire 50 km dans l’objectif d’arriver ce 17 septembre » glisse Robert.

Nul doute que cette aventure marquera Robert à jamais. « On voit la vie autrement, on laisse les soucis derrière ».

Sans compter toutes les connaissances faites le long du chemin. « Personne ne se connaît, mais tout le monde se connaît » formule Robert. « On connaît les prénoms, mais pas besoin de savoir les noms ou les professions, on est des pèlerins ».

Amaigri d’à peine quelques kilos, Robert avoue que « sur le plan physique, ça a été dur, très dur même. C’est le mental qui joue sur les derniers temps. Il faut bien se connaître ». (…) Il faut dire que levé vers 5 ou 6 heures du matin, pour un départ vers 7 heures et s’enquiller une journée de marche, ça a de quoi éprouver un homme.

Mais Robert Théate, en sportif aguerri qu’il est, motivé de surcroît, a su trouver les ressources nécessaires pour mener à bien son défi.

Heureux d’être revenu à bon port, de revoir tout le monde, et notamment sa chienne Chicha qui l’a accompagné les premiers temps mais qui n’a pu passer la frontière espagnole, Robert Théate annonce déjà d’autres aventures pédestres. « Peut-être sur un autre circuit, l’an prochain. Maintenant j’ai plus d’expérience ».(…)

Source : « Guéri d’un cancer, Robert a marché 2.460 km jusqu’à Compostelle », Emmanuel Défente, L’Union (27/09/11)

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